Food Security Outlook

Le nord-est et le centre-est en situation de crise, au pic de la période de soudure

October 2021 to May 2022

October 2021 - January 2022

February - May 2022

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Not mapped
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners. FEWS NET only maps the Eastern half of DRC.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Not mapped
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners. FEWS NET only maps the Eastern half of DRC.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

Presence countries:
1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Remote monitoring
countries:
1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
Not mapped
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

Key Messages

  • La saison agricole A, a démarré dans les zones nord-est et centre-est du pays dans un contexte de crise sécuritaire persistante. Sur la base des modèles de prévision de NMME et SARCOF, les précipitations inférieures à   la moyenne sont attendues dans la plupart des régions pour la période d'octobre à décembre. Ces prévisions indiquent une conduite quasi normale de la saison agricole avec une probabilité d'avoir des récoltes inférieures aux campagnes agricoles précédentes.

  • Les déplacements des populations en zone des conflits dans le nord-est et le centre-est, continuent d’affecter l’accès des populations à leurs moyens d’existence. Selon OCHA, le pays a enregistré depuis octobre 2021, 59.033 personnes nouvellement déplacées et 134.243 retournées. Ces ménages qui dans la plupart des cas ne participent pas aux activités agricoles en cours feront face à un déficit de consommation alimentaire.

  • Face à une période de soudure précoce, la sécurité alimentaire des ménages dans l’est du pays restera préoccupante. Certaines zones de conflits connaitront un déficit de consommation alimentaire et resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC).  En revanche, d’autres zones du centre-est et du sud-est, avec une consommation minimalement adéquate en période de soudure, seront en situation de Stress (Phase 2 de L’IPC).

CONTEXTE NATIONAL

Situation actuelle

Contexte politique général : Le contexte politique congolais demeure fragile avec de   fractures politiques existantes qui continuent à exacerber les tensions communautaires ainsi que le niveau d’insécurité dans les zones en crise. On observe des mésententes politiques à la suite de la désignation des membres de la commission électorale indépendante (CENI) qui créent des frustrations au sein de la classe politique provoquant ainsi l’organisation des marches de protestation par l’opposition. Aussi, l’insécurité quasi permanente observée dans ces zones en crise entraine des déplacements massifs des populations qui abandonnent leurs terroirs et les biens lors de ces mouvements.  Ce contexte d’insécurité fragilise d’avantage les ménages pauvres qui ne peuvent plus entreprendre les activités agricoles.  

Production agricole et progrès saisonnier : Le démarrage de la grande saison agricole A qui s’étend de septembre 2021 à février 2022 dans le nord-est et le centre-est a commencé à   temps avec le retour normal des précipitations saisonnières qui ont permis d’entreprendre le semis des principales cultures vivrières comme le maïs, le haricot et l’arachide. En ce mois d’octobre 2021, les ménages agricoles s’attèlent au sarclage et entretiens des cultures mises en place. Les   récoltes vertes sont attendues à partir de mi-décembre jusqu’en février 2022. Les zones du sud-est connaissant une distribution des précipitations unimodale, le démarrage et la poursuite de l’unique saison agricole s’étend de septembre à mi-avril de l’année suivante.

Situation macroéconomique : D’après le rapport de la Commission nationale des Mercuriales du ministère du Commerce extérieur publié le 3 septembre 2021, il est indiqué que le prix des matières premières va continuer à augmenter.  La tonne du Cuivre devra enregistrer un écart positif de l’ordre de 293,7 Dollars américains pour cette période sous analyse. Il est également indiqué que les prix du Zinc et de l’étain seront également en hausse. Ces produits devraient passer pour le Zinc, de 2 958,60 Dollars américains à 2 997,30, soit un écart positif de 38,7 Dollars américains. En revanche, l’étain devrait se négocier à 34 268,20 Dollars américains la tonne contre 33 697,60 dollars le mois passé, soit un surplus de 570,6 Dollars américains. En outre, selon la Banque Centrale du Congo (BCC), sur le marché des biens et services, le taux de l’inflation hebdomadaire s’est situé à 0,09 pourcent à la fin du mois d’août 2021. Ce qui induit un taux, en cumul annuel de 2,9 pourcents contre 13,48 pourcents à la période correspondante de 2020. Quant au marché de change, on observe une légère dépréciation de 0,01 pourcent   de la monnaie nationale (le Franc Congolais) à l’indicatif contre une dépréciation de 0,20 pourcent au parallèle en se fondant sur les évolutions hebdomadaires entre le 13 et le 20 août 2021. Ainsi, la Banque centrale a souligné que les principaux indicateurs du cadre macroéconomique demeurent stables. Cette situation augure une bonne conjoncture économique au niveau national étant donné que ces matières premières constituent le gros des exportations du pays.  La stabilisation du cadre macroéconomique pourrait favoriser la stabilisation de la monnaie locale et ainsi favoriser la stabilité des prix des produits de premier nécessité et les produits alimentaires importés ; ce qui permet aux ménages d’accéder aux denrées alimentaires.

Conflits et mouvements des populations : La situation sécuritaire continue à être préoccupante spécifiquement dans l’est de la RDC. L’activisme des milices et la riposte des FARDC continuent à provoquer de déplacements récurrents des populations dans les provinces de l’est du pays. OCHA estime à 1,5 millions le nombre des personnes déplacées et 510 272 de personnes retournées au courant de cette année 2021, soit respectivement 10 pourcents de la population de cette partie du pays. Ces mouvements des populations s’accompagnent par l’abandon des cultures dans les champs pour les ménages qui avaient déjà commencer la saison culturale, et l’abandon des activités génératrices de revenus. A cela, il faut ajouter les pillages du gros et petit bétail, et des cultures dans les champs par les groupes armés. Vu que les ménages agricoles réservent les semences pour la prochaine compagne agricole des récoltes de la campagne en cours, et attendue que les récoltes des années successives n’ont pas étaient suffisantes ou de fois vandaliser par les groupes armés, les ménages font face à une déficience des semences. Ajouter aussi à cela, la réduction des superficies emblavées à cause du déplacement des populations et la perturbation du cycle de la transhumance de bétails à cause de l’insécurité. L’ensemble des tous ces facteurs négatifs réunis constitue in goulot d’étranglement pour garantir une production agricole dans ces zones affectées par le conflit.

Conditions agro climatiques : La majeure partie de la RDC a une distribution des précipitations bimodale, ce qui fait de la RDC le pays le plus pluvieux de la région ; avec des précipitations annuelles moyennes de l’ordre de 2361 mm enregistrées au cours des dix dernières années, selon les données de l’USGS. Les précipitations au début de la saison A en cours dans le nord-est et centre-est sont proches de la moyenne à l'exception de certaines parties de l'Est, où ces dernières sont inférieures à la moyenne. Ces conditions favorables permettent le semis des principales cultures vivrières comme le maïs, le haricot et l’arachide dès le démarrage de la saison en septembre ; pour des récoltes vertes qui sont attendues en mi-décembre. En même temps, le taux d’humidité devra favoriser la pousse des mauvaises herbes dans les champs. Ces derniers nécessitent un entretien régulier pour un bon développement des cultures mises en place. Notons que selon le rapport d’évaluation de la campagne agricole, 2019-2020, il y aurait un désintéressement des certains ménages agricoles de faire l’entretien des cultures à la suite des pluies irrégulières dans les provinces de la Mongala et Kwilu. Ce qui serait à la base de la diminution de la production agricole dans ces provinces.

Expulsion des Congolais vivant en Angola : En date du 6 septembre 2021 une vague des Congolais expulsés de l’Angola est arrivée en masse à Kamako, cité frontalière entre l’Angola et la République Démocratique du Congo. En effet, les autorités Angolaises avaient lancé un ultimatum depuis le 4 septembre 2021, demandant à tous les étrangers vivant sur le territoire Angolais en situation irrégulière de regagner leurs pays de provenance au plus tard le 15 septembre. Ces arrivées ne constituent qu’une première vague des Congolais expulsés alors que d’autres sont en route, à indiquer la société civile locale. En fin septembre 2020, environ 8 000 Congolais étaient déjà retournés de l’Angola à travers le point d’entrée de Kamako, au Kasaï. Ces personnes qui arrivent abandonnent leurs avoirs et sont accueillies par des ménages constitués essentiellement des personnes retournées de la crise de Kamwena Nsanpu, avec des moyens limités. Il faudra aussi signaler qu’il n’existe aucune structure d’accueil pour ces personnes qui n’ont pas eu accès à la terre et à l’assistance humanitaire. Cette situation exacerbe la sécurité alimentaire déjà précaire dans cette région du Kasaï confrontées à d’autres crises notamment la pollution des rivières qui impacte les activités de la pêche.

Situation de la COVID-19 et restrictions transfrontalières : Depuis le début du mois de septembre, on a observé une baisse sensible de l’incidence COVID-19 de 39,2 pourcents. Les cas importés ont aussi baissé de 25,3 pourcents et le taux de létalité a diminué de 0,1 pourcent. La ville de Kinshasa qui était l’épicentre de la pandémie est dans une phase descendante.  Concernant la vaccination, on a noté la reprise des activités le mardi 17 août avec 5 vaccins différents (Johnson and Johnson, ASTRA ZENECA, PFIZER, Moderna et SINOVAC). En date du 8 octobre 2021, le cumul des chiffres pour la RDC depuis le début des opérations (données disponibles) passe à 85 158 primo vaccinés et 33 384 complétements vaccinés. Cependant, il est à noter que la pandémie a eu des conséquences néfastes sur les trafics transfrontaliers.  Selon le projet de facilitation du petit commerce transfrontaliers financé par l'union européenne, avant la pandémie, plus de 11.000 petits commerçants traversaient mensuellement les frontières entre la RDC et le Rwanda, cependant depuis la pandémie, seuls près de 600 traversent mensuellement (soit à peine 5,5% comparer à la situation initiale). Ces petits commerçants sont tenus de se regrouper selon les filières commerciales afin de réunir les conditions de faire traverser un membre de leur groupe. Ainsi donc, seuls les commerçants qui remplissent les conditions instituées à la suite des restrictions COVID ne peuvent traverser la frontière pour exercer leurs activités. Cette situation affecte le revenu de ménages pauvres qui dépendent des activités de commerce informel transfrontalier.

Main-d’œuvre agricole : En cette période de reprise des activités agricoles dans les zones en crise, plusieurs personnes déplacés notamment les ménages pauvres constituent une opportunité de la main d’œuvre pour les ménages nantis.  Faute de disposer de terres dans les lieux où ils sont en déplacement, la main d’œuvre agricole constitue une source de revenu pour les ménages déplacés. 

Fonctionnement des marchés et prix des denrées alimentaires : Globalement les prix des denrées alimentaires de base sont restés stables depuis novembre 2020 avec de petites fluctuations pendant la période de soudure. La plupart des marchés suivis sont approvisionnés en denrées alimentaires de base notamment la farine de manioc, farine de maïs et le riz à un rythme normale. Le fonctionnement des marchés s’est caractérisé par une offre stable comparée à celle de l’année passée et à la moyenne de deux dernières années ; cela est dû à la stabilité du taux de change entre le Franc Congolais et le Dollar américain ainsi qu’aux importations. Les prix nominaux des produits alimentaires ont été stable pendant les six derniers mois selon la tendance saisonnière normale à partir d’avril 2021 jusqu’en septembre 2021, tout en restant à des niveaux au-dessus de la moyenne à cause des routes impraticables dans certaines zones de production, des conflits et des restrictions au niveau des frontières.  Nous référant aux données prix collectés par FEWS NET, les prix nominaux des bétails notamment les vaches, porcs et chèvres ont été également stable depuis le mois de mars 2021 par rapport à la moyenne de 2 dernières années. Cela est dû à l’importation dans les pays frontaliers de la région notamment le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, la Zambie ainsi que l’élevage locale des gros et petits bétails. Cependant, le fonctionnement des marchés de Bunia, Beni et Uvira a connu des perturbations liées à l’impact du COVID -19 et aux conflits armés qui sévissent dans ces régions. L’approvisionnement alimentaires de ces marchés dépend de la production locale et des importations. Les flux internes de denrées alimentaires se font de zones de production vers les zones de consommation. Ces flux ont été relativement faibles du fait, du peu de production qu’arrive à dégager l’agriculture et des restrictions imposées pour casser la chaine de contamination de la COVID-19.

Résultats actuels de la sécurité alimentaire

En ce mois d’octobre 2021, la sécurité alimentaire des ménages de l’est du pays reste préoccupante dans la mesure où les faibles stocks des ménages pour la précédente saison sont quasi épuisés et ces derniers dépendent du marché pour s’approvisionner en nourriture. Les ménages pauvres qui n’ont pas accès à la terre, accusent un déficit de consommation alimentaire et accèdent à la nourriture moyennant l’usage des stratégies de crise notamment celles liées à la consommation alimentaire et aux moyens d’existence. Ils reconstituent leur revenu à travers les travaux agricoles et domestiques auprès des ménages moyens et nantis en quête de la main d’œuvre, spécifiquement pendant la période d’entretien de culture en cours. Les ménages d’une bonne partie de la zone est du pays qui ont des déficits de consommation alimentaire et une malnutrition aiguë supérieure aux niveaux habituels, sont en situation de Crise (IPC phase 3). Cependant, les zones dans le nord-est, centre-est et sud-est du pays où les ménages ont une stabilité des moyens d’existence qui leur permet une consommation alimentaire minimalement adéquate sont en situation de stress (IPC Phase 2). En définitif, les personnes déplacées qui n’auront pas eu accès à la terre, ne pourront pas avoir accès aux récoltes et pourraient faire usage aux stratégies d’urgence et se retrouver dans une situation de déficit de consommation alimentaire plus prononcé.  

Suppositions

Le scénario de sécurité alimentaire le plus probable d’octobre 2021 à mai 2022 est basé sur les hypothèses fondamentales en rapport avec l’évolution du contexte national, qui sont les suivantes :

  • Conflits et mouvement des populations : Vu l’activisme continue des groupes armés qui s’accentue en période de récoltes (décembre-février) dans la partie est du pays (Nord-Kivu, Ituri, Sud-Kivu et Tanganyika), ces derniers   s’attaquent aux ménages agricoles pour s’approvisionner en nourriture ; et malgré l’instauration de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, la situation d’insécurité dans les 3 mois à venir restera la même que précédemment (statu quo). Elle pourra s’accentuer à partir de fin décembre, période marquant le début des récoltes. En revanche, dans le   Sud-Kivu et le Tanganyika, où les communautés sont en conflits, on s’attend à des nouveaux déplacements des populations qui limiteront l’accès des ménages à leurs champs et moyens de production et réduiront leur participation aux activités agricoles, avec comme résultats attendus, la baisse de la production agricole en fin de campagne et ainsi la baisse de la disponibilité alimentaire.
  • Situation macroéconomique projetée : Vu l’amélioration de la situation macroéconomique de la RDC observée à travers le réajustement à la hausse des prix des principales matières premières (Cuivre, Zinc, Etain, or etc.) depuis les deux derniers mois, on s’attend à une stabilité des principaux indicateurs macroéconomiques dans les mois à venir.
  • Situation projetée de la COVID-19 et restrictions transfrontalièresSe référant aux informations disponibles du ministère de la Santé et des principaux experts locaux et internationaux de la santé, y compris l'OMS qui font état de l’ évolution positive de la Pandémie de COVID-19 au niveau des pays de la région, et vu la reprise effective de la vaccination depuis le 17 août 2021 , on pourrait s’attendre à l’assouplissement des mesures de restrictions tant à l’intérieur du pays qu’au niveau des frontières terrestres. Cet assouplissement des mesures de restrictions contre la COVID-19 va améliorer les échanges transfrontaliers qui constituent les activités des moyens d’existence des ménages habitant les villes frontalières.  
  • Travaux temporaires salariés : Sur la base des tendances récentes des indicateurs macroéconomiques de la RDC, qui augurent des perspectives meilleures à travers l’augmentation de prix des matières premières sur le marché international, on pourrait s’attendre à une croissance qui boosterait le secteur économique et réduirait le taux de chômage pour les ménages résident dans les agglomérations urbaines et semi urbaines. Dans cette situation, Il est fort probable que les ménages pauvres des zones en conflits trouvent des petits travaux temporaires salariés devenu disponible grâce à l’essor économique.  
  • Travaux temporaires agricoles : Ce basant sur les tendances récentes de mouvements des populations dans les zones de conflits qui font état de plusieurs personnes déplacées en cette période de reprise des activités agricoles, les ménages pauvres et les personnes déplacés dans les zones d’accueils   offriront une main d’œuvre agricole rémunérée en nature ou en espèce aux ménages plus nantis.  
  • Assistance humanitaire : Selon le cluster sécurité alimentaire, seuls 41 pourcents des besoins en assistance alimentaire ont été atteint de janvier à septembre 2021. Parmi les 3.8 millions de personnes ciblées, seules 1,97 millions ( soit 51%) avaient reçues une assistance alimentaire complète  Tenant compte des faibles ressources allouées à l’assistance humanitaire du fait de la récession économique mondiale causée entre autres par la pandémie de COVID-19 dans les pays donateurs ainsi que la multiplication des crises à travers d’autres pays dans le monde, nous estimons que la couverture des besoins d’assistance humanitaire restera inferieure aux besoins durant la période de projection.
Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire :
 
Entre octobre 2021 et janvier 2022, on observera à la fois le pic de la soudure en novembre et le début des récoltes vertes à partir de mi-décembre. Les populations du nord-est, et centre-est se retrouveront au pic de la soudure qui va commencer plus tôt que d’habitude. Les faibles stocks des ménages de la saison précédente seront épuisés et ces derniers dépendront principalement de l’achat au marché comme source d’approvisionnement en aliment, avec des prix qui subiront des variations saisonnières. Les deux premiers mois de cette première période de scenario (octobre et novembre) seront donc les plus difficiles avec des déficits de consommation alimentaire de plus en plus importants dus à l’épuisement des stocks de la saison B précédente. Les ménages pauvres vont dépendre fortement de l’achat au marché pour s’approvisionner en nourriture, en optant pour des stratégies d’adaptation afin de se reconstituer un revenu à travers les travaux journaliers et domestiques auprès des ménages modérés et des nantis.  D’autres en revanche feront recours aux stratégies de crise comme la vente des actifs, pour trouver de la nourriture et cela, malgré l’avènement des récoltes vertes de décembre qui sera de courte durée et qui ne pourrait résorber le déficit alimentaire des ménages de la zone. Ces ménages seront en situation de crise (Phase 3 de l’IPC). Les provinces du Kasaï et Kasaï Central pourraient aussi être en situation de crise car comptant une proportion importante des personnes retournées et des expulsées de l’Angola, qui retournent sans leurs biens et moyens de production dans une zone déjà affectée par les conflits intercommunautaires précédents.  Les autres ménages des zones centre-est et sud-est qui auront une consommation alimentaire minimalement adéquate seront en phase de stress (Phase 2 de l’IPC).
 
Entre février et mai 2022, la seconde période du scenario sera une période de poursuite des récoltes de la saison agricole A, aussi bien dans le nord-est que dans le centre-est jusqu’en fin février 2022. Ces récoltes viendront améliorer les disponibilités alimentaires dans la zone et apporter également une possible amélioration de la consommation alimentaire des ménages entre février et mars 2022. Les ménages agricoles qui auront cultivé dépendront en ce moment de leur propre production et auront réduit leur déficit alimentaire et améliorer leurs revenus.  Certaines zones qui étaient en Crise (Phase 3 de l’IPC) auront réduit leur déficit de consommation alimentaire et pourront basculer en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). C’est le cas des zones des moyens d’existence CD07 qui comprend   le Maniema, une partie de la province du Tanganyika et une partie de la région du Kasaï (province de Kasaï et Kasaï central).  Une grande partie de l’est du pays qui continuera à subir les effets de la crise, avec une production agricole inferieure à la moyenne, sera soulagé pour une période courte (février-mi-mars) pour retomber dans le déficit de consommation et restera en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC), il s’agit du territoire de Nyunzu (Tanganyika) et les provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu et l’Ituri). Les zones stables du nord (Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo) qui n’accusent aucun déficit de consommation, seront en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans la mesure où les ménages sont capables de couvrir leurs besoins essentiels alimentaires et non-alimentaires sans s'engager dans des stratégies atypiques ou non durables pour accéder à la nourriture et aux revenus.
 
 
Zones Evénements Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire
Ituri, Nord-Kivu Victoire totale de l'armée nationale sur les groupes armées et reddition en nombre des plusieurs groupes armés.

La réussite des opérations militaires en cours pourrait favoriser la réduction en nombre des plusieurs groupes armés et le retour massif des populations dans leurs milieux de provenance. Ce qui favoriserait la reprise des activités agricoles par ces ménages ainsi retournés.

Nationale

Levée des mesures de restriction COVID-19.

Avec les restrictions transfrontalières, les importations des intrants et semences pourront être améliorées et les activités agricoles seront reprises normalement. Aussi les échanges transfrontaliers pourront favoriser l’amélioration de la disponibilité alimentaire dans le pays et des sources de revenus des petits commerçants dépendant du commerce transfrontalier. 

 

For more information on the outlook for specific areas of concern, please click the download button at the top of the page for the full report.
 

 

About Scenario Development

To project food security outcomes, FEWS NET develops a set of assumptions about likely events, their effects, and the probable responses of various actors. FEWS NET analyzes these assumptions in the context of current conditions and local livelihoods to arrive at a most likely scenario for the coming eight months. Learn more here.

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The Famine Early Warning Systems Network is a leading provider of early warning and analysis on food insecurity. Created by USAID in 1985 to help decision-makers plan for humanitarian crises, FEWS NET provides evidence-based analysis on approximately 30 countries. Implementing team members include NASA, NOAA, USDA, USGS, and CHC-UCSB, along with Chemonics International Inc. and Kimetrica.
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