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La securité alimentaire s’est ameliorée dans toutes les régions du Tchad grâce aux récoltes

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Novembre 2014
La securité alimentaire s’est ameliorée dans toutes les régions du Tchad grâce aux récoltes

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspectives estimées jusqu'à mars 2015
  • Messages clé
    • La production céréalière est estimée à 2.669.653 tonnes, soit une augmentation de 9 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale. Malgré cette hausse globale, elle est en baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années dans les régions de Wadi Fira, de la Tandjilé et par rapport à la moyenne des quatre dernières années au Kanem, au Mayo Kebbi Ouest, Moyen Chari et à Hadjer Lamis. 

    • L’alimentation des ménages est constituée en grande partie par les nouvelles récoles. Les ménages pauvres et très pauvres arrivent à couvrir leurs besoins alimentaires grâce à la disponibilité de divers aliments comme produits laitiers, céréales, oléagineux, niébé, pois de terre, manioc, patate, légumes sauvages, poisson frais ou sec et fumé, les sauterelles, les légumes frais (tomates, laitue, cucurbitacées, carotte….). 

    • Les ménages pauvres et très pauvres arrivent à couvrir leurs besoins alimentaires de base sans recourir à des stratégies d’adaptation inhabituelles, et toutes les zones de moyen d’existence sont ainsi en phase minimale (Phase 1 de l’IPC), et cette situation y demeurera jusqu’en décembre. 

    • Entre janvier et mars 2015, les ménages des régions du Kanem, Bar-El-Gazal, et du Guera vont commencer à avoir des problèmes d’accès à la nourriture comme ils dépendront plus que d’habitude des achats sur le marché avec des prix plus élevés que la moyenne dus à la crise énergétique. Pendant cette période, ils seront en Stress (Phase 2 de l'IPC). 


    Situation Actuelle

    La situation agricole: Toutes les cultures pluviales (mil, sorgho, maïs, oléagineux, niébé) sont aux stades de récoltes, battages (céréales), formation des gousses (arachide) et stockages-conservation. Le berbéré est aux stades montaison-élongation-début d’épiaison. Le maraichage est au stade pépinière-éclaircissage. Selon la mission conjointe de pré-évaluation (CILSS, PAM, SISAAP/FAO, Gouvernement et FEWS NET), la production céréalière totale sur le plan national est estimée à 2.669.653 tonnes et assure une disponibilité céréalière acceptable à l’échelle du pays. Elle est en hausse de 2 pourcent par rapport aux résultats de la campagne dernière (2.620.608 tonnes) et de 9 pourcent par rapport à la moyenne de cinq dernières années (2.452.698 T). Toutefois, dans certaines localités du pays, la production céréalière a baissé par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les baisses de productions céréalières les plus importantes par rapport à la moyenne des 5 dernières années sont à: Wadi Fira (-26%) et Tandjilé (-27%), et par rapport à la moyenne des 4 dernières années sont Mayo Kebbi Ouest (-19%).

    Main d’œuvre agricole: La demande en main d’œuvre agricole est importante ainsi que le revenu tiré de l’activité, surtout dans les zones rizicoles et cotonnières. Dans le Moyen Chari, les coûts journaliers oscillent en moyenne autour de 12.500 FCFA par jour/hectare pour la récolte des céréales, contre 9.000 FCFA en année normale.

    Situation pastorale: Les pâturages sont actuellement disponibles et peuvent couvrir les besoins des animaux jusqu'à fin mars et après interviendra la période de soudure pastorale un mois plutôt dans la plupart des zones agro-pastorales et de transhumance. Les éleveurs commencent à reconstituer les stocks (feuilles d’arachide, de niébé, les tiges de maïs et de riz) en prévision du renforcement de l’alimentation du bétail pour la période de soudure. Le niveau de remplissage des eaux de mares et autres Ouadis est globalement meilleur par rapport à l’année dernière.

    Marchés céréaliers et prix: Les marchés sont bien approvisionnés par les produits de nouvelles récoltes, surtout les céréales. La tendance des prix est globalement à la stabilité dans la zone soudanienne (-2 pourcent) et à la baisse dans la zone sahélienne. Les prix des céréales observés sur les marchés de la zone sahélienne ont connu globalement une baisse en novembre 2014 comparée au mois dernier (octobre) notamment à Ati pour le mil -22 pourcent, et à Mongo -8 pourcent. Par rapport à l’année dernière au même moment, les prix du mil sont inférieurs à Abéché -20 pourcent, et -7 pourcent à Mongo. Ils sont en baisse par rapport à la moyenne quinquennale à Abéché de 12 pourcent pour le mil, de 29 pourcent à Mongo et de -10 pourcent à Ati. En ce qui concerne les flux, des mouvements continuent à être observés en direction des marchés de consommation surtout vers N’Djamena.

    Mouvements des populations : On signale une présence importante de travailleurs agricoles journaliers dans les environs de Manda à l’Ouest de Sarh (Moyen Chari) en provenance de la Tandjilé. C’est également le cas dans la zone sahélienne, entre Abéché et Biltine ou des travailleurs saisonniers attirés par la bonne production de cette année dans le Ouaddaï et une grande partie de Wadi Fira ont installé leur hutte.

    La crise énergétique: Elle a un impact considérable sur les activités économiques en général. Dans la zone soudanienne, le litre d’essence qui coutait 525 FCFA à la pompe et 600 FCFA chez les détaillants, se négocie actuellement entre 1250 à 2500 FCFA, entrainant une augmentation du cout des transports. L’impact de la crise énergétique se répercute aussi sur l’usage des moulins, décortiqueuses, motopompes, etc.

    La situation alimentaire courante: Elle est satisfaisante grâce à la disponibilité laitière et aux nouvelles récoltes. Certains ménages pauvres ont commencé à reconstituer leurs stocks et ils peuvent satisfaire également leurs besoins alimentaires grâce aux revenus de la main d’œuvre agricole liés aux récoltes. Sur l’ensemble du pays, la situation alimentaire courante s’est nettement améliorée et y restera jusqu'à décembre. 


    Suppositions mises à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période allant d’octobre 2014 à mars 2015. Un examen complet du scénario est disponible dans le rapport sur les perspectives d’octobre 2014 à mars 2015.


    Perspectives estimées jusqu'à mars 2015

    A partir de janvier, le niveau des stocks alimentaires va diminuer comme en année normale dans les régions du Kanem et Barh-El-Gazal, et un à deux mois plus tôt que la normale dans le Guera. La baisse de superficies emblavées en berbéré de presque 46 pourcent dans le Bahr Signaka (Guera) pourrait accroitre la dépendance des ménages pour les achats sur le marché. Les prix des céréales connaitront une hausse atypique pendant cette période. En plus, le stock de l’ONASA qui facilitait l’accessibilité des ménages pauvres est actuellement à son plus bas niveau. Ainsi, on assistera à une intensification atypique des stratégies de subsistance habituelles. A cet effet, les ménages pauvres s’engageront moins que d’habitude dans les dépenses non-alimentaires essentielles et seront en Stress (Phase 2 de l'IPC) entre janvier et mars. 

    Figures Seasonal Calendar in a Typical Year

    Figure 1

    Seasonal Calendar in a Typical Year

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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