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Les niveaux de stress et de crise ont pris fin et la sécurité alimentaire s’améliore

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Octobre 2012 - Mars 2013
Les niveaux de stress et de crise ont pris fin et la sécurité alimentaire s’améliore

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  • Evenements qui pourraient changer les scenarios
  • Messages clé
    • La sécurité alimentaire des ménages qui dépendent des cultures céréalières pluviales s’est améliorée en octobre et on observera une bonne disponibilité des produits maraîchers pendant la période du scenario. Les stocks issus de bonnes récoltes couplés aux activités maraîchères et de décrues modèrent l'insécurité alimentaire et décalent son statut de Stress à Aucune/Minimale (Phase 1 d'IPC) tout au long de la période de perspectives.

    • Des inondations sévères ont été rapportées dans presque dix régions entre août et septembre, affectant environ 466 000 personnes et près de 7 pourcent (255 700 ha) de surfaces cultivées réduisant ainsi la production du riz. Dans la Tandjilé et le Mayo-Kebbi, l’accès devient difficile en dehors des grands axes bitumés.

    • Des effectifs relativement importants des criquets sont signalés dans le Bahr El Gazal, Ouaddaï, Kanem, BET et à la frontière avec le Soudan (vers Adré). Les groupes d’ailés signalés n’ont pas menacé les cultures jusque là, et la situation est sous contrôle. Les opérations de lutte ont réussi à réduire les effectifs des acridiens et la menace potentielle aux cultures et pâturage.

    • La sécurité alimentaire pour les ménages agro-pastoraux dans le Guera s’est améliorée avec les bonnes récoltes qui  commencent, et le retour des animaux qui offrent du lait comme source de nourriture et revenu. Les améliorations continuent jusqu'à mars 2013 grâce aux bonnes récoltes, et aux occasions accrues d'auto-emploi (maraîchage, collecte de bois de chauffage, de charbon de bois et de la gomme arabique).


    Présentation nationale
    Situation actuelle

    Situation agro-pastorale

    La campagne agricole 2012/2013 est bonne par rapport à celle de l’année précédente à cause des quantités des pluies excédentaires et des superficies ensemencées qui ont connu une augmentation d’environ 21 pourcent par rapport à 2011. Entre fin août et mi-septembre, il y a eu des cas d’inondation des cultures, principalement le riz et le sorgho, et ont affecté entre 5 à 7 pourcent de la superficie totale emblavée.

    Les bonnes pluies ont amélioré de manière substantielle la disponibilité fourragère et en eau dans presque tout le Tchad. Les mares permanentes et semi-permanentes qui retiennent l’eau d’abreuvement des animaux sont presque remplies et la disponibilité en pâturage est supérieure à la normale améliorant par conséquent l’état d’embonpoint des animaux.

    Sur le plan épizootique, la situation est calme sur l’ensemble du territoire à l’exception des maladies telluriques qui sévissent par endroit (Mayo-Kebbi, Moyen-Chari, Tandjilé, Guera et Batha) et qui sont normales comparées à une année typique.

    Situation acridienne et oiseaux granivores

    En août, la Direction de Protection Végétale (DPVC) a signalé la présence des oiseaux granivores et des sauteriaux dans les régions de Wadi-fira, Ouaddaï et Tandjilé. Les dégâts sur les cultures notamment les feuilles sont estimées entre 10 et 15 pourcent selon la DPVC. En plus, les agents prospecteurs de l’Agence Nationale de Lutte Antiacridienne (ANLA) ont signalé la présence des bandes larvaires des criquets pèlerins autour de Fada et de Kalaït en date du 19 septembre 2012. La situation est sous contrôle et les dégâts sur les cultures ne sont pas significatifs.

    Situation de la main d'œuvre

    Les opportunités de la main d’œuvre ont augmenté avec les augmentations des superficies labourées grâce à l’introduction de      1 100 tracteurs dans tout le Tchad. Les bonnes récoltes en cours exigent une main d’œuvre (MOD) supérieure à une année typique et l’offre est restée normale à cause des ménages pauvres et très pauvres qui sont occupés par leurs propres travaux champêtres. Dans le Guera, le sarclage d’un hectare d’arachide coûte 100 000 FCFA cette année contre 55 000 FCFA en année normale. A Biltine, les ménages ont fait usage des tracteurs pour labourer au delà de la main d’œuvre familiale. La plupart des ménages font recours à une main d’œuvre non familiale qui devient rare et son coût a augmenté de 12 000 FCFA/ha à 15 000 FCFA/ha. Cette augmentation de la demande en MOD agricole va augmenter les sources de revenu et améliorer l’accès à l’alimentation.

    Marchés et flux

    Les marchés céréaliers fonctionnent normalement et l’approvisionnement des marchés est normal dans toutes les régions du Tchad. Les produits des premières récoltes commencent à être observés sur certains marchés et l’offre est globalement satisfaisante. Cette disponibilité normale a engendré une stabilité des prix des céréales par rapport au mois de septembre, voire une baisse sur certains marchés (Abéché, Bol, Kélo et Mao). A Abéché, le prix actuel du sorgho reste supérieur à 2008 (année normale), à 2011 et à la moyenne quinquennale malgré la baisse des prix. A Bol, le prix du sorgho est stable par rapport à 2008, à la moyenne mais inferieur à 2011.

    Les flux entre les marchés de collecte et les marchés de regroupement s’intensifient comparés à la période de soudure (juin-septembre) à cause des premières récoltes. A cet effet, les transferts de la zone soudanienne vers la zone sahélienne commencent à s’observer après un ralenti causé par la saison des pluies. Cependant, les destinations sont principalement les marchés de la capitale (N’Djaména) et concernent beaucoup plus l’arachide en ce moment, parce que l'arachide est récoltée plus tôt que les céréales. Les flux entre les marchés sont relativement normaux à  cette période de l'année.

    Situation de la sécurité alimentaire

    Au regard de la bonne pluviométrie qui tend vers la fin, la disponibilité en prémices et légumes sauvages et les premières récoltes qui ont commencé par endroit, la sécurité alimentaire est dans l’ensemble satisfaisante comparée aux trois premiers trimestres de l’année et à celle de l’année dernière à la même période. Les repas quotidiens habituels sont dans l’ensemble assurés dans les ménages sans faire recours aux stratégies d’adaptation quelconque et l’on ne signale aucune préoccupation relative à la sécurité alimentaire sur tout l’ensemble du territoire. Actuellement, toutes les zones de moyens d’existence sont en phase 1 de l’IPC2.0 (Figure 1).

    L’évolution de la malnutrition des enfants de moins de 5 ans est caractérisée depuis ces derniers mois par une nette amélioration qui se justifie par les diminutions consécutives du nombre d’admission des enfants dans les centres nutritionnels. En témoigne le nombre d’admissions des enfants au Centre Nutritionnel Supplémentaire du Guera qui était de 1 795 en juin, 1 546 en juillet et 1 091 en août. Cette baisse est aussi remarquée au Kanem (-22 pourcent), Bahr El Gazal (-16,5 pourcent), Batha (-44,5 pourcent) entre juin et juillet. Cette amélioration est due aux effets jumelés des diverses interventions des acteurs humanitaires (Blanket Feedings, les distributions de Plumpy nut), de la période de Ramadan qui permet l’accès quotidien aux bouillies, soupes, fruits, légumes et beignets, et de la disponibilité alimentaire dans les ménages grâce à la diversification des sources de nourriture (prémices, lait, et légumes sauvages).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable d'octobre 2012 à mars 2013 est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national:

    • Les stocks céréaliers: Entre octobre-décembre, le stock céréalier des ménages et des commerçants seront importants grâce aux récoltes qui seront moyennes à bonnes en général. La disponibilité céréalière sera renforcée à partir de févier dans les zones de culture de décrue et gomme arabique à cause de la récolte du berbéré. A partir de mars, les stocks en dehors de la zone de moyens d’existence (culture de décrue et gomme arabique) vont commencer à diminuer.
    • La situation acridienne: La situation acridienne actuelle est sous contrôle. Selon les prévisions actuelles, les criquets se déplaceront vers le  Nord-Ouest de l’Afrique, et non vers les zones agricoles du Tchad. Donc, les dégâts sur les cultures ne seront pas significatifs.
    • Les animaux d'élevage: Au regard de la disponibilité fourragère et le niveau actuel des mares permanentes et semi-permanentes servant d’abreuvement au bétail, on observerait entre novembre 2012 et février 2013 un bon embonpoint des animaux qui pourrait améliorer les termes d’échange par rapport à une année normale.

    Les prix: Entre octobre et décembre, les prix pourraient connaitre une baisse et resteront à un niveau inferieur à celui de l'année dernière à la même période à cause de la bonne récolte. A partir de mars, les prix pourraient alors connaitre des légères hausses avec l'approche de la soudure.

    Les activités maraîchères: Avec le niveau de remplissage actuel des mares permanentes et semi-permanentes, les ménages intensifieront les activités maraîchères pendant la période du scenario et on observera une bonne disponibilité des produits maraîchers pendant cette période. En outre, l'augmentation de la population urbaine créée une demande additionnelle des produits maraîchers au Tchad. Donc, cette activité occasionnera un revenu supplémentaire pour certains ménages, y compris les ménages pauvres et très pauvres, et sera supérieur comparé à une année typique.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Pendant la première phase de la période du scenario (octobre-décembre), la situation alimentaire sera relativement calme sur toute l’étendue du territoire. Les ménages dépendront de leur propre production et ne feront recours à aucune stratégie d’adaptation. La baisse des prix des céréales pendant cette période améliorera l’accès aux denrées par les ménages pauvres et très pauvres qui dépendent des achats sur le marché. On notera également une bonne disponibilité des produits maraîchers, ce qui contribuera également à améliorer le revenu et la situation alimentaire des ménages. Sur le plan nutritionnel, on observera aussi une amélioration qui est en fait le reflet de la bonne disponibilité alimentaire. A cet effet, tout le pays est en Phase 1 (Minime) de l’IPC 2.0 (Figure 2).

    La dynamique de la sécurité alimentaire entre octobre et décembre 2012 se maintiendra jusqu’à février à cause de la disponibilité céréalière au niveau des ménages. Cependant, à partir de mars, à l’approche de soudure, les stocks alimentaire et fourrager vont diminuer et les ménages dépendront beaucoup plus des achats sur le marché comme d'habitude à cette période de l'année. En réponse à cette situation, les ménages agriculteurs feront recours aux stratégies de subsistance habituelles (le travail migratoire, la cueillette des fruits sauvages, le jardinage, etc.) afin de combler le vide ; quant aux pastoralistes, ils vont augmenter les ventes des animaux ou migrent temporairement à la recherche d’un emploi pour avoir de la liquidité. A cet effet, les deux types de ménages resteront toujours en Phase 1 (Minime) de l'IPC 2.0 (Figure 3).


    Zone d'interet

    Nord Guera/Zone Central Agro-Pastorale

    Situation actuelle

    Les résultats de la bonne pluviométrie indiquent que les 2,4 millions de personnes qui sont majoritairement dans la zone agro pastorale et qui étaient en Stress (Phase 2 de l’IPC 2.0) avec la partie nord de Mangalmé en crise (Phase 3 de l’IPC 2.0) jusqu'à fin septembre, sont actuellement capables de répondre à leurs besoins alimentaires et non alimentaires de base parce que leurs moyens d’existence leur permettent de supporter la sécurité alimentaire de leur ménage.

    Situation pastorale

    Malgré quelques cas de piétin enregistrés dans la zone, l’état physique des animaux y est satisfaisant. Le pâturage est abondant, les points d’eau sont bien remplis et le niveau actuel est meilleur par rapport à la campagne de l’année  dernière au même moment. La disponibilité fourragère et en eau a permis une bonne production laitière au dessus d’une année typique; cette amélioration est observée dans toute la zone agro pastorale et sera importante jusqu'à décembre. Entre janvier et mars la production laitière sera faible.

    Marché et prix

    Le marché de Mangalmè est approvisionné normalement grâce aux denrées issues des marchés des villages voisins (Eref, Chawir et Baro). L’offre est renforcée grâce à ces transferts intrazones. Les prix des céréales suivent une tendance en baisse depuis juillet. Actuellement, le prix du sorgho est 160 XAF/Kg contre 180 XAF/Kg en juillet et celui du mil 200 XAF/Kg contre 280 XAF/Kg en juillet, ce qui est supérieur à une année normale (78 XAF pour le sorgho et 133 XAF pour le mil).

    Assistance

    Les assistances par les acteurs humanitaires se poursuivent dans la zone de Mangalmè et ont pour objectif de faciliter l’accès aux vivres par les ménages pauvres et très pauvres au travers la Distribution Générale des Vivres et le blanket feeding d’une part et la relance agricole (pluviale, décrue et maraîcher) par la distribution des intrants d’autre part. Selon la planification, l'assistance doit s'arrêter en fin novembre à cause des nouvelles récoltes.  

    Situation alimentaire

    Actuellement, au niveau des ménages pauvres et très pauvres, on observe une bonne disponibilité céréalière comparée à l’année dernière à la même période. Cette disponibilité est causée par les récoltes des cultures de case et des cultures à cycle court qui ont commencé au début de septembre, la baisse des prix des céréales sur le marché et les diverses assistances qui se poursuivent. La consommation alimentaire de ces ménages s’est significativement améliorée par rapport au début du deuxième semestre de l’année. Cette amélioration tant quantitative que qualitative se caractérise par l’augmentation du nombre de repas (trois repas par jour au lieu de deux) et aussi par la diversification des sources de nourriture (ex. prémices, assistances, légumes sauvages, lait). Grâce à ces conditions, ces ménages ne se sont pas engagés actuellement dans les stratégies d’adaptation et ils sont en Phase 1 (Minime) de l’IPC 2.0.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable d'octobre 2012 à mars 2013 pour le Nord Guera est basé sur les hypothèses suivantes:

    • Le revenu des ménages: Le revenu des ménages pauvres au cours de la période du scénario augmentera d‘environ 7 pourcent par rapport à une année typique grâce à la demande saisonnière croissante de la main d’œuvre agricole à cause des cultures du berbéré et l'intensification du maraîchage et la vente des produits maraîchers.
    • Les sources de nourriture: Quant aux sources de nourriture, elles se comporteront de la manière normale sauf que les ménages dépendront beaucoup plus de leur propre production, ce qui réduira un peu leur dépendance de 10- 15 pourcent vis-à-vis des achats sur le marché entre octobre et janvier.
    • Les stocks: A partir de février, les stocks vont commencer à diminuer et les ménages feront recours aux mécanismes de moyens d’existence habituels (vente de bois/paille, travail journalier, vente de petits ruminants, artisanat et vente de produits de cueillette) afin de renforcer leur pouvoir d’achat car ils dépendront beaucoup plus des achats sur le marché. Ces mécanismes se comporteront comme en une année normale.
    • Les marchés/les prix: Le marché de céréales de Mangalmè sera bien approvisionné grâce aux flux intrazones et le prix des céréales connaîtra une tendance à la baisse sur le marché entre octobre-décembre mais restera au dessus de l’année normale à cause de la faiblesse de la demande prévue du Batha. La demande en céréales du Batha sera faible vis à vis du Guera à cause des récoltes qui seront moyennes à bonnes dans le Batha. Entre janvier - mars, les prix connaîtront une légère hausse entre 3 à 5 pourcent parce que la demande va augmenter.
    • Situation acridienne: Compte tenu des observations faites sur le terrain faisant état de la présence significative d’effectifs des criquets ailés solitaires mâtures dans la région du Batha, région voisine du département de Mangalmé, zone favorable pour le développement des acridiens, on peut s’attendre que la reproduction locale se poursuive entraînant une augmentation des effectifs acridiens. Actuellement, la situation acridienne est sous contrôle. Avec le déplacement des criquets vers le Nord-Ouest de l'Afrique, les dégâts sur les cultures seraient minimes.
    • Les oiseaux granivores: Une concentration des oiseaux granivores (les quéléa quéléa) est observée dans le Guera et les paysans interrogés dans leurs champs affirment que les dégâts causés ne sont pas significatifs au début de la période du scénario. Les dégâts causés par les oiseaux granivores seront normaux par rapport à une année normale entre octobre et fin novembre.  
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Au regard de la bonne campagne agricole, les ménages reconstitueront leur stock céréalier à partir d’octobre et pourront subvenir à leurs besoins alimentaires jusqu’à février grâce à leur propre production. La baisse des prix des céréales sur le marché pendant cette période améliorera l’accès aux denrées de première nécessité par les ménages pauvres. A cet effet, les ménages seront en Phase 1 (Minime) de l’IPC 2.0 pendant cette période.

    Dans l'ensemble, les perspectives en matière de sécurité alimentaire dans la zone de Mangalmè sont satisfaisantes et on prévoit que la plupart des ménages pauvres et très pauvres parviendra à subvenir à ses besoins alimentaires toute la période du scenario sans faire recours aux stratégies d’adaptation. Toutefois, à partir de février, les ménages feront recours aux mécanismes d’adaptation habituels (vente de bois/paille, travail journalier, vente de petits ruminants, artisanat et vente de produits de cueillette) qui se comporteront comme en une année normale et les ménages seront toujours en Phase 1 de l’IPC 2.0.


    Evenements qui pourraient changer les scenarios

    Zone

    Evénement

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    National

    Invasion acridienne plus sévère par rapport à une année normale

    • Réduction de la disponibilité fourragère et laitière;
    • Difficulté pour la reconstitution des stocks fourragers;
    • Soudure précoce du bétail; et
    • Insécurité alimentaire pastorale

    Agro-pastorale (Guera)

    Pullulation des oiseaux granivores plus sévère par rapport à une année normale.

    • Réduction des récoltes;
    • Difficulté pour la reconstitution des stocks céréaliers des ménages;
    • Faible opportunité du salariat agricole; et
    • Hausse des prix des céréales.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, octobre 2012

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, octobre 2012

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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