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La situation de la sécurité alimentaire s’améliore, mais les conditions pastorales sont inquiétantes

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Octobre 2017 - Mai 2018
La situation de la sécurité alimentaire s’améliore, mais les conditions pastorales sont inquiétantes

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  • Messages clé
  • CONTEXTE NATIONAL
  • Messages clé
    • La production céréalière au niveau national est estimée moyenne avec environ trois millions de tonnes, et couplée à la baisse saisonnière des prix des céréales, elle améliorera l’accès et la consommation alimentaire des ménages pauvres. Hormis les 131 000 personnes au Lac (Source : UNHCR) qui sont en Stress (phase 2 de l’IPC) alimentaire à cause du conflit, le reste du pays est à un niveau Minimal (Phase 1 de l’IPC), et y restera jusqu’en janvier 2018.  

    • Les stocks agricoles en cours de renforcement grâce aux nouvelles récoltes, permettront aux ménages de tenir jusqu’à la période de soudure (mai 2018), sauf dans certaines zones affectées par des périodes sèches et qui connaitront une faible production céréalière où les stocks seront épuisés entre février ou mars 2018.

    • Les ressources pastorales sont insuffisantes pour couvrir les besoins des animaux jusqu’en mars-avril comme c’est le cas en année normale en raison de séquences sèches localisées. Par conséquent, la soudure pastorale sera observée précocement à partir de février (Wadi Fira, Batha, Bahr-El-Gazel (BEG), Kanem, Lac) à cause de la détérioration du pâturage. La descente des transhumants a commencé dès septembre au lieu de novembre.

    • Des inondations ont affecté 4 200 ménages dans les départements du Moyen Chari et du Mandoul, détruisant près de 12 778 ha de cultures (Source : ANADER Moyen Chari, 20 septembre 2017), et les rendements du mil et du sorgho sont en baisse. En revanche, ces inondations ont un impact positif sur le bétail (embonpoint et production laitière) et favorisent une bonne campagne de contre-saison (berbéré et maraîchage). 


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    Situation agricole 

    Selon les techniciens de l’ANADER, les récoltes des cultures pluviales se poursuivent et la production céréalière sera autour de la moyenne grâce à un cumul pluviométrique qui est supérieur à l’année dernière au 30 septembre pour la plupart des régions, et largement supérieur  à la moyenne 1981-2010. Néamoins, des séquences sèches ont surtout affecté la bande sahélienne, notamment le Kanem, Lac Tchad, Wadi Fira, Batha, Hadjer Lamis et BEG. En revanche, des hausses de production, d’environ 5 à 10 pour cent au moins par rapport à la moyenne quinquennale sont attendues dans certaines régions comme le Salamat et le Logone Occidental. 
    L’abondance pluviométrique dans la zone soudanienne a entraîné des inondations fluvio-pluviales de grande envergure, particulièrement dans le Mandoul et le Moyen Chari, causant des baisses de production du sorgho et du maïs dans le Mandoul, et du sorgho dans le Moyen Chari. Des cas d’inondations sont aussi signalés dans la Tandjilé et le Mayo-Kebbi Est, mais des cas de destructions importantes des cultures ne sont pas encore observés. Ces inondations des plaines et de bas-fonds favorisent l’exploitation des cultures de contre saison (berbéré et maraîchage), ce qui pourra renforcer le stock des cultures pluviales et le revenu des ménages. Le repiquage de berbéré dans les zones de Baguirmi, Haraze Al –Biar, Mayo Kebbi Est, Chari et Dagana se poursuit. Les producteurs ont réduit les superficies exploitées en cultures vivrières notamment les céréales à cause des inondations, l’augmentation du prix de labour et le retard de versement des revenus du coton. Les superficies récoltables sont inférieures à celles de l’année  2016. 
    La situation phytosanitaire est généralement calme avec quelques poches isolées d’attaques de chenilles légionnaires rapportées dans le Chari Baguirmi et au Lac mais qui ne peuvent atteindre le seuil d’alerte. Au Lac, dans le département de Wayi, l’apparition des chenilles mineuses sur les épis du mil pénicillaire ont perturbé les récoltes chez certains producteurs.

    Conditions Pastorales 

    La disponibilité fourragère actuelle est satisfaisante grâce à la présence d’herbes fraîches et aux résidus des récoltes. Le volume de pâturage ne pourra cependant être disponible que jusqu'en février et va ensuite se raréfier dans certaines zones pastorales notamment au Kanem, Lac Tchad, Wadi Fira, BEG, Hadjer Lamis et Batha. Quant aux mouvements des animaux, on observe une descente précoce vers le sud du pays. Avec l’arrivée massive des troupeaux centrafricains et des retournés tchadiens, une surcharge pastorale et un déficit fourrager risquent d’engendrer des conflits intercommunautaires dans les zones d’accueil des transhumants (Mandoul, Moyen Chari, Logone Oriental et Salamat). Au mois de septembre, la plupart des éleveurs transhumants ont quitté leurs zones d’attache pour se diriger vers le sud, malgré une disponibilité actuelle de pâturage autour de la moyenne. 
     

    La main d’œuvre agricole 

    La demande saisonnière en main d’œuvre agricole est forte en ce moment où les travaux des récoltes céréalières, des oléagineux et tubercules sont intenses. Cette intensité est motivée par le départ précoce des transhumants, la présence d’ennemis des cultures signalés notamment les oiseaux granivores (Batha Ouest) et les chenilles légionnaires (Chari Baguirmi). Dans le BEG et le Kanem, les récoltes de pénicillaire ont été effectuées à 95 pourcent, excepté pour les cultures qui présentent un retard de cycle et qui sont en cours de maturation. L’arachide et le niébé sont en cours de récolte dans toutes les zones de production et les produits sont déjà présents sur les marchés. La plupart des travailleurs journaliers sont payés en nature du fait des conjonctures économiques difficiles que traverse le pays. Par exemple, au Lac, pour les récoltes de maïs, une journée de travail se paie 12 Kg de maïs en nature équivalent à environ 2 000 F CFA, ce qui reste une rémunération qui correspond à une année normale. Ce mode de paiement en nature est un des facteurs de démotivation de la main d’œuvre agricole. Par le passé, l’engouement était pour une partie de paiement en argent et, une autre, en nature permettant aux travailleurs de résoudre certaines dépenses.

    Marchés agricoles 

    L’offre actuelle sur les marchés céréaliers commence à être importante, comparée à la période de soudure, à cause des nouvelles récoltes en cours. La demande céréalière reprend timidement à cause de la crise économique que traverse le pays sauf, dans les zones déficitaires où elle reste importante pour la reconstitution des stocks. Les flux de produits alimentaires fonctionnent normalement dans l’ensemble du pays à l’exception du Lac Tchad où les restrictions sécuritaires continuent de limiter les mouvements. Dans la Tandjilé, certains marchés secondaires sont difficilement accessibles à cause des inondations. Les prix des produits agricoles locaux connaissent une baisse saisonnière. 

    Marches à bétail 

    Suite au ralentissement des flux transfrontaliers de bétail avec le Nigeria, principal client, l’offre locale est supérieure à la moyenne. Cette situation de suroffre maintient une baisse générale des prix sur les marchés intérieurs. Cette tendance des prix est significative et s’observe surtout sur les prix de petits ruminants.
    Assistance humanitaire  
    Le Tchad abrite 405 844 réfugiés, retournés et déplacés (Source : OCHA, Septembre 2017). Le Lac Tchad est la zone la plus touchée récemment par les mouvements de populations avec 133 500 personnes dont plus de 8 500 réfugiés et 127 000 déplacés internes. Ces personnes bénéficient de l’assistance alimentaire sous forme de vivres (DGV) et de non vivres (NFI). Une autre forme d’assistance est fournie par le PAM et ses partenaires sous forme de transferts monétaires. Dans ce volet, le PAM avec l’appui de ses partenaires, distribue aux ménages nécessiteux une somme de 6 500 F CFA/ménage/mois. L’assistance nutritionnelle prend en charge les femmes enceintes et allaitantes (FEA) ainsi que les enfants de moins de 5 ans.
    Situation de la sécurité alimentaire courante 
    Les récoltes pluviales, globalement moyennes, couplées à la bonne disponibilité laitière, ainsi que les revenus moyens tirés de la main d’œuvre améliorent l’accès et la consommation alimentaire des ménages pauvres. Ils sont en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) à l’exception du Lac Tchad. Malgré la persistance de l’insécurité civile due aux conflits avec Boko Haram, la baisse des récoltes céréalières (maïs et mil) et la perturbation des moyens d’existence et des marchés, la sécurité alimentaire des ménages pauvres du Lac Tchad s’améliore en Phase Stress (Phase 2 de l’IPC). Ces ménages ne peuvent pas se permettre certaines dépenses non alimentaires (scolarité, santé).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable, d’octobre 2017 à mai 2018, est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national :
    • Conditions Agro-climatiques : La fin de la saison des pluies sera normale. En plus de 12 778 ha actuellement inondés, de nouvelles superficies risquent de l’être, surtout dans le Mandoul et le Moyen Chari, entraînant la baisse du rendement de la campagne agricole en cours. La fin de la campagne pastorale sera normale avec un niveau de pâturage qui continuera d’être en dessous de la moyenne dans une grande partie de la zone pastorale, notamment le Hadjer Lamis, BEG, Kanem, Batha, Guera et Wadi Fira.
    • Les insectes et autres ravageurs : On pourrait s’attendre à des attaques très sporadiques d’insectes pendant les récoltes avec des dégâts limités. La situation des oiseaux granivores, actuellement calme au niveau national, pourrait devenir inquiétante dans le Guera (département d’Abtouyour) avec la maturation et les récoltes du penicillaire en cours. Il pourrait y avoir une baisse de rendement et de production. Dans la zone de Djaya (la partie nord d’Abtouyour), le sorgho est menacé par la présence d’oiseaux granivores qui pourraient faire des dégâts sur la production jusqu’en novembre.
    • La main d’œuvre agricole : Dans la zone soudanienne, l’offre de main d’œuvre pendant les récoltes pluviales (octobre à janvier) serait supérieure à une année normale du fait des inondations et de la réduction des superficies de coton d’environ 38 pourcent. Les producteurs affectés devront aller vendre leur force de travail pour compenser leurs pertes. En revanche, la demande sera en baisse à cause des pertes de superficies dues aux inondations. Pendant la deuxième période de scenario, l’offre de main d’œuvre pour le maraichage serait importante à cause des pertes de superficies enregistrées en pluvial et de l’engouement des cotonculteurs qui n’ont pas assez produit. Dans le Sahel, l’offre sera identique à une année normale pendant la campagne agricole pluviale et en période de contre saison. La demande baissera en raison du recours à la main d’œuvre familiale pour les travaux de récolte, qui par le passé nécessitaient une main d’œuvre saisonnière.
    • La crise économique qui perdure au Tchad depuis plus de deux ans a occasionné la chute des revenus des ménages en raison de la compression de travailleurs des grandes sociétés de la place (COTONTCHAD, Compagnie Sucrière du Tchad, etc.), de l’arrêt des chantiers routiers et de la construction des immeubles publics et privés. Cette crise pourrait impacter les moyens d’existence des ménages et leur pouvoir d’achat continuera d’être réduit par rapport à une année normale. 
    • L’offre et la demande : 
      • L’offre locale de produits alimentaires et de bétail : L’offre de produits alimentaires sera normale au cours de la première période de scénario grâce aux nouvelles récoltes céréalières. A partir de mars, les marchés seront approvisionnés comme en année normale, grâce aux récoltes de berbéré (sorgho de contre saison), du bon niveau des stocks commerçants et des produits de l’ONASA qui pourraient être mis sur le marché. L’offre de bétail serait supérieure à la normale, pendant toute la période d’analyse, à cause de la fermeture de la frontière avec le Nigeria. Par conséquent, les prix ainsi que le revenu des éleveurs resteront en dessous de la moyenne.
      • Demande céréalière et de bétail : La demande céréalière restera stable pendant la première période du scénario en raison du bon niveau de stocks. Elle connaîtra une légère hausse saisonnière dans le Mandoul et le Moyen Chari, entre février et mai 2018, à cause des inondations ayant causé des baisses de rendement. La demande nationale de bétail connaîtra une hausse relative due aux fêtes de fin d’année durant la première phase du scénario et, en mai, durant le Ramadan. Ces hausses seront de courte durée, et la demande baissera en dessous de la normale à cause de la fermeture de la frontière avec le Nigeria.
    • Les stocks des ménages et institutionnels : Le niveau des stocks sera normal dans la plupart des régions agricoles pendant la première période de scénario grâce aux récoltes pluviales en cours, à l’exception des régions qui montrent des signes de déficits céréaliers (sud Kanem et BEG, Nord Batha, Lac et Wadi Fira) et qui pourraient souffrir de l’épuisement de leurs stocks à partir de février – mars 2018. Le reste du pays disposera de stocks moyens qui assureront la consommation alimentaire des ménages jusqu’en mai 2018. Malgré les difficultés financières qu’éprouve l’ONASA, la reconstitution annuelle des stocks nationaux de sécurité alimentaire serait normale grâce à la production proche de la moyenne au niveau national. Les achats institutionnels pourraient avoir lieu au début de la deuxième période de scénario (février 2018).
    • Les ressources pastorales et le mouvement de bétail : La disponibilité actuelle des ressources pastorales montre des déficits par rapport à la moyenne dans les régions du Kanem, Lac Tchad, BEG, Hadjer Lamis, Batha et Wadi Fira. Par conséquent, la soudure pastorale sera précoce (fin février au lieu d’avril au Batha, fin décembre au lieu de mars dans le Wadi Fira) ; l’embonpoint pourrait être affecté à partir de mars 2018, en raison du déficit fourrager. Ceci va entraîner une détérioration des termes de l’échange bétail – céréales durant les mois d’avril et mai. Cette détérioration sera observée sur la plupart des marchés de la zone pastorale et agropastorale, ce qui réduira le pouvoir d’achat des ménages pasteurs et agropasteurs, limitant ainsi leur accès aux aliments. Les pasteurs sont à leur point d’attache entre le Ouaddaï et la région du Wadi-Fira et le BET, comme c’est le cas en année normale. Leur mouvement saisonnier vers la partie méridionale a débuté deux mois plutôt qu’en année normale. 
    • Les perspectives des récoltes pluviales et de contre saison : Les bonnes conditions pluviométriques et hydrologiques se traduiront sur le terrain par de bons développements des cultures pluviales et de contre saison (berbéré). Quant aux perspectives des récoltes pluviales, la campagne agricole 2017/2018 présage une production autour de la moyenne dans la majeure partie du pays, avec une faible production dans les régions du Sud qui ont été affectées par des inondations occasionnant la destruction des champs et la perte des stocks alimentaires. Les dernières pluies de la saison augmentent la teneur en humidité des sols, ce qui assure une bonne condition de production de berbéré. Dans la plupart des zones de moyens d’existence à l’exception du Lac Tchad, les sources de nourriture et de revenus liées au maraichage et aux cultures de décrue seront d’un niveau moyen.
    • Evolution de la situation nutritionnelle : L’évolution des admissions montre une baisse dans presque toutes les régions entre mai et juillet 2017. Les prémices d’août et septembre et les récoltes d’octobre à décembre favorisent une amélioration de l’accès aux aliments et de la consommation alimentaire. La situation nutritionnelle pourrait davantage s’améliorer pendant la première période de scénario. A partir de février, l’épuisement des stocks dans certaines zones, et les infections pulmonaires dues à la saison froide pourraient augmenter le nombre d’admissions. Selon OCHA (19 septembre 2017), la situation nutritionnelle reste préoccupante dans l’ensemble du pays avec près de 250 000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère attendus en 2018, soit 16,4 pourcent (source : Direction de la Nutrition et de la Technologie Alimentaire).

    La tendance des prix 

    • Prix du mil : A Abéché, le prix du mil connaîtra une baisse saisonnière (15 à 8 pourcent) par rapport à la moyenne quinquennale entre octobre et décembre à cause des récoltes en cours. Cette baisse sera de courte durée car le prix va commencer à se stabiliser en janvier puis à croître à partir de février. Cette hausse va continuer jusqu’à la fin de la période de scénario avec un pic en mars (13 pourcent) par rapport à la moyenne quinquennale.
    • Prix du sorgho : A Mongo, le prix du sorgho connaîtra une stabilité sur presque toute la période de scénario du fait des bonnes récoltes pluviales et de contre saison (sorgho de décrue) attendues.
    • Prix du maïs : A Bol, le prix du maïs connaîtra une baisse saisonnière jusqu’en novembre due aux récoltes qui engendrent une offre globalement moyenne. Cependant, les prix seront en hausse saisonnière modérée à partir de décembre – février avec des niveaux supérieurs de ceux de l’an dernier et de la moyenne quinquennale. Le prix pourrait atteindre son pic en décembre 2017 (190 F CFA/kg contre 170 F CFA/kg en année moyenne), à cause des achats institutionnels prévus en décembre par l’ONASA.
    • Prix du sésame : A Moundou, le prix du sésame connaîtra une baisse atypique à cause du bon niveau de stock résiduel et des bonnes récoltes attendues.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Entre octobre et janvier, le stock est disponible grâce aux récoltes pluviales en cours et aux stocks résiduels de 2016 et les ménages pauvres et très pauvres des zones agricoles accèdent aussi à la nourriture durant cette période grâce à la demande de la main d’œuvre qui offre des revenus typiques pendant la première période de scenario. Dans les zones pastorales, les ménages bénéficient aussi de la disponibilité laitière et des produits laitiers, et de bons niveaux des prix du bétail grâce à l’amélioration de l’embonpoint. La plupart des ménages d’agriculteurs et d’éleveurs, à l’exception de ceux du Lac Tchad, seront capables de répondre à leurs besoins alimentaires et non alimentaires de base sans recourir à des stratégies d’adaptation inhabituelles. Par conséquent, ils seront en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2018. En revanche, les sources de revenus des populations locales du Lac Tchad et les marchés de cette zone seront perturbés par le conflit. Ils seront en Stress alimentaire du fait de l’intensification des stratégies comme l’augmentation de la vente de bois et du recours au crédit. 
    Entre février et mai, les ménages qui ont connu de faibles productions céréalières (Kanem, BEG, Batha, Nord Guera, Hadjer Lamis, Wadi Fira, Moyen Chari, Mandoul et Tandjilé Est), pourraient souffrir de l’épuisement de leurs stocks à partir de février/mars 2018 et vont commencer à dépendre des marchés. Avec la baisse des opportunités liées à la main d’œuvre agricole et non agricole (à cause de la crise économique que traverse le Tchad), la plupart des ménages de ces zones ne peuvent se permettre certaines dépenses non essentielles dont l’éducation des enfants ou la santé. Ces ménages vont intensifier les stratégies comme la vente de bois, de charbon ou la migration vers la capitale, N’Djamena, ou vers les autres grands centres. Leur situation devrait se détériorer en phase de Stress jusqu’en mai 2018, à l’exception du Lac Tchad qui sera en Crise (Phase 3 de l’IPC), même avec l’assistance humanitaire.
     
    Figures

    Figure 1

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, octobre 2017

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Figure 3

    Carte de la zone ouest agropastorale et de pêche du lac Tchad

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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