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L'insécurité alimentaire de type Crise dans certaines zones du Sahel

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Mai 2014
L'insécurité alimentaire de type Crise dans certaines zones du Sahel

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à septembre 2014
  • Messages clé
    • En raison des récoltes 2013 au-dessous de la moyenne, des mauvaises conditions de pâturage, et les prix élevés, les ménages pauvres dans la bande sahélienne ont des difficultés à satisfaire leurs besoins minimales. L’assistance humanitaire projetée empêchera une détérioration plus profonde mais l’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) et Crise (Phase 3 de l’IPC) sera observée jusqu'aux prochaines récoltes en octobre.
    • Les ruptures des stocks de maïs et de manioc en provenance de la République Centrafricaine (RCA), suite au conflit de la RCA et la fermeture de la frontière ont été enregistrées. Toutefois, en raison des bonnes disponibilités alimentaires locales dans la zone soudanienne du Tchad, l’impact sur les marchés de cette rupture est actuellement minimal.
    • La présence des refugiés et retournés de la RCA et son impact sur les ressources existantes des populations hôtes (ex. baisse de la disponibilité des produits vivriers, l’augmentation de la demande sur les marchés et la hausse des prix comparée à moyenne) a limité leur accès à la nourriture et a conduit l’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) dans les régions du Logone Oriental, Moyen Chari et Mandoul.

    Situation actuelle
    • Situation agricole : Dans la zone soudanienne, les activités agricoles pour la campagne 2014/2015 sont dominées par les semis d’arachide et du sorgho grâce aux pluies précoces qui ont commencé en mars/avril, plusieurs semaines plutôt qu’en année normale (Figure 1). Dans la zone sahélienne, l’activité agricole la plus dominante est le labour.
    • Situation des ressources pastorales : Avec le début des pluies en mars/avril, le pâturage commence par apparaitre dans toutes les régions de la zone soudanienne et les repousses d’herbes continuent d’alimenter les troupeaux d’animaux qui se trouvent dans cette zone. De même, dans la zone sahélienne, les animaux assurent leur pâturage à partir des herbes fraîches apparues grâce aux premières pluies précoces d’avril. Cependant, l’état d’embonpoint observé est encore moins bon comparé à une année normale à cause de la disponibilité de pâturage qui était inferieure à une année normale en raison de faibles cumuls pluviométriques en 2013.
    • Mouvement de population : La fermeture de la frontière entre le Tchad et la RCA a interrompu les échanges et a ralentit les flux des refugiés et retournés vers le Tchad. Actuellement, leur nombre est estimé autour de 100.000 personnes; ils sont capables de couvrir leurs besoins essentiels et non essentiels sans difficultés majeures grâce à la solidarité et aux diverses assistances alimentaires et non alimentaires fournies par le gouvernement, les organisations internationales et non gouvernementales.
    • Stock céréalier dans les ménages : Dans la plupart des régions du pays le niveau des stocks des ménages actuel est comme en année normale. Cependant, dans les régions de Mandoul, Moyen Chari et Logone Oriental, le niveau de stock est bas et en dessous de la moyenne comme les ménages partagent leur nourriture avec des populations retournées dans leurs communautés. Dans la zone sahélienne, les stocks en céréales sont épuisés de manière précoce (en mars) dans les régions de Wadi Fira, du Kanem, du Barh El-Ghazal, Batha (Est), nord Guera et de Hadjer Lamis suite au déficit céréalier important enregistré en 2013.
    • Marchés des céréales : Les marchés locaux ou hebdomadaires de la zone sahélienne restent moyennement approvisionnés  par les producteurs « nantis » ou par les commerçants locaux. Dans la zone soudanienne, les stocks des commerçants continuent d’approvisionner les marchés comme en année normale à l’exception des trois régions du Mandoul, Moyen Chari et Logone Oriental où la fermeture de la frontière avec la RCA a causé une rupture d’approvisionnement en maïs. En outre, les retournés s’approvisionnent sur les mêmes marchés fréquentés par les populations hôtes dans ces régions; cela crée un forte demande en produits vivriers et une augmentation des prix. Par exemple, le prix du maïs a augmenté sur le marché de Goré de 300 FCFA en janvier à 800 FCFA en mai 2014, affectant ainsi le pouvoir d’achat des populations hôtes. Dans la zone sahélienne, les prix sont en hausse dans certains marchés et la hausse la plus atypique comparée à la moyenne est enregistrée sur le mil à Biltine et Mongo (18 pourcent), et sur le maïs à N’Djamena (17 pourcent) à cause de la forte demande. La demande est influencée par la remontée saisonnière des éleveurs qui sont actuellement des grands acheteurs des céréales et aussi de l’épuisement précoce des stocks des ménages.
    • Marchés du bétail : Sur le marché du bétail de la zone soudanienne, les prix des bétails sont en baisse et l’offre de bétail a augmenté atypiquement à cause de la présence des éleveurs de la RCA. Par exemple, le prix du petit ruminant a connu une baisse de 25 pourcent à Moundou par rapport à la moyenne quinquennale. Dans la zone sahélienne, les prix sont en hausse comparés à avril, à mai 2013 et à la moyenne quinquennale à cause de l’éloignement des animaux à la recherche de pâturage et de l’eau. Quant aux termes de l’échange, ils sont stables comparés à la moyenne quinquennale.

    Suppositions mise à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté la plupart des hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’avril à septembre 2014. Toutefois, l’hypothèse suivante sur les prix a été ajoutée pour une mise à jour:

    • Les prix des céréales : Grâce à des programmes d'assistance humanitaire qui ont réduit la demande et modérés les hausses des prix, le prix du mil à Biltine augmentent à un rythme plus lent que prévu précédemment. Par conséquent, entre juillet et septembre, les projections de prix révisées indiquent que les prix du mil vont atteindre un maximum d’environ 27 pour cent supérieur à la moyenne quinquennale.

    Perspective estimée jusqu'à septembre 2014

    Dans les régions hôtes en zone soudanienne (Logone Oriental, Moyen Chari et Mandoul), les retournés s’approvisionnent sur les mêmes marchés fréquentés par les populations hôtes, et la demande en produits vivriers a augmenté parce que la population et les besoins ont augmenté. Par conséquent, cela a causé une hausse des prix atypique qui à son tour a baissé le pouvoir d’achat. En outre, la concurrence sur la main d’œuvre agricole et non agricole, la maçonnerie, l’accès à l’eau, la cueillette des aliments sauvages affectent en générale les sources de nourriture et de revenu des ménages hôtes. Par conséquent, les ménages ont réduit les dépenses essentiels non alimentaires et auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à septembre 2014. Tandis que les ménages pauvres des autres régions du sud, continueront d’accéder à la nourriture de leur propre stock et au marché sans difficulté majeure et seront en phase d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 d'IPC).

    Dans la zone sahélienne, la sécurité alimentaire des ménages pauvres et très pauvres du Batha, Kanem, Hadjer Lamis et Guera sera affectée à cause des conditions pastorales défavorables, l’épuisement précoce des stocks et de la hausse des prix. A cet effet, ils auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans les zones les plus touchées (le sud du BEG et le Wadi-Fira), les ménages continueront à faire face à un déficit de consommation et couvriront à peine le minimum de leurs besoins alimentaires et resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu'à septembre grâce aux interventions humanitaires diverses. Pendant cette période, l’assistance humanitaire projetée empêchera une détérioration plus profonde.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1 : Les anomalies du début de la saison des pluies 2014

    Figure 2

    Figure 1 : Les anomalies du début de la saison des pluies 2014

    Source: USGS

    Figure 3

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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