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Le niveau des stocks paysans est inférieur à une année normale dans certaines régions du Sahel

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Février 2014
Le niveau des stocks paysans est inférieur à une année normale dans certaines régions du Sahel

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2014
  • Messages clé
    • En raison de la production céréalière en dessous de la moyenne par endroits, le niveau actuel des stocks paysans est relativement bas comparé à une année normale dans les régions de Wadi Fira, Batha, Bahr El-Gazal (BEG), Kanem, et du nord Ouara. Les ménages pauvres dans ces régions ne peuvent satisfaire que le minimum de leurs besoins de consommation et sont en insécurité alimentaire aiguë en phase de Stress (phase 2 d’IPC).
    • Dans les zones les plus touchées (Wadi Fira et BEG), les ménages intensifient leurs activités de contre-saison à des niveaux atypiques. Cependant, leur capacité à augmenter ces stratégies d’adaptation dans les prochains mois au-delà des niveaux actuels est limitée. Ces ménages commenceront à faire face à des déficits de consommation à partir d’avril et seront en insécurité alimentaire à un niveau de Crise (phase 3 d'IPC).
    • Malgré que certaines régions du Sahel aient une faible production céréalière, les marchés principaux de la zone sahélienne sont moyennement approvisionnés à cause de la bonne production agricole au niveau national et des flux normaux de la zone soudanienne. Ainsi, à la différence de la zone soudanienne, le niveau des prix reste élevé comparé à la moyenne dans la zone sahélienne, limitant l'accès alimentaire.

    Situation actuelle
    • La situation pastorale: L’embonpoint des animaux est encore normal d’une manière générale malgré la faible disponibilité en pâturage (naturels et d’appoints) et en eau, notamment dans le Wadi Fira, le Ouaddai, le Guera, le Salamat et le Moyen Chari. Dans les zones des déficits pastorales, la transhumance a commencé en septembre au lieu de novembre/décembre comme en année normale.
    • La main d’œuvre agricole: La demande saisonnière en main d’œuvre dans les zones de production de berbéré (surtout la région du Salamat) est très importante pour les travaux de récolte et battage et est supérieure à une année normale à cause des bonnes récoltes attendues. Les ménages affluent en grand nombre et de manière atypique vers ces zones pour accéder à la nourriture sous forme de paiement en nature, et au revenu (paiement en espèce).
    • Stock céréalier des ménages: Le niveau actuel des stocks des ménages des zones déficitaires (Hadjer Lamis, BEG, Wadi Fira) est presque épuisé deux mois avant la période normale. Il est globalement satisfaisant dans la zone soudanienne et se renforce depuis le début du mois dans la zone de culture de berbéré.
    • Les marchés de céréales: Les flux des céréales de la zone soudanienne vers la zone sahélienne sont à leur niveau habituel et suivent la tendance saisonnière normale; cela est due à la bonne disponibilité céréalière sur les marchés de la zone soudanienne. Dans la zone sahélienne, l’offre en céréales sèches provient essentiellement des commerçants; celle issue des producteurs est faible dans les marchés de collecte. Malgré la bonne fluidité des échanges, l’approvisionnement limité de ces marchés conduit à une hausse relative des prix des céréales. A Abéché, le prix du mil pénicillaire en février a connu une hausse de 10 pourcent par rapport à février 2013, et 9 pourcent comparé à la moyenne quinquennale. Dans la zone soudanienne, la tendance générale des prix est à la baisse pour les produits céréaliers notamment le sorgho et le mil pénicillaire. Cette baisse est imputable à l’abondance des céréales sur le marché. A titre illustratif, le prix de mil sur le marché de Sarh a connu une baisse de 12 pourcent comparée à février 2013.
    • Les marchés des animaux: Quant aux prix des petits ruminants, ils connaissent une baisse qui varie de 7 à 20 pourcent comparé à février 2013. Les prix des bovins sont aussi en baisse dans le Guera et le Moyen Chari mais en hausse dans le Salamat. Cette hausse des prix dans le Salamat est due à la faiblesse de la disponibilité occasionnée par la descente précoce des transhumants beaucoup plus au Sud. Les termes de l’échange mouton/céréales sont en générale en défaveur de l’éleveur. En effet, à Mongo l’éleveur pourrait acheter 200 kg de sorgho par mouton vendu contre 380 kg en février 2013. Sur le marché de Sarh, l’éleveur pourra acheter 237 kg de maïs contre 284 kg en février 2013.
    • Les ménages retournés de la RCA : Ils continuent à affluer au Tchad suite au conflit en RCA. La dernière situation de l’OIM porte à 58 822 personnes en situation de retour au Tchad. Une opération don du cœur organisée à partir de mi-janvier a permis de mobiliser des contributions (nattes, couvertures, moustiquaires, céréales, lait, sucre, savon, etc..). Les malades sont pris en charge, gratuitement, par les centres de santé. Le Plan de Réponse proposé au début février par le cluster Sécurité Alimentaire présente une prévision d’assistance alimentaire pour 150 000 personnes. Le PAM termine un deuxième tour d’assistance alimentaire pour 41 000 personnes dans la zone sud (rations de 7 jours) et prépare une stratégie de transfert monétaire (coupons) pour une période de deux mois pour 50 000 personnes retournées/réfugiées présentes sur les sites de transit.

    Suppositions mise à jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de janvier à juin 2013. Un examen complet du scénario est disponible dans les perspectives de janvier à juin 2014. Toutefois, l’hypothèse suivante a été ajoutée pour une mise à jour:

    • Le retour annoncé du bétail/des troupeaux des tchadiens de la RCA dans le Salamat et le Moyen Chari risque d’aggraver les questions liées au surpâturage et les conflits y afférents. La concentration des animaux se traduira par une faible disponibilité en pâturage, une détérioration de l’embonpoint des animaux, et une perte des revenus.

    Perspective estimée jusqu'à juin 2014

    Grâce à la disponibilité des produits alimentaires, la situation alimentaire courante est satisfaisante dans la zone soudanienne. Dans la plupart des régions de Tchad, les ménages parviendront à répondre à leurs besoins alimentaires de base jusqu’ à juin et sans faire recours aux stratégies d’adaptation quelconque. A cet effet, pendant toute cette période, les ménages resteront en phase 1 (Aucune ou Minimale) de l’IPC 2.0.

    Cependant, les perspectives de la situation alimentaire resteront marquées par un contexte défavorable dans les régions de Wadi Fira, du BEG, du Batha et Kanem. Dans ces régions, une production inférieure à la moyenne a causé les ménages à être dépendants plus des achats sur le marché comparés à une année normale. En outre, les prix alimentaires anormalement élevés limitent l’accès alimentaire. Actuellement, les ménages réduisent leurs dépenses non-alimentaires et intensifient leurs activités de contre-saison (le maraichage, la vente des animaux, la migration) à des niveaux atypiques pour essayer d’accéder à la nourriture sur les marchés. A cet effet, les ménages pauvres dans ces régions ne peuvent satisfaire que le minimum de leurs besoins de consommation et seront en insécurité alimentaire aiguë en phase de Stress (phase 2 d’IPC) jusqu’à mars. Entre avril et juin, les conditions de sécurité alimentaire resteront stables dans le Batha et le Kanem. Dans le Batha, la disponibilité est entrain d’être renforcée par les nouvelles récoltes de sorgho de décrue, tandis que dans le Kanem par de produits de contre saison (produits maraîchers et maïs du Lac Tchad issus de la saison froide). Cependant, dans les zones les plus touchés par les déficits de pluviométrie en 2013 (le Wadi Fira et le BEG), le revenu et la nourriture des produits de l'élevage et des activités de maraîchage se termineront plus tôt que la normale en raison de la disponibilité de l’eau et du pâturage au-dessous de la moyenne. En outre, la capacité des ménages pauvres à augmenter leurs stratégies d’adaptation dans les prochains mois au-delà des niveaux actuels est limitée. A partir d’avril jusqu'à la fin de la période de soudure, les conditions de sécurité alimentaire des ménages pauvres et très pauvres dans le Wadi Fira et BEG vont se détériorer à un niveau de Crise (phase 3 d'IPC) avec des déficits de consommation attendus.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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