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L’insécurité alimentaire des ménages du Sahel est accentuée par le COVID-19

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Février - Septembre 2021
L’insécurité alimentaire des ménages du Sahel est accentuée par le COVID-19

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  • Messages clé
  • CONTEXTE NATIONAL
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    • Le ravitaillement des marchés céréaliers continue d’être perturbé par les enchères sur les transports qui réduient notamment au Sahel Ouest. Ceci se traduit par une tendance haussière par rapport à la moyenne quinquennale des prix du mil à Ngouri (18%), Guereda (+17%) et Abdi (+12%) fin janvier 2021. Cette tendance est observée sur le prix du maïs à Bol (+18%).

    • La campagne agropastorale de contresaison se déroule normalement grâce aux bons résultats de la saison pluvieuse. La production de berberé attendue est estimée légèrement supérieure à la moyenne quinquennale grâce à la bonne humidité résiduelle et l’extension des superficies emblavées. La situation pastorale est stable en raison de la bonne disponibilité du pâturage naturel renforcé par les résidus de récoltes et des bons niveaux des points d’eau d’abreuvement.

    • La pandémie continue d’exacerber la précarité des ménages très pauvres et pauvres à cause des restrictions gouvernementales. Ceci se traduit par la baisse des revenus dont les principales sources sont en détérioration continue. Ceci affecte la situation alimentaire dans la plupart des zones déficitaires et même autour des grands centres urbains.

    • La situation alimentaire des ménages hôtes et déplacés du Lac serait en Crise (Phase 3 de l’IPC) en l’absence d‘assistance humanitaire. Au Tibesti, l’accès alimentaire est limité par la baisse des revenus et les ménages sont en Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans le reste du pays, la plupart des ménages ont une consommation alimentaire minimale grâce aux bons niveaux de produits agricoles renforcés par les récoltes de contre saison (Phase 1 de l’IPC).


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    COVID-19 et mesures restrictives : La pandémie continue de freiner le fonctionnement de l’économie nationale. Avec une prévalence de 3934 cas cumulés depuis le début de la pandémie en mars 2020 dont 3420 guéris, 353 malades sous traitement et 137 décès au 25 février 2021 selon la coordination Nationale de riposte sanitaire, le COVID-19 accentue la précarité des ménages très pauvres et pauvres à cause des mesures de contrôle de la pandémie dont la fermeture des frontières, les restrictions sur le trafic routier et le couvre-feu nocturne.

    Macroéconomie et cours du pétrole : L’économie tchadienne est largement tributaire des ressources pétrolières et a été grandement affectée par la chute du cours du brut depuis 2015. Ceci a pour conséquence une crise économique, qui se trouve exacerbée par la pandémie du COVID-19 avec de graves répercussions économiques et sociales sur le Tchad. Ceci affecte la situation alimentaire des ménages à travers la baisse des revenus.

    Campagne de contresaison : La production globale attendue de berberé, du maïs du Lac et des produits maraîchers dans les différentes zones du pays est estimée légèrement supérieure à la normale en raison de la bonne humidité résiduelle enregistrée et des extensions de superficies dans les provinces productrices. Cependant, l’offre en main d’œuvre est nettement supérieure à la normale dans la plupart des provinces du pays à cause de la baisse des opportunités d’embauche occasionnées par le COVID-19.

    Stocks des ménages : Dans la plupart des zones du pays, les stocks céréaliers des ménages sont moyens grâce aux bonnes productions de la dernière campagne pluviale. Les nouvelles récoltes de berberé renforcent le niveau des stocks céréaliers des ménages dans les zones productrices comme au Guera et Salamat. Elles ravitaillent également les marchés des autres zones du pays.

    Au Mayo Kebbi Est et au Tandjilé, les volumes de récoltes de berberé, sont moins importants par suite des retards occasionnés par les inondations et les attaques de chenilles.

    Stocks institutionnels, achats éventuels et niveau des stocks : Les entrepôts de l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA) disposent d’un stock résiduel de 8 900 tonnes.

    Revenus agricoles : Le salaire journalier est inférieur à la normale dans l’ensemble du pays à cause des difficultés financières des agriculteurs dues aux effets de la crise économique ainsi qu’aux restrictions liées au COVID-19. La main d’œuvre employée durant cette période reste cependant essentiellement familiale.

    Revenus non-agricoles : Par suite des mesures restrictives liées au COVID-19 et de la crise économique que travers le pays, de nombreuses sources de revenu des ménages pauvres et très pauvres se voient perturbées. Certaines activités demeurent accessibles, notamment le transport ou la vente d’eau, la fabrication et la vente de briques, le travail domestiques, mais les salaires journaliers sont inférieurs à la normale. A titre illustratif, selon des informateurs clé, les salaires journaliers moyens à Bongor sont passés de 3000 FCFA en année normale, avant la pandémie, à 2000 voire 1500 FCFA. Ailleurs à Abéché, les salaires issus de la fabrication de briques ont baissé de 5000 FCFA/jour d’avant la période de COVID19 à 3000 ou 2500 FCFA, actuellement.

    Transferts d’argent : Les revenus issus des transferts des migrants saisonniers ou permanents ont baissé de 50 à 60% à cause de l’impact des mesures relatives au COVID-19 et de l’insécurité en territoires libyen et soudanais. Par exemple, selon des informateurs clé de la zone, les ménages très pauvres et pauvres du Ouaddaï qui recevaient, en année normale, 45 000 à 50 000 FCFA/mois ne reçoivent que 25 000 à 20 000FCFA/mois actuellement.

    Situation pastorale : Dans la plupart des zones agropastorales et même en zone de transhumance, le bétail consomme du tapis fourrager et des résidus de récoltes de la campagne pluviale. Ces résidus sont renforcés par ceux issus de la campagne de contresaison, notamment du berberé, en cours de récolte. Le niveau actuel des points d’eau permet de couvrir les besoins d’abreuvement des animaux. Cependant, une baisse du tapis fourrager est actuellement observée dans la zone de transition (Hadjer Lamis etChari Baguirmi) du Sahel ouest où le séjour de certains transhumants était légèrement prolongé, jusque début novembre en raison du fort taux d’humidité ans les zones d’accueil. La plupart des transhumants sont actuellement installés dans la zone méridionale, comme en année normale.

    Fonctionnement des marchés : Les marchés alimentaires sont ravitaillés par les récoltes de la campagne pluviale et du sorgho de décrue en cours qui renforce l‘offre malgré les enchères sur les coûts de transport. Au Lac, les perturbations des approvisionnements par l’insécurité civile sont exacerbées par les ces enchères. La demande reste normale voire en baisse dans la plupart des zones du pays en raison de la baisse du pouvoir d’achat occasionnée par le ralentissement de l’économie. Cependant, une hausse de la demande est rapportée dans l’est du pays (Ouaddaï, Sila et Wadi Fira) en réponse à une hausse de la demande depuis les provinces septentrionales du BET (Borkou, Ennedi et Tibesti) où une intensification des flux est observée. Dans les zones agricoles du pays, le prix du mil demeure stable par rapport à la moyenne quinquennale, comme à Moundou (+6%) tandis que des baisses sont rapportées à Doba (-15%) et Goré (-21%) à cause d’une faible demande. Inversement, par suite d’une hausse de la demande à destination du BET et une exportation vers les zones frontalières en territoire soudanais, à travers des couloirs informels, les prix du mil affichent une hausse à Abdi (12%) et Guereda (17%).

    Conflits et mouvements de population :

    Les conflits intercommunautaires et ceux du Darfour sont en veille et continuent de provoquer des mouvements de populations dans certaines zones :

    • Déplacés du Darfour : Un effectif de 4482 réfugiés du Darfour soudanais est enregistré entre le 17 janvier et le 11 février 2021 selon les données du HCR.
    • Crise sécuritaire et conflits post-électoraux en république centrafricaine : L'insécurité post-électorale a entraîné une augmentation du nombre de réfugiés entrant dans le sud du Tchad depuis décembre 2020.
    • Conflits agri/éleveurs : A l’exception des heurts survenus à Doulbarid, dans la province du Ouaddaï, ayant fait 11 tués en janvier, une relative accalmie générale est observée sur les différents foyers de conflits internes (Mayo Kebbi Est, Sila, Tandjilé, Wadi Fira). Plus de 7000 personnes ayant fui les conflits communautaires sont encore présentes dans leurs localités d’accueil.
    • Situation sécuritaire au Tibesti : Compte tenu de la décision gouvernementale relative à l’arrêt de l’exploitation artisanale et de la fermeture des mines d’or en octobre 2020, une accalmie relative est observée par suite de la sécurisation des sites occasionnant des reflux d’exploitants artisanaux en provenance des autres provinces du pays. Toutefois, des rixes entre forces de sécurité et artisans miniers sont, occasionnellement enregistrés.

    Situation alimentaire courante : Les déplacés et ménages hôtes du Lac auraient une situation alimentaire en Crise (Phase 3 de l’IPC) en l’absence d’assistance humanitaire. Cependant, il est probable que l’assistance en cours ait un effet significatif sur la sécurité alimentaire, mais FEWS NET ne dispose pas de suffisamment de donnée pour confirmer ceci au moment de la publication de ce rapport. La situation alimentaire des ménages très pauvres et pauvres du Tibesti, du BEG et du Kanem, du Wadi Fira, Ouaddaï, est en Stress (Phase 2 de l’IPC) à cause de la hausse des prix des produits alimentaires sur les marchés face à une baisse des revenus découlant des impacts négatifs des restrictions liées au COVID-19, limitant leur accès au marché. Par conséquent, ils ne pourraient se permettre des dépenses non alimentaires essentielles sans s’engager dans des stratégies d’adaptation telles que le recours inhabituel au petit commerce, l’intensification de la main d’œuvre ou la vente de fagots de bois. Dans les zones agricoles et agropastorales du pays, malgré le contexte d’urgence sanitaire, la consommation alimentaire est stable grâce aux bons niveaux de stocks céréaliers en cours en renforcement par les récoltes du sorgho de décrue (berberé). Les ménages de ces zones ne sont actuellement pas en insécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC).

    Suppositions

    Le scénario le plus probable, février à septembre 2021, est basé sur les hypothèses suivantes au niveau national :

    • La campagne agropastorale débuterait par un début et une fin de saison pluvieuse identique à une année normale. Selon les prévisions mises à jour par les partenaires scientifiques de l’USGS/NOAA, des précipitations moyenne à supérieures à la moyenne sont attendues dans la plupart des zones du pays durant la saison des pluies 2021. Ceci faciliterait une bonne campagne agropastorale.
    • Malgré les récoltes de berbéré en cours, les ménages très pauvres et pauvres du Mayo Kebbi Est de la Tandjilé verraient leurs stocks épuisés dès mars au lieu de juin ou juillet en année normale, à cause des faibles récoltes engrangées. Les ménages de ces zones dépendraient précocement des marchés pour leur consommation, ainsi qu’au BEG, Kanem, Batha, Ouaddaï et Wadi Fira où, un épuisement précoce des stocks serait observé. Ailleurs, les stocks céréaliers des ménages seraient à des niveaux d’une année normale.
    • En l‘absence de l’amélioration de la situation sanitaire, les mesures relatives au COVID-19 se maintiendraient jusqu’en septembre 2021.
    • La crise économique liée aux cours du pétrole sur le marché accentuée par la crise sanitaire liée au COVID-19 continuerait d’affecter les moyens d’existence des ménages très pauvres et pauvres, notamment les revenus des ménages très pauvres et pauvres qui resteraient en baisse dans la plupart des zones du pays. Les transferts d’argent des migrants saisonniers resteraient faibles durant toute la période d’analyse.
    • Les efforts de lutte contre l'extraction illégale d'or au Tibesti et au Borkou devraient s'intensifier au cours de la période de projection, ce qui entraînera une augmentation générale du niveau de conflit par rapport aux niveaux actuels. Les perturbations du commerce et des mouvements attribuées au banditisme routier, à la fermeture de la frontière avec la Libye et aux restrictions liées au COVID-19 devraient persister aux niveaux actuels alors que les incidents entre les forces de sécurité et les artisans miniers se multiplient. Malgré l’intensification de la contrebande, l’approvisionnement des marchés en produits alimentaires importés à partir de la Libye resterait en deçà des niveaux d’une année normale ; les volumes des flux resteraient faibles durant toute la période d’analyse
    • Les flux de réfugiés centrafricains dans les localités situées au sud du Tchad devraient se poursuivre au rythme actuel jusqu'à ce que les efforts de médiation commencent entre le gouvernement et les groupes rebelles en mars 2021, après quoi on s'attendrait à une baisse du nombre de réfugiés par rapport à la période de décembre 2020 à février 2021.
    • La violence intercommunautaire croissante dans la province soudanaise du Darfour pourrait entraîner des mouvements de population supplémentaires vers le Tchad, au-dessus des niveaux de 2020, en raison de la méfiance à l'égard du retrait annoncé des forces d'interposition des Nations Unies (MINUAD) et de leur remplacement par les forces gouvernementales soudanaises
    • Les manifestations électorales au Tchad, qui se traduiraient par des manifestations des forces de l'opposition et de la société civile, conduiraient à des affrontements à N'Djamena et dans les villes pro-opposition telles que Moundou, Doba, Sarh et Abéché, au sud tout au long de la période précédant et immédiatement après la période électorale et au-delà ; cependant, les déploiements massifs de forces de sécurité et les répressions empêcheraient les manifestations de s'intensifier. Entre février et juin, les activités électorales planifiées pourraient occasionner des manifestations dans la capitale et les grandes villes du pays perturbant les trafics interurbains et donc les flux céréaliers. L’approvisionnement des marchés pourrait être affecté ; la disponibilité sur les marchés céréaliers serait temporairement en baisse.
    • Compte tenu de la bonne disponibilité des ressources pastorales en zone de transhumance et dans les zones agropastorales, la couverture des besoins alimentaires des animaux serait assurée jusqu‘à fin mars voire mi-avril 2021.
    • Il est à redouter des rixes relatives au contrôle et gestion des points d’eau dans le Batha. Ceci pourrait conduire à une escalade des conflits entre les autochtones agropasteurs et les transhumants, vers fin mai 2020, pendant la remontée des transhumants vers leurs points d’attache.
    • La reconstitution des stocks institutionnels étatiques débuterait vers mars – avril conformément à la disponibilité budgétaire des services de l’ONASA. Il est prévu un volume d’achats de 34 900 tonnes dont 26 000 tonnes en achats directs auprès des producteurs ciblés pour un montant de 6 912 774 FCFA. ;

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Entre février et mai 2021 : En l’absence d’assistance alimentaire, les ménages du Lac devraient recourir à des stratégies d’adaptation négatives, telles que la réduction du nombre de repas et certains auraient une consommation alimentaire insuffisante et seraient en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Compte tenu de la baisse des revenus des ménages face à une hausse des prix de produits alimentaires découlant de la baisse des volumes flux avec la Libye occasionnées par les fermetures de frontières à la suite des conflits et des impacts négatifs des mesures contre la pandémie du COVID-19, les ménages pauvres et très pauvres du Tibesti auront un accès réduit aux marchés. Au BEG, Kanem, Wadi Fira et Ouaddaï, les baisses de revenus couplées aux hausses de prix de produits alimentaires sur les marchés réduiront également leur accès alimentaire. Ils auront une consommation alimentaire minimale mais ne seront pas capables de se permettre certaines dépenses non alimentaires essentielles et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Dans les autres zones du pays, les ménages auront une consommation alimentaire stable grâce aux bons niveaux de stocks renforcés par les produits de contresaison (berberé, produits maraîchers). Les ménages seront capables de couvrir leurs besoins essentiels, alimentaires et non alimentaires, sans recourir à des stratégies d’adaptation. Ils ne seront pas en insécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC).

    Entre juin et septembre 2021, les déplacés et ménages hôtes du Lac resteraient dans une situation similaire en l’absence d’assistance alimentaire et devront recourir à des stratégies d’adaptation négatives pour accéder au marché en complément des légumes hivernaux récoltés. Ils demeureront en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Les ménages du Tibesti, BEG, Kanem, Ennedi Est et Ouest, du Wadi Fira, Ouaddaï, et Sila dépendraient fortement des marchés pour leur consommation par suite de l’épuisement ou de la baisse de leurs stocks céréaliers. Leur accès aux marchés serait réduit à cause de la baisse de leurs revenus consécutivement aux impacts négatifs des mesures du COVID-19. Les ménages de ces zones resteront donc en Stress (Phase 2 de l’IPC) car ils auraient une consommation alimentaire minimale d’adéquation réduite mais ne pourront se permettre certaines dépenses non alimentaires essentielles sans s’engager dans des stratégies d’adaptation.

    EVENEMENTS QUI POURRAIENT CHANGER LE SCENARIO

    Événements possibles qui pourraient changer le scénario le plus probable.

    Zone

    Evénements

    Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

    National

    Levée des restrictions relatives à la pandémie du COVID-19

    • Reprise timide des activités économiques (commerce du bétail, main d’œuvre non agricole, etc.)
    • Amélioration des flux transfrontaliers de produits alimentaires importés notamment en provenance de la Libye renforçant la disponibilité sur les marchés locaux notamment au Tibesti, Borkou, BEG, Kanem.
    • Il pourrait en découler une baisse de prix sur les marchés facilitant l’accès aux ménages très pauvres et pauvres de ces zones.
    • Un grand nombre de ménages serait en Stress (Phase 2 de l’IPC) au lieu de Crise (Phase 3 de l’IPC)

    Renforcement des restrictions gouvernementales

    Une baisse encore plus prononcée des activités économiques induirait une diminution ou une perte de revenus pour un nombre plus important de ménages et un nombre plus important de ménages serait en Crise (Phase 3 de l’IPC)

    Détérioration du contexte sécuritaire en Libye

    Baisse des flux de produis alimentaires occasionnant des hausses de prix sur les marchés du Tibesti. Ceci limiterait l’accès aux aliments à un nombre important de ménages très pauvres et pauvres qui se retrouveraient alors en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Une accalmie sécuritaire en territoire libyen permettrait l’amélioration des flux commerciaux transfrontaliers entre la Libye et le Tchad ;

    Reprise des flux de produits importés conduirait à un plus grand nombre de ménages en situation de sécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC)

    Figures Le prix du mil est légèrement au-dessus de la moyenne, notamment en début de projection

    Figure 1

    Figure 1

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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