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Les récoltes de cultures de contre saison améliorent le niveau des stocks des ménages

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Mars 2015
Les récoltes de cultures de contre saison améliorent le niveau des stocks des ménages

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise a jour
  • Perspective estimée jusqu'a juin 2015
  • Messages clé
    • Les récoltes de contre-saison (berbéré, maïs et maraichage) en cours améliorent le niveau des stocks des ménages pauvres et très pauvres dans les zones de production (Salamat, Guera, Batha, Sila, Mayo kebbi, Moyen Chari et une partie du Chari Baguirmi). Dans le Kanem, le BEG, Hadjer Lamis et Guera les stocks des ménages s’épuisent précocement un à deux mois avant la période normale.

    • L’approvisionnement des marchés céréaliers est normal et les disponibilités en céréales sont globalement suffisantes. Le niveau actuel des prix est inférieur à celui de l’année dernière à la même période. Le prix du berbéré à Amtiman enregistre compte-tenu des nouvelles récoltes, une baisse de 21 pourcent comparé au mois de Février 2015 et 11 pourcent comparé à la moyenne quinquennale.

    • Dans la zone soudanienne, les stocks des ménages sont moyens comparés à 2014 à la même période. Toutes les zones de moyen d’existence sont actuellement en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC) et y demeureront jusqu’à juin. Dans la zone sahélienne, les ménages pauvres et très pauvres du Kanem, BEG et Guéra ont une consommation alimentaire réduite et sont en Stress (Phase 2 de l’IPC).

    • Entre avril et juin, la soudure pastorale sera précoce dans le BEG, Kanem, et le Lac. Avec les prix des animaux en dessous du normal, les termes de l’échange vont se détériorer à un moment où la disponibilité laitière va baisser. La situation alimentaire qui est actuellement en phase 2 se détériorait en Crise (Phase 3 de l’IPC) sans l’assistance planifiée pour cette période.

       

      This report is being translated into English. 


    Situation actuelle

    Situation agricole: Les récoltes des cultures de contre-saison (berbéré, maïs) sont presque achevées. Dans les départements de Djourf-al Ahmar, Kimiti et une partie du Ouaddaï (sud Ouara), la campagne de contre saison a donné un résultat satisfaisant grâce aux inondations de l’année dernière qui a permis l’augmentation des superficies de berbéré qui sont supérieures à celles de 2014. Par contre, la campagne est moyenne dans la région du Lac.

    Le maraichage se poursuit et ses produits alimentent les marchés des grands centres. A Moundou, tout comme à N’Djamena par exemple, la tomate, le chou, l’aubergine, le gombo frais et les épices sont actuellement disponibles en quantité sur les marchés. L’ail et l’oignon sont également en phase de récolte. Les opérations de labour au tracteur en prévision de la campagne pluviale 2015/2016 ont commencé dans la Mayo Kebbi Est et la Tandjilé.

    Stock céréalier des ménages : Dans les zones de production de berbéré, les nouvelles récoltes permettent aux ménages de renforcer leurs stocks afin de mieux affronter la soudure qui s’annonce sans grande difficulté alimentaire. Cependant, dans les régions du Kanem, BEG, Guera et une partie du Wadi Fira, le niveau actuel des stocks est en dessous de celui d’une année normale. Il est presque épuisé dans le Kanem et BEG. Dans le Guera et Wadi Fira, il ne pourrait couvrir leurs besoins que jusqu’à mai au lieu de juin. Tandis qu’à Sarh, les stocks actuels pourront couvrir les besoins des ménages jusqu’à mi-juin-Juillet. A Abéché, grâce à la bonne campagne pluviale 2014/2015 et aux récoltes de cultures de décrue, le niveau des stocks des ménages est relativement satisfaisant et peut couvrir les besoins alimentaires de ceux-ci jusqu’en juin/juillet 2015.

    Situation pastorale: La période de soudure pastorale a commencé dans l’Ouest du Tchad. On observe une baisse quantitative du pâturage et des points d’eau d’abreuvement. Dans la zone soudanienne, les bouviers concentrent leurs animaux soit le long des cours d’eau (fleuves et lacs) à la recherche de l’herbe verte, soit à la recherche des pailles sèches encore épargnés par les feux de brousse. Il y a de plus en plus de concentration d’animaux autour des principaux points d’eau avec tous les risques possibles (propagation de maladies, tensions et conflits).

    Marchés céréaliers et prix: Dans la bande sahélienne, l’approvisionnement des marchés céréaliers est normal et la disponibilité est globalement suffisante soutenue par l’arrivée sur le marché des cultures de contre saison. Sur le marché d’Abéché, l’offre céréalière actuelle est globalement assez importante. Aucune demande institutionnelle n’est enregistrée pour l’instant. Dans la zone soudanienne, la tendance des prix des céréales varie d’un marché à un autre. A Moundou, le sorgho et le mil sont stables (3 pourcent) comparé à février 2015. Une hausse de 20 pourcent comparée à la moyenne quinquennale pour le sorgho et 14 pourcent pour le mil a été observée dans le même marché. Des importations de maïs en provenance du Cameroun pour satisfaire la demande locale sont observées. Sur le marché de N’Djamena, le mil pénicillaire est stable (-2 pourcent) en mars comparé à février 2015 et en hausse de 25 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale.

    Marchés à bétail et prix: L’offre du bétail est globalement satisfaisante. Les marchés à bétail sont régulièrement approvisionnés en bovins, ovins et caprins. Sur l’ensemble des marchés, la demande locale du bétail existe mais reste très faible, tandis que le niveau des prix est globalement en baisse comparé à une année normale. La limitation des exportations suite à l’insécurité aux frontières et les crises dans les pays voisins, autrefois principaux débouchés pour le bétail tchadien sont à l’origine de cette situation. Dans certains marchés, l’offre du bétail est supérieure à la normale, à un moment où ces exportations sont limitées. A cet effet, les termes d’échanges sont bien plus bas que normal pour les éleveurs dans certains marchés.

    Mouvements des populations: Des mouvements importants de population sont observés dans la région du Lac Tchad depuis le début de l’année 2015 suite aux exactions de Boko Haram au Nigeria. La plupart des localités de la région du Lac ont reçus des personnes déplacées ainsi que des refugiés. Suite aux deux nouvelles attaques de ce mois (mars) de Boko Haram des localités de Kaiga (4 mars) et de Djarguimaro (15 mars), le nombre des refugiés, déplacés internes et retournés a atteint près de 45000 personnes. Certains villages abandonnés tels que N’gouboua et Tchoukoutalia qui sont de grandes zones de production agricoles de maïs et du maraichage se sont presque vidés de leurs populations.

    La situation alimentaire courante: La situation alimentaire courante s’est améliorée avec les nouvelles récoltes de la campagne de contre-saison, qui permettent aux ménages pauvres et très pauvres de reconstituer leurs stocks céréaliers. A cela s’ajoute la production maraichère qui contribue à diversifier leur consommation alimentaire ainsi que les fruits tels que les pastèques et mangues, mais aussi les racines et tubercules (patate douce et igname). Les sources de revenus habituelles telles que : la vente de fagots, vente de paille, vente des produits maraîchers, l’extraction de gravier, le petit commerce, la vente des animaux, la main d’œuvre agricole pour les récoltes en cours etc. permettent à la plupart des ménages pauvres et très pauvres de couvrir leurs besoins alimentaires et non alimentaires. 


    Suppositions mise a jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période allant de janvier à juin 2015. Un examen complet du scénario est disponible dans le rapport sur les perspectives de janvier à juin 2015


    Perspective estimée jusqu'a juin 2015

    A partir d’avril, le niveau des stocks alimentaires va s’épuiser un mois plus tôt qu'en année normale dans les régions du Kanem, Barh-El-Gazal et Guera. Entre avril et juin, la soudure pastorale sera précoce dans le BEG, Kanem, et le Lac. Avec les prix des animaux en dessous du normal, les termes de l’échange vont se détériorer à un moment où la disponibilité laitière va baisser. La situation alimentaire qui est actuellement en phase 2 se détériorait en Crise (Phase 3 de l’IPC) sans l’assistance planifiée pour cette période. A cet effet, les ménages pauvres s’engageront moins que d’habitude dans les dépenses non-alimentaires essentielles et seront en Stress (Phase 2 ! de l'IPC) entre avril et juin. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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