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L’assistance humanitaire empêche une détérioration plus profonde de l’insécurité alimentaire

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Mai 2015
L’assistance humanitaire empêche une détérioration plus profonde de l’insécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise a jour
  • Perspective estimée jusqu'a septembre 2015
  • Messages clé
    • En raison des récoltes de 2014 en-dessous de la moyenne, du s faible pâturage, des prix des céréales élevés, et de la baisse de revenus issus de la vente des animaux, les ménages pauvres du Lac, Kanem, Bahr El Ghazel et Hadjer Lamis ont des difficultés à satisfaire leurs besoins minimum. L’assistance humanitaire projetée empêchera une détérioration plus profonde mais l’insécurité alimentaire de type Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) sera observée jusqu'aux prochaines récoltes en octobre.

    • Suite à  une baisse précoce du niveau des stocks en dessous d’une  année normale (Guera,  Sila et Wadi Fira, couplée à une baisse atypique du prix du bétail et la soudure pastorale précoce, les ménages agro-pasteurs ont un accès limité à une alimentation adéquate et sont sous pression. Un arrêt de l’assistance alimentaire  dans la partie sud du Guera les ferait basculer en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Dans les régions du Moyen Chari, Logone Oriental et Mandoul, les réfugiés et retournés de la RCA bénéficient régulièrement d’une assistance humanitaire et n’ont pas de difficultés à satisfaire leurs besoins minimum. Quant aux populations hôtes, elles ressentent moins l’impact sur les ressources existantes et la présence des réfugiés et déplacés ne limite pas leur accès à la nourriture.


    Situation actuelle

    Situation agricole: Dans le sud du pays, les semis  sont amorcés grâce aux pluies qui ont été enregistrées par endroit. Ces pluies ne sont pas  généralisées pour permettre à l’ensemble des producteurs de semer. Dans le Lac, le stade phénologique du maïs de la troisième campagne va du tallage à la montaison.

    Situation des ressources pastorales: Dans la zone sahélienne, la situation pastorale s’est détériorée comparée à une année normale à cause de la rareté de  pâturage et des eaux d’abreuvement. Dans le sud du pays, les conditions pastorales sont en dessous de la normale du fait de l’insuffisance en eau malgré les premières pluies et du manque de pâturage  à cause de la mauvaise répartition des pluies en 2014.

    Mouvement de population: Dans le Guera, les paysans partis en exode après les récoltes de 2014 rentrent progressivement et s’activent aux travaux de défrichement et de nettoyages des champs. Dans la région du Lac, les mouvements des déplacées se poursuivent actuellement dans la zone suite aux dernières incursions de Boko Haram dans les iles. Le nombre des réfugiés et des retournés serait autour de 45.000 personnes. Les récentes attaques de Boko Haram en fin avril dernier ont entrainé un nouvel afflux d’environ 11.000 personnes déplacées, retournées et refugiées du Niger et Nigeria en provenance des iles du Lac.

    Stock céréalier dans les ménages: Dans la plupart des régions du pays le niveau des stocks des ménages actuel est typique mais est bas au fur et à mesure qu’on s’approche de la période de soudure. Cependant, dans les régions du Lac, Kanem, BEG, Hadjer Lamis, Guera, une partie de Wadi Fira et la partie Ouest de Sila, le niveau de stock est bas et en dessous de la moyenne suite au déficit céréalier enregistré en 2014, et à cause de la présence des refugiés et retournés qui impacte l’accès alimentaire des ménages hôtes.

    Marchés des céréales: Dans la zone sahélienne, les marchés céréaliers sont bien approvisionnés grâce à la bonne production agricole 2014/2015. La vente subventionnée par l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA) dans  les départements de Wadi-Fira, Ouara et Sila (Djourf Al Ahmar) améliore aussi l’offre sur les marchés. La demande est légèrement faible comparée à la normale sauf dans le Sahel Ouest ou elle est forte à cause des récoltes des deux campagnes saison froide et pluviale qui sont déficitaires et la présence des retournés et réfugiés. Le marché de Bol est moins animé du fait de la situation sécuritaire. Les prix des céréales sont stables d’une manière générale mais des hausses sont observées sur le  prix du maïs à Bol dues à la forte demande des ménages et la présence des refugiés et retournés. Le prix actuel du kg de maïs en mai est autour de 225 FCFA, donc il est en hausse de 41 pourcent comparé à mai 2014 et 24 pourcent à la moyenne quinquennale. Les prix des cultures de rente, tel que blé et fève sont inferieurs par rapport à une année normale à cause de la mise sur le marché de ces produits afin d’avoir des ressources financières pour la préparation du mois de ramadan (juin 2015).

    Dans le sud du pays, la disponibilité en céréales sur les différents marchés reste importante à cause de l’offre des ménages qui est motivée par les soucis d’acquisition des intrants et outils agricoles en perspective de la nouvelle campagne agricole. Les prix des céréales, notamment  du sorgho et du mil sont  stables à Sarh et à Moundou comparés au mois de mai 2014, mais en hausse de 10 pourcent comparés à la moyenne quinquennale. A cet effet, les termes de l’échange sésame-mil à Moundou se sont détériorés avec une stabilité à Sarh comparée à mai 2014.

    Marchés à bétail: Ils sont de moins en moins animés dans presque tous les marchés du pays à cause de la faible demande  ainsi qu’à l’état physique des animaux qui sont trop affaiblis qu’en année normale. Ces marchés restent toujours dépendants de la mauvaise situation sécuritaire dans les pays voisins et aux frontières (RCA, Cameroun, Niger, Libye, Nigeria) même si quelques pistes sont empruntées par des commerçants pour exporter les animaux sur pied.


    Suppositions mise a jour

    La situation actuelle n’a pas affecté la plupart des hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’avril à septembre 2015.


    Perspective estimée jusqu'a septembre 2015

    Dans la partie Ouest du Sahel notamment le Lac, Kanem, BEG et Hadjer Lamis, la mauvaise disponibilité du pâturage et le faible revenu issue de la vente de bétail rend la situation alimentaire difficile en plus des réfugiés, retournés et déplacés qui sont autour de 50.000 personnes et qui fréquentent les mêmes marchés que les populations hôtes, augmentant ainsi la demande et les prix de manière atypique. Avec la baisse des prix de bétail due aux ralentissements des exportations, le pouvoir d’achat a baissé. En outre, la concurrence sur la main d’œuvre agricole et non agricole a fait baisser les coûts journaliers de la main d’œuvre affectant ainsi le revenu des populations hôtes. L’insécurité a réduit les activités agricoles, la pêche et la cueillette affectant aussi les sources de nourriture des ménages. Par conséquent, les ménages ont réduit les dépenses essentielles non alimentaires et auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale et seront en Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) jusqu’à septembre 2015 et c’est grâce à l’assistance alimentaire projetée qui empêchera une détérioration profonde. Tandis que les ménages pauvres des autres régions du sahel et de la zone soudanienne, continueront d’accéder à la nourriture de leur propre stock et au marché sans difficulté majeure et seront en phase d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 d'IPC). Quant à la sécurité alimentaire des populations réfugiées et retournées de la RCA qui est aussi actuellement en Phase Minimale, l’assistance alimentaire projetée empêchera toute détérioration. Les populations hôtes ayant accueillis les réfugiés et déplacés de la RCA ressentent moins l’impact sur les ressources existantes et leur présence ne limite pas leur accès à la nourriture.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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