Perspectives sur la sécurité alimentaire

Malgré le retard, la campagne agricole s’installe grâce aux pluies de juillet

Juillet 2015 - Décembre 2015
2015-Q3-1-1-TD-en

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Le cumul pluviométrique au 20 juillet 2015 est déficitaire dans plusieurs zones comparé à la même période de 2014, surtout sur la bande central du pays. Ces déficits ont retardé le semis d’une à deux semaines selon les zones agricoles. Cette situation risque de réduire les superficies de certaines cultures et partant compromettre les rendements. Les travaux dominant actuellement en cours sont le labour, le semis et le sarclage.

  • Les prix des céréales sont stables dans la bande sahélienne pour le troisième mois consécutif, mais avec un niveau légèrement en hausse comparés aux prix de juillet 2014. Cette stabilité observée pourrait continuer jusqu’à septembre avec une baisse saisonnière normale entre octobre et décembre. Cependant, les prix des céréales resteront toujours supérieurs comparés à la moyenne quinquennale.

  • L’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) devrait se maintenir pour les ménages du sud pays d’ici à octobre et au-delà dans les autres zones, grâce notamment aux diverses activités agricoles productifs. L’amélioration des conditions pastorales qui entraine actuellement la régénération progressive du pâturage et la reprise d’embonpoint des animaux améliore le revenu des pasteurs et la disponibilité laitière.

  • Dans le sahel Ouest, l’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) se maintiendra jusqu’en septembre du fait des déficits des récoltes de la campagne 2014/2015 et aussi par l’afflux des déplacés suite au conflit Boko Haram. Toutefois, la consommation alimentaire s’améliorera à partir du mois d’octobre en Minimale (Phase 1 de l’IPC) à cause des nouvelles récoltes qui augmentent la disponibilité et l’accès à la nourriture.

Presentation nationale

Situation actuelle

Le retard de l’installation de la saison a entrainé un retard des semis dans la sud du pays, mais les pluies modérées à significatives enregistrées durant le mois de juillet ont permis l’intensification des activités agricoles. La distribution spatio-temporelle de la pluviométrie a été assez bonne au cours des dernières décades de juillet. Les labours et semis se poursuivent, ainsi que les travaux d’entretien (sarclage et désherbage).

Le pâturage est assez disponible et couvre bien l’alimentation du bétail. Cependant, le volume de la biomasse est inférieur à celui de l’année passée à la même période à cause du retard de l’installation de la saison. Les mares sont remplies au 2/3 de leur volume et assurent normalement le besoin en eau d’abreuvement du bétail. Il résulte de cette situation un état d’embonpoint des animaux jugé moyen.

Dans la zone sahélienne, les régions du Ouaddaï, Bata et Wadi Fira connaissent une situation un peu préoccupante pour la campagne 2015 avec déjà un cumul pluviométrique inferieur la moyenne (Figure 1). Toutefois, les semis généralisés dans la région du Ouaddaï ont été effectifs grâce à la pluie du mi- au fin juillet, comme l’année passée. Ces semis sont estimés à environ 60 pourcent des superficies et concernent essentiellement le mil pénicillaire, l'arachide et le sésame, et dans une moindre mesure le sorgho. Pour le reste de la zone sahélienne, la saison continue plus ou moins typiquement. Les opérations agricoles en cours dans toute la zone se résument dans cette partie du pays en la poursuite des semis et au labour.

Les marchés du sud du pays sont encore bien approvisionnés en divers produits alimentaires notamment en céréales. La disponibilité en céréales sur les marchés de consommation est satisfaisante, car les stocks des commerçants grossistes et détaillants sont encore appréciables. L’offre est plus satisfaisante sur ces marchés que sur les marchés d’assemblage en attendant les récoltes. La demande en maïs, pénicillaire, sésame et en arachide sur les marchés est élevée. A Moundou par exemple, le prix du pénicillaire a connu une forte hausse par rapport à juin 2014 à cause de sa demande élevée. Les prix de cultures de rente (arachide et sésame) ont aussi augmenté sur le marché de Doba. Les prix du bétail sont en hausse par ce que le taureau moyen est beaucoup plus sollicité en cette période pour le labour. Les petits ruminants ne sont pas nombreux sur les marchés à cause des occupations des agro éleveurs dans les champs.

Dans la zone sahélienne, l’offre en céréales est actuellement assez importante compte-tenu de la forte demande pour la fête du Ramadan. Concernant les flux, les mouvements inter et intra régionaux d’un niveau moyen par rapport à la normale continuent d’être observés. Le flux céréalier le plus important commence à partir du Sila, zone de grande production, ensuite les céréales sont regroupés en grande quantité à Abéché et Biltine, puis sont ensuite transférés vers l’Ennedi Est et Ouest. D’autres transferts céréaliers commencent à partir d’Abdi (Ouaddaï) vers d’autres régions ou Départements (Oum-Hadjer, Mangalmé et Ati). Ainsi, le marché céréalier d’Abdi est animé par des commerçants grossistes de Biltine et Oum-Hadjer (Batha Est). La demande a été plus importante pour le mil pénicillaire, ce qui est typique.

Dans la partie ouest du Sahel, les marchés sont faiblement approvisionnés à cause de la mauvaise production céréalière de 2014/2015 et le poids des refugiés et retournés sur la population hôte. A cet effet, les prix les plus élevés sont observés à Bol. Le prix du maïs actuel varie entre 260 à 280 FCFA par kg, soit une hausse de 30 pour cent comparée à la moyenne quinquennale. Aucune demande venant de l’extérieur n’est enregistrée auprès des commerçants à cause de la perturbation liée à Boko Haram.

Les échanges transfrontaliers entre le Tchad et le Soudan se font de manière régulière avec le transfert des céréales à partir des zones de production du Sila et Assoungha. Le sorgho est transféré vers le Soudan en grande quantité à partir de Kerfi, Tissi et Amdoukhoun. On enregistre également une légère demande de sésame et d’arachide vers ce pays voisin. Les produits les plus importés à partir du Soudan sont le sucre, la patte alimentaire, la farine de blé ainsi que les dattes.

Pour le bovin, compte-tenu de la crise Boko-Haram, les exportations vers le Nigeria restent limitées. Sauf vers le Soudan, ou le mouvement de transfert est observé mais, de manière informelle. Pour les ovins et camelins, les exportations vers la Libye se poursuivent avec un nombre assez important des bétails qui commencent à transiter vers le nord Borkou Ennedi Tibesti. Au niveau locale, les prix des animaux commencent à augmenter à cause d’une faible offre observée et de la demande saisonnière normale, ainsi que du fait du mois de ramadan.

Les réfugiés Centrafricains reçoivent chaque mois des vivres et de non vivres pour la satisfaction de leur besoin alimentaire. Les produits distribués sont entre autres le sorgho, le petit pois, l’huile, le sel etc. Aux retournés ce sont les coupons alimentaires qui sont servis, à raison d’un coupon d’une valeur de 6 000 FCFA par personne. Avant la distribution, l’OIM (Organisation Internationale pour la Migration) est en charge de l’identification des bénéficiaires. Pour permettre à ceux-ci de se prendre en charge, la FAO et son partenaire l’ONG IHDL ont mis à la disposition de certains ménages de réfugiés des semences de sorgho, maïs, arachide et de riz pour la production agricole.

Globalement, les aliments consommés dans les ménages sont constitués en grande partie des légumes sauvages, des produits de cueillette, des tubercules et dans une moindre mesure des céréales. Durant cette période de soudure quand l’achat est beaucoup plus important pour l’accès aux besoins alimentaires, les céréales sont encore disponibles sur les marchés bien qu’en quantités moins importantes et avec des prix variables. La situation alimentaire bien que difficile durant cette période un peu partout dans le pays s’est légèrement améliorée dans certaines zones pastorales du ouest du pays (nord Kanem et BEG) à cause de la bonne disponibilité laitière. Quant aux ménages dans le sud de Bahr el Ghazal, le Lac, le sud Kanem, Djourf al Amar (Sila), Biltine, et du Guera (Abtouyour, Mangalme et Melfi), du fait de l’épuisement des stocks alimentaires et du retard de l’installation de la campagne agricole, de la hausse des prix des céréales, ainsi que des mauvaises conditions pastorales, ils éprouvent encore des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires.

Suppositions

Le scénario le plus probable de juillet 2015 à décembre 2015 est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national :

  • La saison pluvieuse 2015 est déjà assez perturbée dans certaines parties du sud et l’est du pays. En perspective, pour le centre et l’ouest du pays, les prévisions saisonnières indiquent que le reste de la campagne sera moyenne ou supérieur à la moyenne en termes de cumuls pluviométrique pour une grande partie du pays. Cependant, dans l’est du pays, la prévision est pour des conditions plus pires, et des cumuls pluviométriques en dessous de la moyenne sont attendus. Bien que les pluies moyenne à supérieure à la moyenne dans le centre et l’ouest du pays jusqu’au octobre peuvent rembourser où les déficits ont été observés au début de la saison, dans les parties est du pays, les déficits pluviométriques seront plus sérieux (Figure 2).
  • Le niveau de pâturage est actuellement moyen au sud du pays mais tend à s’améliorer encore un peu plus malgré les séquences sèches observées depuis le début de la saison. Il n’y a aucun indication d’abord pour un problème atypiques des pestes acridienne, donc avec des bon prévisions saisonnier, on s’y attend à une bonne régénération du pâturage en 2015. Dans la zone sahélienne le pâturage frais est presque inexistant et les stocks fourragers constitués par certains éleveurs commencent à s’épuiser. Les pluies vont améliorer cette situation d’ici octobre, mais on attend qu’une régénération faible dans l’est de la zone sahélienne.
  • L’état d’embonpoint des animaux continuera à s’améliorer à cause de l’amélioration du pâturage. L’état restera normal et l’alimentation en eau deviendra facile grâce à la disponibilité de l’eau dans les mares et les marigots.
  • Globalement la main d’œuvre agricole sera disponible et suffisante en cette période d’intenses activités agricoles, et les coûts devraient rester identiques à ceux de l’année dernière à la même période pour une grande partie du pays. Dépendamment des zones, un bon travailleur est à mesure de sarcler 2 à 3 fois une superficie et pourvoir empocher une somme de 1000 à 1500 FCFA voire plus / jour de travail. Une exception est la zone du Lac, ou la concurrence exercée sur cette source de revenus compte-tenu de l’offre qui est en hausse à cause de la présence massive des refugiés et retournés du Nigeria qui feront baisser le cout journalier.
  • Le conflit au nord-est du Nigeria continue à entrainer de graves perturbations de ce circuit commercial et réduit toute activité commerciale entre les deux pays voisins. Selon les commerçants, le contournement à travers le Niger via le lac-Tchad un moment entamé par les commerçants Tchadiens pour écouler leurs animaux restera abandonné à cause des attaques de Boko Haram dans la région de Diffa (Niger).
  • Les marchés vont redevenir encore mieux approvisionnés en céréales à partir d’octobre avec des fournitures des nouvelles récoltes. Cependant dans l’ouest, le nord, et le sud du pays, les flux transfrontaliers resteront perturbés probablement jusqu’au moins décembre à cause du conflits/insécurité civil au Nigeria, Libye, et République Centrafricain. La demande de céréales sur les marchés restera forte jusqu’au octobre pendant la période de soudure en attendant les nouvelles récoltes de la campagne agricole principale. Dès octobre, la demande va se réduire, selon la tendance saisonnier, que les ménages agricoles bénéficient de les stocks du récolte. Cependant, dans les zones d’accueil des déplacés du République Centrafricain (dans le sud du pays) et du conflit Boko Haram (autour de Lac Tchad), la demande de céréales sur les marchés peut rester plus forte que d’habitude d’ici décembre.
  • Le niveau actuel des prix des céréales restés stable sur la plupart des zones des productions peut continuer jusqu’en octobre suite à l’approvisionnement régulier sur les marchés. A partir d’octobre, les prix devraient connaitre leur baisse saisonnière pendant que les nouvelles récoltes commencent à apparaitre sur les marchés et augmentent l’offre. Le niveau local de l’offre du bétail restera relativement typique suite à l’approvisionnement régulier à partir de différente localité.
  • Suite à l’épuisement des stocks fourragers, la plus part des ménages agropasteurs continuèrent à faire le déstockage pour réduire l’effectif jusqu’en août. Du fait des fermetures des frontières, la hausse des flux internes continue. Pour le bovin, suite au problème de Boko-Haram les exportations vers le Nigeria resteront limitées. Pour les ovins et camelin, les exportations vers la Libye restent courantes ou un nombre important des bétails transfère vers le nord Borkou Ennedi Tibesti. Vers le Soudan, le mouvement de transfert sera observé mais de manière informelle.
  • Entre septembre et décembre, la demande pour les bétails va s’augmenter pour les fêtes de Tabaski et de fin d’année. Pour le Tabaski, la demande sera en hausse par rapport à ce qui est normale pour septembre et concernera surtout le mouton. Apres septembre, la hausse de la demande sera à peu près normale pour les préparations des fêtes de fin d’année.
  • En ce qui concerne les prix de bétails, les prix peuvent baisser après les achats pour la fête du Ramadan. Ils peuvent rester relativement bas jusqu’au août/septembre pendant que les bétails regagner leurs états embonpoint avec l’augmentation de disponibilité fourrager. Les prix vont suivre une tendance typique jusqu’au décembre, avec cependant un atypique hausse en septembre au cours de la fête de Tabaski. Les termes d’échange bétails/céréales resteront favorables aux éleveurs dans un grand parti des zones.
Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

Juillet à septembre :

La situation des ménages de la sud du pays s’est améliorée à partir de mi-juillet comme souvent en année normale grâce aux prémices des produits agricoles de variétés précoces. Globalement dans toute le pays, le ménages pauvres agricoles vont continuer à accéder leurs besoins alimentaires avec l’achat grâce aux revenues tiré par la main d’œuvre agricole, petit commerce, et autres activités typique selon la zone de moyenne d’existence.

Les prix du bétail resteront en dessous de la normale jusqu’en août pour les éleveurs, surtout pour les petits ruminants. Cela est dû au mauvais état d’embonpoint des animaux et de la fermeture des frontières. La régénération du pâturage à partir d’août/septembre et la reprise d’embonpoint des animaux améliorera le revenu des pasteurs et l’offre en lait. Pendant que la majeur parti du pays restera en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC), des zones localisées telles que le Bahr El Gazal, le Lac, Sila, le Kanem, et le Guera vont continuer à éprouver le Stress (Phase 2 de l’IPC) insécurité alimentaire aiguë du fait de leur niveau de stocks et revenus limitées qui accroit leur difficulté à faire face à  leurs besoins non-alimentaires.

Octobre à décembre :

Les récoltes principales à partir d’octobre améliorent d’avantage l’accès aux denrées de base pour les ménages agricoles et agropastorales. Cette période de récolte va accuser une situation de consommation stable même pour les zones de l’est du pays ou on s’y attend de la baisse de productions possibles du fait de mauvaise répartition des pluies attendus. Bien que leur production peut être limitée, il va suffit de les amener au moins jusqu’en décembre. Pour les ménages pastorales, le meilleur état embonpoint des animaux et l’augmentation de la demande pour les fêtes de Tabaski et fin d’année vont leur permettre d’accéder les marchés pour l’achat. Dans l’ensemble, la plus part des ménages du pays vont rester en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC), avec toutefois des zones de Lac Tchad qui restent en Stress (Phase 2 de l’IPC) suite à la poursuite des vagues de déplacements liées au conflit Boko Haram.

 

Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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