Remote Monitoring Report

Les tensions post-électorales et les exactions des groupes armés risquent d'augmenter le nombre de déplacés internes

December 2020

December 2020 - January 2021

February - May 2021

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

Presence countries:
1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Remote monitoring
countries:
1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

Key Messages

  • Dans la préfecture de Haut-Mbomou, sous le contrôle des groupes armés, l’assistance alimentaire réalisée en novembre devrait y favoriser une insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC). Par contre dans les préfectures de Basse-Kotto, Mbomou et Haute-Kotto, où l’assistance n’est pas suffisante, les ménages pauvres ont plus recours aux produits de cueillette et sont contraints à l’adoption de stratégies de crise (Phase 3 de l’IPC).

  • Dans les préfectures du nord, les inondations et les conflits intercommunautaires ont affecté négativent les moyens d’existence des populations. Les récoltes en-dessous de la moyenne limitent l’accès normale à l’alimentation et exposent les PDI et ménages pauvres de ces zones à l’insécurité alimentaire aigue stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en janvier. Cette situation pourrait évolution en Crise (Phase 3 de l’IPC), car en plus de la détérioration des moyens d’existence, l’épuisement précoce des stocks issus de la récolte, la hausse saisonnière des prix et les faibles revenus entraineront une dégradation de la consommation alimentaire.

  • La baisse des cas de transmission communautaire de la maladie de COVID-19 depuis le mois de juillet, l’ouverture des frontières terrestres et l’accalmie globale au plan sécuritaire jusqu’en période préélectorale avaient favorisé quelques retours de déplacés internes (PDI) et aussi le rapatriement volontaire des réfugiés dans les pays voisins. Ce contexte a permis aussi à la majorité des ménages de tirer leurs principales sources de nourriture et de revenu de la production agricole, de pêche et de chasse.

ZONE

ANOMALIES ACTUELLES

ANOMALIES PROJETÉES

Nationale

  • La baisse des cas de transmissions communautaire de COVID-19 observée depuis mi-juillet se maintient. A la date du 30 décembre, le nombre de cas cumulés est de 4963 dont 4859 guérisons et 63 décès. Cela a favorisé l’allègement des mesures de contrôle et l’ouverture des frontières terrestres avec Cameroun et la République Démocratique du Congo. Cependant les flux entrant de produits alimentaires restent en-dessous de la moyenne et le niveau élevé de leurs prix affecte négativement le pouvoir d’achat des ménages, en particulier dans les centres urbains.
  • Juste avant la période électorale, la situation sécuritaire était marquée par une accalmie globale après un renforcement de la présence des forces de sécurité et de l’administration dans les préfectures à l’exception de la Basse-Kotto. Cela a favorisé quelques retours de PDI estimés en fin octobre à 623000 et aussi de réfugiés dans les pays voisins. Néanmoins, depuis le lancement de la campagne électorale, la situation reste précaire dans plusieurs préfectures où les groupes armés sont actifs.
  • Les mobilisations communautaires en cours dans le cadre des élections et l’assouplissement dans le respect des mesures barrières sont des facteurs qui pourront favoriser une augmentation des transmissions de la maladie de COVID-19. Il est alors probable que le ralentissement de l’économie se poursuive et continue d’affecter négativement les emplois, les revenus et le pouvoir d’achat des populations.
  • Pendant la phase d’enrôlement des électeurs, les groupes armés ont tenté dans plusieurs sous-préfectures d’entraver le processus. Malgré la multiplication des accords de paix et des cadres de concertation, il n’est pas exclu une augmentation des tensions intercommunautaires et des exactions des groupes pendant et après les élections. Il est probable que des nouveaux déplacements de populations soient observés dans les prochains mois. Par ailleurs, l’arrivée des transhumants soudanais et tchadiens pourrait aussi comme d’habitude causer des conflits et des destructions de champs et de récoltes le long des couloirs de passage.

PERSPECTIVE PROJETÉE À MAI 2021

En perspectives des élections présidentielles et législatives à la fin de ce mois, le gouvernement a renforcé le déploiement des autorités territoriales et des forces de sécurité. Par ailleurs des opérations de désarmement et de démobilisation ont été entrepris à Bria, Kaga-Bandoro et Ndélé au profit de près de 775 combattants. Le calme relatif observé au plan sécuritaire a permis en octobre une baisse de 18 000 du nombre de PDIs principalement dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Vakaga. Néanmoins, les inondations des mois précédents ont entrainé nouveaux déplacements dans les préfectures de Bamingui-Bangoran, Ouaka, Ombella M’Poko et Bangui. Parallèlement, des rapatriements sont aussi facilités par les humanitaires au profit d’environ 2 800 réfugiés. Ce calme global ne concerne pas l’est du pays où des groupes armés imposent des taxes illégales aux populations et entravent souvent l’approvisionnement des marchés locaux par les flux provenant du Soudan du Sud. Par ailleurs, dans le nord-ouest et le centre, des exactions de groupes armés ont été observées à la veille des élections et ont entrainé des déplacements temporaires de populations.

Malgré les inondations et l’accès limité aux intrants de production, l’accès aux champs a été meilleure cette saison et les récoltes en cours devraient se situer au-dessus de leur niveau de l’année passée et la moyenne des cinq dernières années. Les marchés locaux sont moyennement ou plus approvisionnés en manioc, maïs et arachide. Les produits de pêche et de chasse sont aussi disponibles. La dégradation du réseau routier limite la fréquentation de ces marchés par les acheteurs en provenance des centres urbains. En conséquence l’offre est plus importante que la demande sur les marchés locaux.   On observe ainsi une baisse saisonnière des prix avec des niveaux en-dessous de l’année passée, soit des baisses de 25% pour le maïs et 28% pour le manioc, mais une hausse de 18% pour le sorgho dont les récoltes sont plus tardives. Dans les zones bénéficiaires de l’assistance humanitaire, celle-ci contribue aussi à réduire la demande des ménages et entraine une baisse des prix sur les marchés. Le prix du maïs demeure toutefois élevé par rapport à l’année passée dans les localités victimes des inondations : 50% à Ndélé et 25% à Berberati.

Malgré l’ouverture des frontières terrestres, excepté avec le Tchad, les prix des produits importés demeurent globalement en hausse de 46% pour le riz importé et 11% pour le haricot comparativement à l’année passée. Toutefois, par rapport au mois passé, des baisses respectives de 15% et 12% sont enregistrées en lien avec la baisse de la demande sur les marchés. Le paiement de taxes douanières au port de Douala et à l’entrée au pays, les prélèvements illicites le long du corridor, les frais de transport élevés du fait du mouvais état des routes et les comportements spéculatifs des grossistes, seraient à l’origine du niveau élevé de prix des produits importés. En outre, au regard des pillages de magasins enregistrés lors des processus électoraux passés, certains commerçants grossistes se veut prudents quant à constituer des stocks importants.

Les évaluations rapides de besoins réalisées entre octobre et novembre par les acteurs humanitaires, montre que la propre production agricole, de chasse, de pêche et de cueillette constitue la principale source de nourriture et de revenu pour la majorité des ménages.  Toutefois, les zones touchées par les inondations ou dans les sites de forte présence de PDI ou encore dans les zones sous contrôle des groupes armés, le marché et l’assistance humanitaires sont importants comme source de nourriture. L’assistance alimentaire réalisée en novembre devrait toucher 70% de la population dans la préfecture de Haut-Mbomou. Elle y favoriserait une insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC). Par contre dans les préfectures de Basse-Kotto, Mbomou et Haute-Kotto, où l’assistance atteint moins de 20% de la population, les ménages pauvres ont plus recours aux produits de cueillette et sont contraints d’adopter des stratégies de crise (Phase 3 de l’IPC) telles, la réduction des quantités consommées et/ou du nombre de repas journaliers.

Dans les préfectures du nord, les inondations et les conflits intercommunautaires ont affecté négativent les moyens d’existence des populations.  Les récoltes en-dessous de la moyenne limitent l’accès normale à l’alimentation et exposent les PDI et ménages pauvres de ces zones à l’insécurité alimentaire aigue stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en janvier. Le maintien de la fermeture de la frontière avec le Tchad limite leur approvisionnement en denrée de base à partir de ce pays.  Ainsi, entre février et mai, l’épuisement précoce de leurs stocks et la hausse saisonnière atypique des prix vont contribuer à la dégradation de leur consommation alimentaire et les conduira vers une insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC).

 

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In remote monitoring, a coordinator typically works from a nearby regional office. Relying on partners for data, the coordinator uses scenario development to conduct analysis and produce monthly reports. As less data may be available, remote monitoring reports may have less detail than those from countries with FEWS NET offices. Learn more about our work here.

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The Famine Early Warning Systems Network is a leading provider of early warning and analysis on food insecurity. Created by USAID in 1985 to help decision-makers plan for humanitarian crises, FEWS NET provides evidence-based analysis on approximately 30 countries. Implementing team members include NASA, NOAA, USDA, USGS, and CHC-UCSB, along with Chemonics International Inc. and Kimetrica.
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