Remote Monitoring Report

La normalisation progressive des flux commerciaux améliore la disponibilité alimentaire sur les marchés

April 2021

April - May 2021

June - September 2021

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

Presence countries:
1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Remote monitoring
countries:
1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

Key Messages

  • L’insécurité civile persistante a contraint des milliers de personnes à fuir les exactions et à se réfugier hors des zones d’habitation et sur des sites hors de leurs villages d’origine. Ces ménages dont les moyens d’existence sont en dégradation sont exposés à une insécurité alimentaire phase Crise (Phase 3 de l’IPC). Les prochains mois seront encore plus difficiles pour ces populations déplacées qui n’ont pas eu accès à leurs champs pour cultiver et dont certains  ont perdus  leurs sources habituelles de nourriture et de revenus.

  • La réouverture du corridor Douala-Bangui, principal axe d’approvisionnement du pays en denrées importées, a permis une reprise des flux externes pour l’approvisionnement du pays. Toutefois le volume de ces flux reste inferieur à son niveau d’avant décembre 2020, car certains opérateurs économiques, encore hésitent toujours d’emprunter cet axe malgré les mesures de sécurisation. Les flux internes entre zones de production et de consommation, ont également repris, toutefois la disponibilité en denrées alimentaires sur les marchés locaux demeure globalement inférieure à la normale à cause du couvre-feu toujours en vigueur, l’état d’urgence prolongée pour 6 mois, le mauvais état des routes et les tracasseries des groupes rebelles.

  • Dans l’ensemble, les prix en ce mois d’avril ont enregistré de légères baisses par rapport au mois précédent. Par rapport à l’année passée à la même période, les prix des produits importés et locaux sont globalement en baisse : 27% pour le manioc, 37% pour le sorgho, 19% pour le riz importé, 8% pour le maïs. Le prix de l’huile reste stable. Ces baissent sont consécutives à un meilleur approvisionnement des marches suite aux bonnes récoltes de la campagne agricole écoulée.

ZONE

ANOMALIES ACTUELLES

ANOMALIES PROJETÉES

Nationale

  • L’insécurité civile demeure un facteur limitant majeur pour la sécurité alimentaire. Selon OCHA, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays du fait des conflits, s’élève à 738 279 individus au 31 mars. Ce nombre est globalement similaire à celui du mois précèdent. La situation sécuritaire qui limite l’accès aux champs et perturbent les importations, réduit la disponibilité denrées alimentaires et contraint les ménages pauvres et déplacés internes à avoir recours aux produits de cueillette tels que  les chenilles fumées, l’igname sauvage et la patate sauvage, pour nourriture.
  • Les flux commerciaux continuent reprennent leurs fonctionnements. Toutefois, ils demeurent inférieurs à la normale à cause des tracasseries des rebelles qui limitent l’accessibilité des zones d’approvisionnement. Quant aux flux externes, une reprise est observée sur le corridor Bangui Douala, sans toutefois atteindre leur niveau d’avant décembre 2021.
  • Au cours des 6 prochains mois, l’insécurité civile va demeurer un facteur limitant de la sécurité alimentaire. Toutefois l’accalmie déjà perceptible va se poursuivre notamment dans les grandes villes, Ce qui va favoriser un plus grand retour des déplacés internes.
  • La production agricole de 2021 sera globalement équivalente à l’année dernière. Toutefois, les superficies ensemencées pourraient connaitre une légère baisse par rapport à l’année dernière, du fait de l’inaccessibilité de certains champs à cause de l’insécurité (les populations déplacées de retour ne pourront pas mettre en valeurs la totalité de leurs superficies agricoles).

 

PERSPECTIVE PROJETÉE À SEPTEMBRE 2021

La perspective de niveaux de conflits plus faibles que est à envisager après la tenue du second tour des législatives en mi-mai, et l’installation du nouveau parlement centrafricain. Toutefois, une insécurité résiduelle localisée par endroits, continuera de perturber les mouvements des populations. En outre, des conflits éleveurs -agriculteurs sont à craindre au cours de la période d’avril-mai lors du retour habituel des transhumants vers leurs zones/pays d’origine.

Globalement la disponibilité des produits alimentaires va s’améliorer au cours des prochains mois, du fait des nouvelles récoltes mais également du fait de la reprise des flux commerciaux internes et externes. Il faut cependant relever le cas de certaines localités qui risquent de Connaitre des difficultés d’approvisionnement en produits alimentaires de base dans les prochains mois à cause, non seulement de l’insécurité civile, mais surtout à cause de leur inaccessibilité. Il s’agit notamment de Bouar, Boda, Bossangoa, Ngaoundaï, Bangassou, Boali, Bossembélé, et Bimbo.

Sur certains marchés on assiste à un accroissement des prix des denrées agricoles, du fait de l’insécurité qui empêche les producteurs agricoles à accéder aux marchés avec leurs produits, créant ainsi une pénurie sur certains marchés et renchérissant les prix des produits. Cette situation est observée sur les marchés de Bambari, Alindao, Bangassou, Bouar, Bossangoa, Kabo, Bria, Bocaranga et Ngaoundaï, Berberati, Bambari, Boali.

La situation alimentaire des ménages pauvres (déplacés internes et ménages hôtes) qui est actuellement en crise (Phase 3 de l’IPC) va se maintenir au cours a septembre. La campagne agricole ayant été perturbée par les conflits armés, les déplacements des populations, le manque de semences, la sécheresse prolongée, ne leur permettra d’avoir un niveau de production habituel. En outre leurs principales sources de revenus notamment le salariat agricole, le petit commerce, et les activités génératrice de revenu ont été fortement impactées par crise politico-militaire. Les ménages pauvres des grandes villes telle que Bossangoa, Bouar, Berberati, Bambari, Boali, Bossembélé, Bangassou, Obo, Kaga-Bandoro, Birao, Paoua et Bria seront les plus touchés car ayant été le théâtre de violents combats.

About Remote Monitoring

In remote monitoring, a coordinator typically works from a nearby regional office. Relying on partners for data, the coordinator uses scenario development to conduct analysis and produce monthly reports. As less data may be available, remote monitoring reports may have less detail than those from countries with FEWS NET offices. Learn more about our work here.

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The Famine Early Warning Systems Network is a leading provider of early warning and analysis on food insecurity. Created by USAID in 1985 to help decision-makers plan for humanitarian crises, FEWS NET provides evidence-based analysis on approximately 30 countries. Implementing team members include NASA, NOAA, USDA, USGS, and CHC-UCSB, along with Chemonics International Inc. and Kimetrica.
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