Skip to main content

La situation alimentaire s’améliore à la faveur des récoltes et des produits de l’élevage

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Novembre 2013
La situation alimentaire s’améliore à la faveur des récoltes et des produits de l’élevage

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspectives estimées jusqu’a mars 2013
  • Messages clé
    • La production céréalière de la campagne 2013-2014 est en augmentation de 12 pourcent comparée à la moyenne quinquennale. Malgré cette hausse globale certaines régions (Kanem, Wadi-Fira, Barh-El Ghazel et Hajer Lamis) ont enregistré de déficit important (autour de 50 pourcent) à cause de l’installation tardive de la campagne, de la mauvaise répartition, et de l’arrêt précoce des pluies comparé à la normale.

    • La situation alimentaire s’améliore avec les récoltes qui viennent renforcer les stocks résiduels et auxquels s’ajoutent les produits laitiers et de maraîchage. Les prix des céréales sont accessibles pour les consommateurs. Grâce à ces conditions, la plupart des ménages très pauvres est capable de couvrir ses besoins alimentaires de base et sont en phase 1 de l’IPC 2.0 (Minimale) jusqu'au moins décembre 2013.

    • Entre janvier et mars 2014, les ménages des régions du Nord Ouara, de Wadi–Fira, Kanem, Bar-El-Gazal, Hadjer Lamis, Nord Guera et Nord Batha commenceront d’avoir les problèmes d’accès à la nourriture comme ils dépendront plus que habitude des achats sur le marché mais aux prix anormalement élevés. Pendant cette période, ils seront en Stress (Phase 2 de l'IPC).

    • Plus tard, pendant le pic de la soudure (juin à septembre 2014), les ménages de Wadi–Fira, Bar-El-Gazal feront face à de déficits alimentaires, et les résultats de l’insécurité alimentaire aigus devraient se détériorer à une Crise (Phase 3 de l’IPC).


    Situation actuelle
    • Production agricole 2013-2014: La campagne agricole se poursuit avec les activités de contre-saison (le maraîchage et le berbéré) et les activités de récolte et de battage, surtout pour les céréales sèches. Les résultats issus des enquêtes agricoles du Ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation (MAI) et de la mission conjointe de pré-évaluation (CILSS/PAM/FAO/MAI/FEWS NET) montrent que la production céréalière de cette campagne est estimée à 2 561 605 tonnes. Cette production est en augmentation de 12 pourcent comparée à la moyenne quinquennale mais une baisse de 19 pourcent par rapport à l'année dernière. Dans la zone soudanienne, la production céréalière est en augmentation de 35 pourcent comparée à la moyenne quinquennale; cette augmentation se justifie par la bonne pluviométrie et l’augmentation (15 pourcent) des superficies emblavées en céréales comparées à la moyenne. Par contre, dans la zone sahélienne, la production céréalière est stable (+1 pourcent) comparée à la moyenne mais avec les poches (Kanem, Wadi-Fira, Barh-El Ghazel et Hajer Lamis) qui ont enregistré les déficits importants (autour de 50 pourcent). Ces déficits sont dus à la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace et l’arrêt précoce de celles-ci par rapport à une année normale. Les revenus issus de la main d’œuvre agricoles sont normaux dans la zone soudanienne mais en dessous de la normale dans la zone sahélienne.
    • Situation pastorale : Les conditions générales d’élevage demeurent assez bonnes comparées à la normale. Cependant, les conditions du pâturage et d’abreuvement sont en dégradation par endroits dans la partie sahélienne à cause de l’arrêt précoce des pluies mais reste moyen dans l’ensemble suivant les parcours. Quant à la disponibilité en produits de l’élevage, elle est normale et permet aux ménages agro-pasteurs de diversifier leurs sources de nourriture et de revenu. Néanmoins, le mouvement précoce des transhumants vers la zone soudanienne qui a été observé à cause de déficit fourrager et de l’assèchement précoce des mares dans les zones d’accueil pourrait occasionner des conflits entre les agriculteurs et transhumants, ainsi que les dégâts possibles aux cultures qui ne sont pas encore récoltées.
    • Marché et prix : Actuellement, les marchés céréaliers sont bien animés et les disponibilités sont satisfaisantes à cause des produits des nouvelles récoltes qui continuent à approvisionner les marchés. Ce bon niveau d’approvisionnement à stabiliser les prix par rapport à leur niveau d’octobre 2013 et même les faire baisser par endroits. A titre d’exemple, le prix du sorgho a connu respectivement une baisse de 9 pourcent à N’Djamena, 36 pourcent à Abéché et 18 pourcent à Sarh comparé à octobre 2013. Comparé à la moyenne quinquennale, le prix du sorgho est resté stable à Abéché et à Sarh mais a connu une hausse de 7 pourcent à N’Djamena. Ce niveau de prix améliore d’avantage l’accès aux céréales par les ménages très pauvres.
    • Mouvement des populations: Le mouvement saisonnier des populations de certaines régions (Wadi-Fira, Ouara et Kanem) de la zone sahélienne vers les grands centres urbains à la recherche du travail est précoce (2 mois plutôt) comparé à celui au cours d’une année normale. Ce mouvement atypique est causé par la baisse des opportunités de travail post-récoltes dans cette partie de la zone sahélienne. Les revenus du travail générés dans les centres urbains seront légèrement inférieures à la moyenne en raison d’un plus grand nombre de personnes qui migrent vers ces centres urbains ; ce qui augmente la compétition pour les opportunités du travail.

     


    Suppositions mise à jour

    La situation actuelle n'a pas affecté la plupart des hypothèses utilisées dans le développement du scenario le plus probable pour la période  allant d’octobre 2013 à mars 2014. Toutefois, l’hypothèse suivante a été mise à jour:

    • Production agricole : La production céréalière sera globalement supérieure à la moyenne quinquennale avec beaucoup de déficits dans la partie sahélienne et des surplus localisés dans la bande soudanienne.

    Perspectives estimées jusqu’a mars 2013

    La situation alimentaire courante est relativement calme grâce à la bonne disponibilité céréalière et de certains produits maraîchers et halieutiques par endroits. Les ménages dépendent de leur propre production et le niveau actuel des prix est de nature à améliorer l’accès aux denrées par les ménages très pauvres qui dépendent des achats sur le marché. Par ailleurs, les produits de l’élevage contribuent de façon significative dans l’alimentation des ménages agro-pasteurs et constituent aussi une source de revenu non négligeable pour ces derniers. La disponibilité alimentaire au niveau ménage est suffisante et suffisamment diversifiée jusqu’à décembre 2013 (jusqu'au moins février/mars dans la zone soudanienne) et la plupart des ménages pauvres et très pauvres est capable de couvrir ses besoins alimentaires et non alimentaires de base. A cet effet, les analyses de la sécurité alimentaire aiguë en situation courante montrent que toutes les régions sont en phase 1 de l’IPC2.0.

    Cependant, les stocks alimentaires vont diminuer à partir de janvier (un à deux mois plus tôt que la normale) dans les régions du Nord Ouara, de Wadi–Fira, Kanem, Bar-El-Gazal, Hadjer Lamis, Nord Guera et Nord Batha à cause du déficit de la production céréalière et les ménages dépendront beaucoup plus des achats sur le marché. En outre, la hausse atypique des prix des céréales pendant cette période ne sera pas de nature à garantir l’accessibilité par les ménages pauvres et très pauvres. En réponse à cette situation, ces ménages augmenteront l’intensité de leurs stratégies de subsistance habituelles (le travail migratoire, la cueillette des fruits sauvages, l’artisanat, etc.) aux niveaux atypiques afin de combler à peine le vide. Toutefois, ces stratégies ne compenseront entièrement les effets de la faible production et des prix élevés et la consommation alimentaire pour les ménages pauvres ne sera que minimale et adéquat. A cet effet, les ménages dans les régions du Nord Ouara, de Wadi–Fira, Kanem, Bar-El-Gazal, Hadjer Lamis, Nord Guera et Nord Batha s’engageront moins que d’habitude dans les dépenses non-alimentaires essentielles et seront en Stress (Phase 2 de l'IPC) entre janvier et mars (Figure 2). Plus tard en 2014, notamment pendant le pic de la soudure (juin à septembre), les ménages de Wadi–Fira, Bar-El-Gazal feront face à de déficits alimentaires et les résultats aigus de sécurité alimentaire devraient se détériorer en une Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top