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La consommation alimentaire s’améliore grâce aux récoltes pluviales d’octobre et novembre

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Décembre 2017
La consommation alimentaire s’améliore grâce aux récoltes pluviales d’octobre et novembre

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2018
  • Messages clé
    • Les résultats de la campagne agro-pastorale 2017/2018, ont engendré une hausse de la production céréalière de 3,2 pourcent (source : Ministère de la Production, de l’Irrigation et des Equipements Agricoles/MPIEA) comparée à la moyenne quinquennale. Actuellement, la plupart des ménages pauvres, à l’exception du Lac, sont capables de couvrir leurs besoins alimentaires grâce au bon niveau de leur stock. Par conséquent, ils sont en phase Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    • Les faibles récoltes enregistrées au Lac Tchad, couplées à la baisse des revenus de la pêche et de la vente de bétail, ainsi que la pression des personnes déplacées et réfugiées sur les ressources limitées réduiront la consommation alimentaire de certains ménages. Par conséquent, leur situation alimentaire sera sous pression jusqu’en janvier 2018 grâce à l’assistance humanitaire (Phase 2 ! de l’IPC).

    • Malgré les récoltes excédentaires au niveau national, certaines zones ayant enregistré de faibles productions (Batha, Kanem, Bahr-el-Ghazal (BEG), Wadi Fira, Guera, Hadjer Lamis, Mandoul et Moyen Chari) verront leurs stocks céréaliers se réduire à partir de mars et seront sous pression (Phase 2 de l’IPC). Les ménages du Lac Tchad, seront en crise (Phase 3 de l'IPC) à cause des conflits qui affectent les moyens d’existence.


    SITUATION ACTUELLE

    La situation agricole : Les récoltes du mil, sorgho, maïs et riz se poursuivent. Les ménages commencent à reconstituer leurs stocks. 

    Le repiquage de sorgho (berbéré) est terminé dans l’ensemble des zones de production. Les travaux de sarclage et les traitements phytosanitaires sont en cours dans les champs de berbéré.

    Le maraîchage de contre saison est à ses débuts avec les nettoyages des parcelles, le creusage des puits et la mise en place des pépinières de tomates, oignons, poivrons et laitues.

    La situation pastorale : Le pâturage est abondant et varié et est composé de graminées, résidus de récoltes et ligneux. Cette disponibilité fourragère peut couvrir les besoins des animaux jusqu’en mars 2018, selon les localités. Par contre, l’eau d’abreuvement commence à se raréfier dans le Guera, où les animaux parcourent de 2 à 3 km de plus pour s’en procurer en quantité et en qualité suffisante.

    La main d’œuvre agricole : Actuellement, la demande en main d’œuvre pour les activités de récolte et de maraîchage est d’une faible intensité par rapport à l’année passée pour des raisons de pouvoir d’achat. En effet, la main d’œuvre est généralement familiale ou communautaire.

    Stocks céréaliers des ménages : Les stocks des ménages sont en reconstitution progressive avec l’intensification des récoltes des produits alimentaires. Toutefois, le niveau des stock est supérieur à la moyenne grâce à la bonne production enregistrée au niveau national. Cependant, dans certaines régions du Sahel comme au Wadi Fira, Batha, BEG, Kanem et Lac, le niveau des stocks demeure en dessous de la normale à cause des déficits céréaliers enregistrés.

    Situation du lac Tchad : Le conflit qui persiste continue de perturber les moyens d’existence de plus de 127 000 personnes (Source : OCHA) déplacées et refugiées et limite les échanges entre les différents marchés régionaux et transfrontaliers. Malgré les nouvelles récoltes, le ralentissement des flux avec le Nigéria et la baisse des prix du bétail réduisent l’accès aux aliments en raison de la baisse de revenus.

    Marchés et prix : L’offre des produits alimentaires sur les marchés et les échanges commerciaux continuent d’être renforcés par les récoltes excédentaires de la campagne pluviale.  Toutefois, les flux dans la région du Lac restent perturbés à cause des conflits liés à Boko Haram. Dans la plupart des marchés céréaliers, les prix sont en baisse comparés à la moyenne quinquennale grâce à la faible demande des ménages et des bonnes récoltes pluviales. En revanche, à Bol, le prix du maïs en décembre a enregistré une légère hausse de 7 pourcent comparé à la moyenne quinquennale en raison des faibles récoltes céréalières. La fermeture des frontières avec le Nigéria continue d’affecter le prix des animaux et engendre une suroffre sur les marchés locaux. En conséquence, la baisse atypique des prix se poursuit.

    La situation alimentaire courante : Actuellement, la plupart des ménages consomment leur propre production et leur consommation alimentaire s’est nettement améliorée.  La demande de main d’œuvre est inférieure à la normale à cause des difficultés économiques que traverse le pays, mais malgré son faible niveau, elle améliore la situation des ménages pauvres. Par conséquent, la plupart des ménages dans toutes les zones de moyens d’existence du Tchad sont en insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) à l’exception du Lac dont la situation alimentaire est sous pression à cause des effets du conflit sur les moyens d’existence. Par conséquent, elle reste en Stress grâce à l’assistance humanitaire (Phase 2 ! de l’IPC).


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    Les hypothèses du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’octobre 2017 à mai 2018 n’ont pas changé.


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À MAI 2018

    La région de Wadi Fira qui a enregistré un faible niveau de production sera en insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre février et mai 2018.

    Les ménages du Kanem et BEG, auront des difficultés alimentaires en raison de l’épuisement de stocks, la baisse de revenus des ménages pastoraux et la détérioration des termes de l’échange mouton/céréales suite à la soudure pastorale qui sera précoce et le ralentissement des exportations vers le Nigéria. Par conséquent, leur situation se détériore en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Quant aux ménages du lac Tchad, ils auront des déficits de consommation alimentaire à partir de février 2018 à cause de l’épuisement des stocks, des perturbations des marchés, de la baisse des prix du bétail et des pressions des personnes déplacées et refugiées sur les moyens d’existence. Ils seront en insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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