Perspectives sur la sécurité alimentaire

Insécurité alimentaire de Stress stabilisée dans le nord du pays grâce aux appuis humanitaires

Juillet 2015 - Décembre 2015
2015-Q3-1-2-ML-en

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • L’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 ou 2! de l’IPC) se maintient dans les régions du Nord grâce aux importants appuis humanitaires du Plan National de Réponse à l’insécurité alimentaire pour 650 000 personnes sans lesquels elle aurait pu atteindre la phase Crise (Phase 3 de l’IPC).

  • La longue soudure pastorale dès février contre avril habituellement, qui a provoqué des cas de misère physiologique et de mortalité plus élevés que d’habitude affecte les moyens d’existence des ménages dans les zones pastorales du Nord. Cependant, l’amélioration des conditions d’élevage à la faveur des premières pluies en juillet permettra la disponibilité du lait et la hausse des revenus des éleveurs entre août et décembre.

  • Malgré la mauvaise répartition spatiotemporelle au début de la saison, le cumul pluviométrique saisonnier selon les prévisions météo de NOAA, PRESAO/ACMAD, ECMWF sera moyen à supérieur à la moyenne à travers le pays avec une distribution typique et une fin de saison normale en octobre. Ces conditions pluviométriques favorables, ainsi que des appuis importants en intrants agricoles du Gouvernement et des partenaires permettent d’espérer sur une production moyenne à supérieure à la moyenne dans l’ensemble malgré la possibilité de quelques déficits localisés.

  • Les nouvelles récoltes d’octobre amélioreront l’accès alimentaire des ménages grâce aux productions moyennes à supérieures à la moyenne attendues et aux bons termes d’échange bétail/céréale. Par conséquent, toutes les zones du pays seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre à décembre.

Contexte national

Situation actuelle

Campagne agricole

Le cumul pluviométrique du 1er mai au 29 juillet est dans l’ensemble normal à excédentaire dans la plupart des zones agricoles du pays  (Figure 1). L’installation des cultures qui a connu un retard d’une à deux semaines dans les zones agricoles du Sud du pays (Figure 2) se poursuit activement et s’étend dans le Centre et le Nord du pays grâce aux importantes hauteurs de pluie enregistrées à partir de mi-juillet.

En début juillet, l’état des pâturages était moyen dans le Sud du pays et mauvais au Nord du pays où la régénération des herbacées n’avait pas atteint un niveau satisfaisant. Il en est de même pour l’abreuvement du bétail à travers la reconstitution des points d’eau. L’état d’embonpoint des animaux est mauvais dans les régions du Nord et le Sahel Occidental, avec des cas de misère physiologique et de mortalité plus élevés que d’habitude enregistrés dans les zones de concentration des régions du Nord à cause de la prolongation de la soudure pastorale d’ un à deux mois plus que d’habitude. Ailleurs dans le pays, l’embonpoint des animaux est moyen.

Fonctionnement des marchés et prix

Les marchés à céréales fonctionnent normalement avec un état d’approvisionnement satisfaisant dans l’ensemble. Les récoltes de contre-saison de riz de l’Office du Niger et des différents PIV à travers le pays renforcent les disponibilités en riz sur les marchés. La hausse saisonnière de la demande des zones déficitaires de juillet à août est de plus en plus observée mais moins qu’en année normale dans les régions du Nord à cause des distributions de vivres à plus de 40 pour cent des populations. Le prix du mil est pratiquement stable dans toutes les capitales régionales à l’exception de Gao où il est en hausse de 9 pour cent par rapport au mois dernier. Par rapport à la moyenne quinquennale, il est partout similaire ou inférieur excepté à Tombouctou où il est supérieur de 5 pourcent.

Les marchés à bétail sont bien fournis particulièrement dans les zones de mauvaises conditions d’élevage à cause du déstockage pour limiter les pertes. Le prix de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les ménages pauvres est en baisse de 10 pourcent à Tombouctou et 12 pourcent à Gao et de 22 pourcent à Rharous par rapport à la moyenne quinquennale. Les termes de l’échange chèvre/céréale sont en baisse de 8 pourcent à Tombouctou, 5 pourcent à Gao et environ 29 pourcent à Rharous par rapport à la moyenne quinquennale ; ce qui limite l’accès des ménages pastoraux aux marchés. Ailleurs dans le pays, les prix du bétail sont supérieurs à la moyenne de 18 pour cent à Kayes, 22 pour cent à Nara et 23 pour cent à Niono malgré la rigueur de la soudure pastorale dans certaines de ces localités.

Appuis humanitaires

Des appuis en intrants agricoles du Gouvernement et de certains partenaires ont eu lieu. Par exemple, 15000T d’aliment de bétail au prix subventionné à 50 pour cent ont été fournis pour soutenir le bétail dans les zones pastorales de juillet à août. Pour la campagne agricole 2015/16, 42 394 ménages agricoles recevront des semences de mil et de riz en juillet ce qui permettra aux ménages de disposer des intrants pour s’adonner à la campagne et d’améliorer leur accès aux vivres par le transfert des fonds d’achat d’intrant à la nourriture et limite leur recours aux stratégies d’adaptation négatives.

Situation sécuritaire

La situation sécuritaire s’améliore peu à peu après la signature de l’Accord de paix du 20 juin 2015. Toutefois des attaques sporadiques des mouvements djihadistes tant au Nord qu’au Sud et au Centre du pays sont perpétrées dans certaines localités et suscitent la prudence dans la libre circulation des personnes et des biens ; ce qui réduit le niveau des activités économiques et les opportunités de revenus pour les ménages pauvres dans les zones concernées des régions de Tombouctou, Gao, de Kidal et du nord de celle de Mopti et de Ségou.

Mouvements de population

Le retour habituel des bras valides dans les terroirs d’origine pour les travaux de la nouvelle campagne agricole se poursuivra jusqu’en fin juillet. Les ressources en nature et en espèce moyennes à supérieures à la moyenne contribueront à améliorer l’accès des ménages aux marchés.

Suppositions

Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire de juillet à décembre 2015 se base sur des suppositions fondamentales, par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

Progrès saisonnier
  • Pluviométrie: Les prévisions saisonnières indiquent des projections divergentes pour la période de juillet à septembre avec certaines prévisions (NOAA, PRESAO/ACMAD, Agence Nationale de la Météorologie du Mali, ECMWF) indiquant des conditions moyennes ou supérieures à la moyenne tandis que d'autres indiquent une probabilité accrue de pluies inférieures à la moyenne (IRI, UK MET). Tenant compte de ceci et les tendances de températures récentes de surface de la mer données à l'océan Atlantique, l’hypothèse de FEWS NET suppose que le cumul de pluies pour la période de juillet à octobre sera moyen à supérieur à la moyenne avec une fin de saison normale allant jusqu’à la fin d’octobre pour la majeure partie des zones agricoles du pays.
  • Déprédateurs: La présence d’individus ailés est signalée dans la zone habituelle du criquet. Toutefois, le faible niveau de reproduction constaté dans le Sahara central, en Algérie, et au sud des monts Atlas au Maroc ne permet pas d’atteindre l’effectif pour une migration vers le sud en dehors des zones habituelles de l’Adrar des Iforas et du Timétrine ; ce qui implique un impact limité en termes de perte de productions agricoles et de pâturages. Par ailleurs, la présence habituelle d’oiseaux granivores sera observée avec des dégâts légers à moyens dans les zones habituelles du Sahel occidental et au niveau de la vallée du fleuve.
  • Productions agricoles: Les prévisions de production de céréales du Gouvernement sont en hausse de 27 pourcent de la moyenne quinquennale à cause des importants appuis en intrants agricoles et en aménagement agricoles. Grâce à ces prévisions agricoles et un cumul de pluies moyen à supérieur à la moyenne, et une situation phytosanitaire calme, FEWS NET suppose que les productions agricoles attendues à partir de septembre seront globalement moyennes à supérieures à la moyenne.
  • Productions animales: La production de lait démarrée en juillet atteindra son pic en août dans le sud du pays et sera moyenne dans l’ensemble excepté dans le sahel occidental de Koulikoro et de Kayes et des régions de Tombouctou et de Gao où la forte dégradation du pâturage et des points d’eau a engendré des misères physiologiques qui impacteront négativement sur le niveau des mises bas et de la production de lait de juillet à décembre. La taille des troupeaux se trouve alors inférieure à la taille moyenne suite aux fortes sollicitations et aux mortalités plus élevées que la moyenne.
  • Transhumance: La régénération des pâturages en juillet relance les mouvements de remontée des troupeaux dans les zones de concentration habituelles mais avec un retard par rapport à la période habituelle à cause de la reconstitution tardive des conditions d’élevage dans les zones de pâturage d’hivernage. Le retour habituel des troupeaux des aires de pâturage d’hivernage pour les résidus de récolte sera observé en octobre-novembre et le départ pour les zones de concentration de saison sèche à partir de décembre.
Marchés et prix
  • Marchés à céréales: L’approvisionnement des marchés en céréales sera moyen dans l’ensemble du pays malgré la baisse saisonnière des offres de juillet à août qui sera observée sur les marchés à cause de la prudence des producteurs face aux caprices pluviométriques observées en début de campagne. On s’attend à une amélioration des offres en septembre grâce au déstockage des paysans et des commerçants et qui sera fonction des perspectives de production.
  • Prix des céréales : La hausse saisonnière des prix avec des fluctuations de légère hausse sera enregistrée mais moins qu’une année habituelle à cause de la bonne disponibilité de céréales au niveau des paysans et des commerçants. Dans les régions du Nord, les grandes quantités d'assistance humanitaire réduiront également la demande. En septembre, avec la baisse habituelle de la demande suite aux récoltes en vert on s’attend à des prix stables voire en baisse à partir d’octobre jusqu’en décembre. Basé sur son analyse fondamentale et technique de la tendance historique des prix et des dynamiques actuelles des marchés, FEWS NET suppose que le prix du mil restera similaire à légèrement inférieur à la moyenne de juillet à décembre dans les zones du sud et certaines zones du Nord et supérieur à la moyenne dans certaines zones à anomalie des régions du Nord.
  • Prix du bétail: Le prix du bétail suivra la tendance saisonnière de hausse de juillet à décembre à cause de la reprise de l’embonpoint et des demandes habituelles du Ramadan aussi bien de l’intérieur que des pays côtiers en juillet, la Tabaski en septembre et les fêtes de fin d’année. Les prix qui seront supérieurs à la moyenne de façon globale amélioreront les revenus des ménages pasteurs et agropasteurs. Les termes de l’échange bétail/céréales défavorables aux éleveurs dans beaucoup d’endroits des régions du Nord devraient connaitre une certaine amélioration à partir d’août grâce au regain de prix et de la baisse habituelle des prix des céréales entre septembre et décembre. Ils seront moyens à supérieurs à la moyenne dans l’ensemble.
Autres enjeux
  • Main d’œuvre agricole : Les opportunités de mains d’œuvre agricole moyennes de juillet à août dans les opérations d’installation et d’entretien des cultures devraient rester similaires à une année typique en octobre surtout que la pluviométrie et les appuis en intrants favorisent une production moyenne à supérieure à la moyenne.
  • Produits de cueillette : La pluviométrie attendue à travers le pays garantit les conditions normales de développement des plants qui fournissent les produits de cueillettes notamment le nénuphar, les lianes et le fonio sauvage. Une production moyenne à supérieure à la moyenne de ces produits de cueillette contribuera à atténuer les difficultés d’alimentation des ménages pendant la soudure.
  • Insécurité civile: La signature de l’accord de paix entre le gouvernement du Mali et les groupes armés le 20 juin 2015 permet d’espérer sur une accalmie dans les régions de Tombouctou, Gao et de Kidal. Cependant, des incidents mineurs localisés pourront être enregistrés avec de légère perturbation durant la période du scenario.
  • Mouvements des populations: Les mouvements inhabituels de population dans les régions du Nord à cause des derniers incidents sécuritaires en mai connaissent une atténuation avec le retour des déplacés dans leur site.
  • Actions humanitaires: La mise en œuvre du Plan National de Réponse du gouvernement en collaboration avec les agences humanitaires se déroulera de juillet à septembre pour environ 650 000 personnes localisées dans les régions de Tombouctou, Gao et de Kidal et dans les cercles de Douentza, Tenenkou, Youwarou dans la région de Mopti. Ces appuis mensuels en vivres et en non vivres contribueront à atténuer les difficultés des populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la crise sécuritaire et à la mauvaise production agricole de 2014/15.

Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

Les ménages agropastoraux du Sud du pays ayant connu une production moyenne à supérieure à la moyenne en 2014 et qui disposent des revenus moyens issus des activités habituelles de bois, charbon, et main d’œuvre agricole et non agricole ont un accès moyen aux aliments. Les récoltes en vert en septembre et celles issues en octobre des récoltes principales et des rémunérations en nature dans les travaux des autres amélioreront d’avantage leur accès aux aliments et leur niveau de revenus à des niveaux moyens. Les ménages pauvres dans ces zones agropastorales qui traversent une soudure normale seront par conséquent en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) de juillet à décembre.

Les ménages pastoraux pauvres des régions du Nord qui sortent d’une soudure pastorale plus longue que d’habitude et qui a réduit plus que d’habitude les productions animales et les revenus pastoraux ont des difficultés d’accès aux marchés à cause de la dégradation des termes de l’échange chèvre/mil. Les ménages ont alors recours aux stratégies d’adaptation inhabituelle d’emprunts, de réduction importante du volume et du nombre de repas voire la décapitalisation du cheptel pour accéder aux aliments. Les ménages pastoraux pauvres aux effectifs limités et incapables d’entretenir le cheptel sont dans une situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 ! de l’IPC) grâce aux appuis en vivres qui évitent une détérioration de la situation alimentaire en phase pire. Cependant, l’amélioration des conditions d’élevage en fin juillet et le regain d’embonpoint du bétail de même que l’amélioration de la disponibilité de lait en août contribueront à une amélioration de la diète et des revenus pastoraux qui, malgré un niveau inférieur à la moyenne à cause des ventes inhabituelles et des cas de perte durant la soudure permettront aux ménages d’être en Stress (Phase 2 de l’IPC) même sans assistance. En outre, la disponibilité des produits de cueillette d’août à septembre et l’amélioration des termes de l’échange de septembre surtout avec les fortes demandes pour la Tabaski permettront aux ménages pauvres d’accéder à la nourriture et par conséquent être en insécurité Minimale (phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre.

Dans les zones agropastorales des cercles de Gao, Bourem, Niafunké, Rharous et Youwarou qui ont connu une dépendance plus prolongée que d’habitude aux marchés à cause de leur mauvaise production agricole 2014/2015, les ménages pauvres et très pauvres ont recours aux stratégies inhabituelles d’emprunt, de vente de biens productifs, et de réduction de dépenses alimentaires et non alimentaires. Bien que le recours aux stratégies d’adaptation négatives se trouve limité grâce aux appuis humanitaires en vivres et en intrants agricoles du Plan National de Réponse en cours depuis juin 2015, la situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 ! de l’IPC) se maintiendra de juillet à septembre jusqu’à la disponibilité des récoltes en vert qui mettra fin à la dure soudure. Les récoltes en vert et l’accès aux produits de cueillette améliorent l’accès des pauvres à la nourriture et atténuent les stratégies d’adaptation. Par conséquent, ils seront en phase Stress (Phase 2 de l’IPC) en dehors de tous appuis humanitaire de septembre à octobre. Entre octobre et décembre, les grandes récoltes et la baisse des prix des denrées en plus des revenus et des produits en nature issus des récoltes permettront un accès adéquat des ménages aux denrées et être en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

 

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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