Food Security Outlook

La demande importante de reconstitution des stocks institutionnels pourrait maintenir les prix élevés au Sahel

November 2020

October 2020 - January 2021

February - May 2021

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

Presence countries:
1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Remote monitoring
countries:
1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
Concentration of displaced people – hover over maps to view food security phase classifications for camps in Nigeria.
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC v3.0 Acute Food Insecurity Phase

Presence countries:
1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Remote monitoring
countries:
1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
Concentration of displaced people – hover over maps to view food security phase classifications for camps in Nigeria.
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

Key Messages

  • Le Dispositif régional de Prévention et de Gestion des Crises alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest (PREGEC) a estimé en Novembre 2020, des récoltes 2020/21 à environ 75 millions de tonnes pour les céréales. Elles sont en hausse de 9 pour cent par rapport à la moyenne, et de 11 et 38 pour cent respectivement pour les tubercules et cultures de rentes. Cependant, des récoltes inférieures à la moyenne sont attendues localement dans les zones d’insécurité/conflits, du Liptako-Gourma, le bassin du Lac Tchad, le nord-ouest et centre-nord du Nigeria, le Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun, à cause de l’accès limité aux champs et la réduction des superficies emblavées. Au Nigeria, ces baisses sont d’autant accentuées par l’impact de la COVID-19 sur l’accès aux intrants et à la main d’œuvre agricole, et les inondations de cultures.

  • Les activités agricoles de saison sèche sont en cours et pourraient aboutir à des productions supérieures à la moyenne grâce à la bonne disponibilité en eau d’irrigation et à l’intensification de cette activité par les ménages. L’insécurité, les conflits et le banditisme dans les zones du bassin du Lac Tchad, du Liptako-Gouma, de l’Extrême Nord du Cameroun, du nord-ouest du Nigeria et dans la région du Tibesti, limitent l’accès aux ressources pour la production de saison sèche, l’accès aux pâturages et perturbent le fonctionnement et l’accès aux marchés.

  • Les disponibilités du marché augmentent en raison de la libération des stocks et des nouvelles récoltes en cours dans toute la région. Les prix connaissent leur baisse saisonnière, mais restent proches de la moyenne avec des niveaux supérieurs dans les zones touchées par l’insécurité, des niveaux de productions inférieurs à la moyenne et les restrictions frontalières. Avec la performance moyenne de la production prévue dans le bassin-Est et la forte demande institutionnelle attendue pour reconstituer les stocks à la suite des distributions imprévues, il est probable que les prix resteront au-dessus de la moyenne dans le Sahel, particulièrement dans les zones de déficits et/ou d’insécurité, et pour le riz local et importé dans les pays côtiers non-XOF notamment en Guinée, en Sierra Leone, au Liberia et au Nigeria du fait de la dépréciation des monnaies nationales et de l’inflation. Il en est de même au Cameroun pour le riz importé à cause du déficit de stocks et des prix élevés sur le marché international.  Une persistance des crises sociopolitiques en cours pourrait perturber les flux entre la Côte-d’Ivoire et les pays du Sahel et entre le Maroc et la Mauritanie.

  • La majorité des zones restera en Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2021 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines y compris de nombreux ménages urbains durement touchés par les mesures de restriction relatives à la COVID-19 en raison de la réduction de la mise en œuvre des moyens de subsistance habituels qui conduit à une baisse des revenus et du pouvoir d'achat. Dans les zones affectées par l’insécurité civile comme la région de Diffa et l’extrême sud de la région de Maradi au Niger, dans les provinces du Loroum, Soum et Sanmatenga au Burkina Faso, et dans la région du Lac au Tchad, le Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) demeurera jusqu’en janvier 2021 grâce aux assistances alimentaires planifiées. Les difficultés d’accès aux pâturages dans les zones d’insécurité pourraient entrainer une détérioration de l’embonpoint des animaux et par conséquent leur valeur marchande.

  • La Crise (Phase 3 de l’IPC) prévaudra jusqu’en mai 2021 au sein de certains ménages déplacés au Burkina Faso dans les provinces du Bam, Namentenga, Séno, Oudalan, Yagha, Gnagna et Komondjari, au nord, nord-ouest et sud-est de la Centrafrique,  dans la zone du Lac au Tchad, la région de Tillabéry et le nord de Tahoua au Niger, dans le nord-ouest et le nord-est du Nigeria et dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au Cameroun du fait de la persistance des conflits et des inondations avec leurs corollaires de destruction des moyens d’existence.  Au Nigeria, les PDI dans les camps situés dans les zones inaccessibles près du bassin du Lac Tchad seraient en insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) où l’accès à la nourriture et aux revenus est très limité.

Perspectives par pays

Cameroon

  • Malgré la récente recrudescence des attaques de Boko Haram et les pluies excessives qui ont provoqué des inondations dans certaines localités de l'Extrême Nord, les nouvelles récoltes en cours améliorent la sécurité alimentaire de nombreux ménages pauvres qui vivent actuellement de leurs propres récoltes. La récolte de céréales pluviales de la principale campagne agricole 2020 est estimée moyenne en raison de conditions climatiques favorables, bien qu'une production légèrement inférieure à la moyenne soit attendue dans les départements de Logone et Chari, Mayo Sava et Mayo Tsanaga, où Boko Haram est le plus actif, ainsi que dans les localités où les récoltes ont été perdues à cause des inondations.
  • Les tendances actuelles des prix sur les principaux marchés de l'Extrême-Nord se stabilisent ou sont en baisse. Depuis juillet 2020, les prix des denrées alimentaires ont augmenté au-delà des niveaux habituels, le sorgho et le maïs se vendant respectivement 46-60 pour cent et 30-47 pour cent plus cher qu'en juillet 2019. Bien que les prix actuels soient encore au-dessus de la moyenne, le sorgho et l'arachide enregistrent des baisses de 17 pour cent et 18 pour cent par rapport aux trois derniers mois.
  • Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la production agricole a été inférieure à la moyenne pendant quatre années consécutives en raison des conflits sociopolitiques en cours, les récoltes de cette année s'épuisent plus tôt que la normale. En raison des récoltes inférieures à la moyenne en juillet 2020, les ménages pauvres des régions les plus touchées par le conflit connaissent déjà un épuisement quasi total des stocks, et font face à une situation d’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) plus rapidement que d'habitude. Les revenus agricoles restent inférieurs à la moyenne malgré les ventes de céréales et de cultures de rente (café et cacao).

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Perspectives de la Sécurité Alimentaire pour le Cameroun d'octobre 2020 à mai 2021


Tchad

  • La bonne pluviométrie enregistrée durant la saison, avec des cumuls excédentaires, a favorisé un bon déroulement de la campagne agropastorale 2020/2021. Malgré la succession de séquences sèches et d’inondations en certains endroits, la production attendue serait moyenne à légèrement supérieure. Les ménages de la plupart des zones agricoles et agropastorales ne seraient pas en insécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC) grâce aux bonnes récoltes en cours.
  • Au Sahel, les marchés céréaliers continuent d’afficher des prix en hausse par rapport à la moyenne quinquennale, à cause des fortes inondations et des coûts élevés du transport du fait des mesures liées à la COVID-19. L’accès alimentaire des ménages pauvres reste limité par les prix élevés du mil par rapport à la moyenne à Abéché (+15 %), Biltine (+9 %) et Moussoro (+14 %).
  •  Le couvre-feu et les restrictions de circulation entre autres mesures pour freiner la COVID-19 continuent d’affecter l’activité économique du pays. Ceci a eu un impact significatif sur les ménages très pauvres et pauvres ; les opportunités d’embauche étant plus limitées. Les ménages pauvres du Barh-El-Gazal et du Kanem peuvent couvrir leurs besoins de consommation, comme en année normale, mais ne peuvent s’engager dans des dépenses non alimentaires de base. Ils sont en Stress (Phase 2 de l’IPC).
  • Les déplacés et ménages hôtes du Lac continuent de dépendre de l’assistance, des récoltes de la campagne pluviale et des produits de cueillette. Ils peuvent couvrir leurs besoins de consommation mais ne pourraient s’engager dans des dépenses non alimentaires essentielles. Ils seront en Stress (Phase 2! de l’IPC) grâce à l’assistance. Les ménages du Tibesti font face à des déficits en raison de l’accès limité aux aliments par suite de la COVID-19 occasionnant des hausses de prix sur les marchés Ils sont en Crise (Phase 3 de l’IPC).

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Perspectives de la Sécurité Alimentaire pour le Chad d'octobre 2020 à mai 2021


Mali

  • Les récoltes globalement moyennes à bonnes dans le pays et en hausse d’environ 20 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale, sont favorables à une disponibilité alimentaire satisfaisante dans le pays durant l’année alimentaire 2020-21. La disponibilité de la propre production, les prix des céréales globalement similaires à la moyenne mettent la majorité des ménages en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).
  • Les conditions d’élevage globalement bonnes dans le pays augurent une soudure pastorale normale pour le bétail à partir d’avril à travers le pays excepté les zones d’insécurité qui connaitront des perturbations d’accès aux ressources pastorales. Les productions animales moyennes attendues et le maintien d’un embonpoint moyen sont favorables à des revenus moyens qui amélioreront le pouvoir d’achat des ménages éleveurs.
  • L’accès des ménages aux céréales est moyen dans l’ensemble grâce à la disponibilité moyenne à supérieure à la moyenne de la propre production bien que faible par endroits, des dons/zakat, des paiements en nature. Les prix des céréales qui seront similaires à légèrement supérieurs à la moyenne et l’amélioration des termes de l’échange chèvre/céréales à des niveaux similaires à supérieurs à la moyenne favoriseront un accès adéquat des ménages éleveurs aux marchés.
  • Les ménages pauvres du Liptako Gourma et des zones d’insécurité, incapables de satisfaire leurs besoins alimentaires sans recourir de façon atypique à des stratégies d’adaptation se retrouvent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) avec nécessité d’assistance à partir d’avril pour éviter une dégradation en pire. Il en sera de même pour les ménages pauvres déplacés et les victimes des inondations, n’atteignant pas le seuil de population pour changer la classification de la zone, qui seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à pire d’octobre à mai 2021.

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Perspectives de la Sécurité Alimentaire pour le Mali d'octobre 2020 à mai 2021


Niger

  • Les conditions de sécurité alimentaire se sont globalement améliorées avec les récoltes qui se généralisent, les prix qui entament leur baisse saisonnière et les opportunités de revenus qui se multiplient avec les ventes des récoltes, des produits de rentes et d’animaux. La plupart des ménages sont en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 de l’IPC) en octobre 2020.
  • Certaines zones agricoles et agropastorales enregistrent des baisses de productions céréalières et des revenus agricoles en raison des inondations. La perte des stocks céréaliers et des revenus agricoles et ceux de secteur informel a réduit l’accès alimentaire pour la plupart des ménages de la zone rizicole de Niamey qui se retrouvent en Stress (Phase 2 ! de l’IPC) entre octobre et janvier 2021 grâce aux aides déjà planifiées par le gouvernement et les partenaires. Des bonnes perspectives de cultures irriguées de saison sèche vont permettre une amélioration de la situation à partir de février 2021.
  • Les moyens d’existence dans la plupart des zones pastorale et agricole vont fonctionner normalement entre octobre 2020 et mai 2021 grâce à la bonne production fourragère permettant une bonne production animale avec des termes de l’échange favorables aux ménages éleveurs. Cependant, le pouvoir d’achat des éleveurs va diminuer en avril-mai 2021 suite aux prix inférieurs à la moyenne consécutifs aux effets des restrictions sur les mobilités et les ventes à l’exportation des animaux
  • Les conflits dans le Bassin du Lac Tchad, dans le Liptako Gourma et le Nord-Ouest du Nigeria et l’insécurité civile continuent d’être les principales menaces d’insécurité alimentaire des ménages des régions de Diffa, Nord Tillabery, Nord Tahoua et le Sud Maradi qui sont les zones les plus affectées. Les incidents sécuritaires persistent et vont persister davantage avec la fin de la saison de pluies, ce qui pourrait provoquer une augmentation des déplacements de populations avec des pertes des moyens d’existence, des perturbations des marchés et une réduction de l’accès pour les interventions humanitaires. Toutefois, grâce à l’accès humanitaire assuré dans les régions de Diffa et Maradi, l’insécurité alimentaire sera en Stress (Phase 2 ! IPC) alors que dans le Nord Tillabery et Tahoua, le niveau Crise (Phase 3 IPC) va dominer dans la situation alimentaire des ménages.

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Perspectives de la Sécurité Alimentaire pour le Niger d'octobre 2020 à mai 2021

Nigeria

  • Le conflit de Boko Haram dans le nord-est a augmenté ces derniers mois, entrainant la hausse des populations déplacées. Malgré le début des récoltes, de nombreux ménages pauvres et déplacés ont accès à leur propre production mais dépendent également du marché. Les prix élevés des denrées alimentaires de base et l'accès limité aux revenus font que de nombreux ménages sont confrontés à la Crise (Phase 3 de l'IPC). Les ménages pauvres dans les zones difficiles d'accès par les acteurs humanitaires sont principalement dépendants des aliments sauvages avec des résultats d'urgence (Phase 4 de l'IPC) dans les zones de l'État de Borno. La famine (Phase 5 de l'IPC) est possible en cas d'augmentation ou de changement dramatique du conflit qui isole les ménages des sources de nourriture et de revenus typiques et de l'aide humanitaire pendant une période prolongée.
  • Les ménages les plus touchés par le conflit dans le nord-ouest dépendent principalement de leurs propres récoltes et du marché pour leur alimentation. Cependant, la récolte est limitée dans ces régions car le conflit a perturbé les activités agricoles et les inondations ont entraîné de nouvelles pertes de récoltes. Les opportunités de revenus sont inférieures à la moyenne en raison de la baisse de la demande et de la concurrence accrue de la main-d'œuvre dans les régions où les ménages sont déplacés. À partir de décembre, la culture de la saison sèche aura lieu mais restera probablement limitée par la poursuite du conflit. Dans l'ensemble, les résultats de la Crise (phase 3 de l'IPC) sont probables tout au long de la période de projection.
  • Les récoltes principales sont en cours dans tout le pays, augmentant l'accès des ménages à leurs propres aliments et à l'approvisionnement du marché, stabilisant quelque peu les prix du marché. Dans les zones où les ménages pauvres ont pu cultiver et gagner un revenu à des niveaux normaux, des résultats minimaux (Phase 1 de l'IPC) sont présents. Dans les zones touchées par les inondations, où les ménages ont perdu leurs récoltes et ont des difficultés à gagner un revenu normal, les résultats de Stress (Phase 2 de l'IPC) sont en cours et devraient persister jusqu'en 2021. Certains ménages les plus touchés dans ces zones devraient faire face à la Crise (Phase 3 de l’IPC) alors qu'ils font face à des pertes de récoltes à grande échelle ou restent éloignés de leurs revenus et sources de nourriture typiques. On s'attend à ce que de nombreux ménages se rétablissent pendant la période de février à mai, car les ménages participent à la culture de la saison sèche et commencent à consommer suffisamment de nourriture pour eux-mêmes.
  • Les conditions macroéconomiques continuent de se détériorer en raison de la faiblesse des prix et de la demande internationale de pétrole, entraînant une baisse des réserves de change. La valeur du naira reste plus faible sur les marchés officiels et parallèles, bien que de manière plus significative sur le marché parallèle. Cette situation, associée aux prix intérieurs élevés du carburant, entraîne des coûts de transport élevés et exerce une pression à la hausse sur les prix du marché. La récolte contribue à stabiliser les prix ; cependant, les prix restent nettement supérieurs à la moyenne dans une grande partie du pays. Les prix des denrées alimentaires de base devraient augmenter au premier semestre 2021 à mesure que la demande du marché augmente et que l'offre diminue.

Pour plus d ‘informations, veuillez consulter les Perspectives de la Sécurité Alimentaire pour le Nigeria d'octobre 2020 à mai 2021

Pays suivis à distance1

Burkina Faso

  • Malgré la bonne distribution des pluies entre juillet et octobre, les productions agricoles pourraient être en-dessous de la moyenne dans les zones du nord plus touchées par l’insécurité du fait de l’accès limité aux champs et des poches de sécheresse, mais elles resteront similaires à la moyenne dans l’ensemble du pays en dépit de l’accès tardif aux intrants et des inondations localisées dans les zones de production plus calmes.
  • Dans les centres urbains, le ralentissement global des activités économiques en raison de la persistance de la pandémie de COVID-19 continuera d’affecter négativement la demande d’emplois et les revenus, en particulier dans le secteur informel, le tourisme et l’hôtellerie. La baisse du pouvoir d’achat des pauvres limitera leur accès à l’alimentation.
  • En l’absence d’assistance alimentaire, les récoltes en cours restent insuffisantes pour éviter une insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC) entre octobre et mai dans les provinces du Soum, du Sanmatenga et du Séno dans lesquelles les PDIs représentent au moins 20 pour cent de la population.  La Crise (Phase 3 de l’IPC) s’étendra aux provinces voisines (Loroum, Oudalan, Bam et Namentenga) à partir de février 2021 du fait de l’épuisement des stocks et de la dégradation continue des moyens d’existence.

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Rapport de suivi à distance pour le Burkina Faso d'octobre 2020 à mai 2021

République Centrafricaine

  • La situation sécuritaire globalement plus calme dans le centre, le sud et sud-ouest et la bonne pluviométrie favorisent des productions agricoles au-dessus de la moyenne en général dans le pays. Toutefois, les inondations, l’accès limité aux champs et la réduction des superficies emblavées du fait des retours tardifs de PDIs dans leurs zones, entrainent des récoltes inférieures dans les préfectures du nord, du nord-ouest et du sud-est.
  • La situation de Crise (Phase 3 de l'IPC) continuera d’être observée entre octobre et mai dans les préfectures du nord-ouest et du sud-est du fait de l’accès limité aux champs et des restrictions de mouvements imposées par les groupes armés et qui affectent négativement leurs moyens d’existence. Avec des productions en-dessous de la moyenne, les ménages pauvres dans les préfectures de Bamingui-Bangoran et de la Vakaga dépendront précocement des marchés et seront exposés à l’insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) entre février et mai
  • Malgré une tendance à la baisse des nouveaux cas de COVID-19, il n’est pas exclu une éventuelle augmentation des transmissions communautaires les prochains mois avec les mobilisations de populations pendant la période électorale. La pandémie continuera de ralentir les activités économiques, de perturber les approvisionnements du pays en denrées importées et de limiter les flux migratoires ainsi que les transferts de la migration

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Rapport de suivi a distance pour le République Centrafricaine d'octobre 2020 à mai 2021


Mauritanie

  • Malgré les contre-performances liées au retard dans les opérations de préparation des sols en début de saison et les dégâts des inondations, la bonne distribution des pluies et le bon niveau de remplissage des points devraient favoriser des productions agropastorales similaires à la moyenne et un bon déroulement des cultures de contre saison. L’autoproduction constituera la principale source de nourriture des ménages pauvres dans les zones agropastorales et agricoles.
  • Le ralentissement des activités économiques lié aux secteurs de tourisme et l’artisanat du fait de la pandémie de COVID-19 continuera d’affecter négativement les revenus des pauvres du secteur informel au niveau des centres urbains et les revenus de la migration en particulier pour les pauvres qui dépendent de cette source dans les zones agropastorales et de cultures pluviales. A cela s’ajoutent les pertes des avoirs du fait de la fièvre de la vallée du Rift et des inondations. Ces zones demeurent en insécurité alimentaire aigue Stress (IPC Phase 2) entre octobre 2020 et mai 2021.
  • Les prix des denrées de base sont stables ou en baisse saisonnière et les prix des animaux en légères hausse par rapport à l’année passée. Cela favorise les termes de l’échange pour les ménages des zones pastorales. Nonobstant, des disponibilités fourragères moyennes ou supérieures, les départs en transhumance vers les pays voisins (Sénégal et Mali) seront nécessaires à partir de février pour créer l’équilibre au risque d’avoir une pression plus forte sur les ressources dans les zones du sud si les frontières terrestres restent fermées.

Pour plus d'informations, veuillez consulter les Rapport de suivi à distance pour le Mauritanie d’octobre 2020 à mai 2021

 

Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés. 

Evenements qui pourraient changer les scenarios

Zone

Evénements

Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

Région du Liptako Gourma (Nord et Est Mali, Nord et Est Burkina Faso, Ouest Niger), Nord-est et Nord-ouest Nigeria, Nord-ouest et Sud-ouest Cameroun, République Centrafricaine,

 

 

Aggravation de l’insécurité civile

  • Augmentation du nombre des PDI et refugiés dans les pays voisins
  • Perturbation des flux de denrées alimentaires et de bétail avec très faibles offres sur les marchés locaux
  • Amenuisement des flux de céréales du Nigeria vers le Niger, le Tchad et le Nord Cameroun en plus de la baisse observée avec la fermeture des frontières terrestres du Nigeria depuis Août 2019  
  • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages et la sécurité alimentaire et nutritionnelle

Région

Recrudescence de la pandémie Covid-19

  • Perturbation des flux commerciaux internes et régionaux
  • Hausse des prix des produits
  • Baisse des activités de moyens d’existence particulièrement en milieu urbain et baisse des revenus des ménages
  • Baisse des exportations et pertes de revenus entrainant des tensions macroéconomiques

Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad, Sénégal)

Reconstitution prématurée des stock institutionnels

  • Hausse prématurée des prix des céréales dans la région et leur maintien à des niveaux supérieurs à la demande
  • Accès limité des denrées de base par les ménages pauvres

About Scenario Development

To project food security outcomes, FEWS NET develops a set of assumptions about likely events, their effects, and the probable responses of various actors. FEWS NET analyzes these assumptions in the context of current conditions and local livelihoods to arrive at a most likely scenario for the coming eight months. Learn more here.

About FEWS NET

The Famine Early Warning Systems Network is a leading provider of early warning and analysis on food insecurity. Created by USAID in 1985 to help decision-makers plan for humanitarian crises, FEWS NET provides evidence-based analysis on approximately 30 countries. Implementing team members include NASA, NOAA, USDA, USGS, and CHC-UCSB, along with Chemonics International Inc. and Kimetrica.
Learn more About Us.

Link to United States Agency for International Development (USAID)Link to the United States Geological Survey's (USGS) FEWS NET Data PortalLink to U.S. Department of Agriculture (USDA)
Link to National Aeronautics and Space Administration's (NASA) Earth ObservatoryLink to the National Oceanic and Atmospheric Administration's (NOAA) National Weather Service, Climage Prediction CenterLink to the Climate Hazards Center - UC Santa BarbaraLink to KimetricaLink to Chemonics