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Le niveau des stocks paysans est globalement satisfaisant dans toutes les régions du Tchad

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Décembre 2015
Le niveau des stocks paysans est globalement satisfaisant dans toutes les régions du Tchad

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Mars 2016
  • Messages clé
    • La production céréalière prévisionnelle au niveau national est déficitaire de 10 pour cent comparée à la moyenne quinquennale selon la DPAS/Ministère de l’Agriculture. Les récoltes pluviales se poursuivent dans certaines zones augmentant les stocks des ménages qui améliorent leur consommation alimentaire. Les récoltes de sorgho de décrue (berbéré) commencent dans le département d’Aboudeia (région de Salamat) et débuteront fin janvier/début février dans les autres régions principales de berbéré (Salamat, Moyen-Chari, Mayo-Kebbi, Guera, Batha et Chari Baguirmi).

    • Les marchés sont bien approvisionnés en denrées alimentaires et les prix des céréales sont globalement en baisse par rapport aux mois précédents à cause des récoltes qui se poursuivent. Les flux commerciaux continuent à être perturbés en raison de l’insécurité dans la région du lac Tchad entrainant des hausses atypiques des prix des produits alimentaires sur les marchés affectés. 

    • Grâce aux nouvelles récoltes, à la baisse des prix des céréales et à la disponibilité laitière et maraîchère, la situation alimentaire est calme; la plupart des ménages seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en mars. Entre janvier et mars, la plupart des ménages pauvres dans le Sahel (régions de Kanem, BEG, Batha, Nord Guera, Wadi Fira, et Lac) accéderont difficilement à la nourriture à cause de l’épuisement de stock et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’au moins en mars.


    Situation Actuelle

    La situation agricole : Selon l’enquête nationale d’ENSA (gouvernement-FAO-PAM) d’octobre 2015, plus d’un ménage sur deux ont été affectés par le déficit pluviométrique dans la bande sahélienne. Des flétrissements à près de 50 pourcent sont observés au Batha et nord Guera suite au déficit pluviométrique pendant le mois de septembre. Ces zones de faible production cette année (régions de Kanem, BEG, Batha, Nord Guera, Sila et Wadi-Fira) ont presque achevées leurs récoltes présentement. Dans les zones de production de berbéré, les activités agricoles sont dominées par les entretiens et les activités de maraichage. Dans le Lac, la mise en place de la campagne de contre saison froide (pour le blé, maïs, etc.) a atteint 70 pourcent présentement. Compte tenu de l’insécurité et aussi du prix de l’essence qui est en hausse, il est à craindre que la campagne ne soit perturbée.

    La situation pastorale : Dans les zones pastorales et agro-pastorales (régions de Batha, Hadjer Lamis, nord Guera et Wadi Fira), les pâturages naturels et les eaux d’abreuvage sont en régressions comparées à une année moyenne due à la mauvaise répartition et à l’arrêt précoce des pluies. Le niveau de pâturage sera faible à partir de février-mars dans la majorité de la bande sahélienne et dans le Moyen Chari comparé à une année normale. Certains agro-pasteurs continuent à faire des stocks de foins (tiges de maïs et sorgho) et de légumineuses (arachide et haricot) en prévision de la prochaine soudure pastorale. Les conditions physiques des animaux sont comme en année normale mais vont se détériorer à partir de février-mars.

    La main d’œuvre agricole : Elle est en baisse saisonnière normale dans le sud (surtout dans le Moyen Chari) suite à la baisse des activités des récoltes pluviales. Dans le Lac Tchad, elle est encore disponible voir même en surnombre par rapport à une année normale à cause de la présence des déplacés et retournés. Le résultat est que le coût journalier actuel est de 1.000 FCFA contre 2.000 FCFA en décembre 2014. Dans les zones de production de berbéré notamment le département d’Aboudeia, la demande saisonnière en main d’œuvre devient de plus en plus importante pour les travaux d’entretien et de récolte qui vont commencer vers fin décembre. Des mouvements des bras valides du nord Guera vers le Salamat sont déjà observés pour la récolte prochaine du berbéré et ceux du Batha vont suivre vers le mois de janvier-février.

    Stocks céréaliers des ménages : Les stocks céréaliers actuels sont constitués essentiellement des céréales issues des nouvelles récoltes qui peuvent globalement couvrir, comme d’habitude, les besoins alimentaires de la plupart de ménages dans les zones qui resteront en Phase 1 jusqu’à mars 2016. Dans les zones qui seront en Phase 2, la plupart des ménages pauvres vont commencer à épuiser leur stock à partir de janvier et accéderont difficilement à la nourriture.

    Situation des réfugiés et déplacés du Lac Tchad : L’état d’urgence déclaré dans la région du Lac le 9 novembre a été prolongé jusqu’au 22 mars 2016. Le nombre estimé de personnes déplacées internes, retournés et refugiés enregistrés continue à augmenter et est d’environ 84.000 personnes qui comprennent 54.000 déplacés depuis juillet selon OCHA. Les personnes déplacées sont actuellement dispersés dans 15 sites dans et autour des localités de Bol, Baga-Sola, Daboua, Liwa et Ngouboua (OCHA). Des besoins urgents persistent dans tous les secteurs : abris, sécurité alimentaire, eau, hygiène et assainissement, protection et santé. L'insécurité au Lac a perturbé le commerce du bétail auquel dépendent les populations rurales dans le bassin ainsi que le secteur de la pêche pour les ménages qui vivent autour du Lac.

    Marchés et Prix : Dans la zone sahélienne, les marchés céréaliers sont bien approvisionnés en céréales de base avec les nouvelles récoltes en cours conduisant à une baisse relative des prix des céréales sur la plupart des marchés, exceptés ceux du Kanem, N’Djamena, et Ati où le mil connait une hausse respective de 30 pourcent, 17, et 9 pourcent. Quant au prix du sorgho, il est en hausse de 25 pourcent à Ati, et 8 pourcent à Amtiman. La hausse des prix s’explique par une baisse relative de production céréalière enregistrée dans ces zones suite à la mauvaise répartition des pluies. Le prix du maïs est stable comparé à la moyenne quinquennale. Les fêtes de fin d’année vont contribuer à la baisse des prix au producteur parce qu’ils vendront plus de céréales pour répondre aux besoins. Dans la zone soudanienne, le prix de mil est en hausse alors que celui du sorgho enregistre une légère baisse.

    La situation alimentaire courante : Elle est calme à cause des nouvelles récoltes céréalières en cours et grâce aux autres produits alimentaires (oléagineux, légumineux et tubercules) qui sont suffisants pour répondre aux besoins actuels des ménages. La plupart des ménages pauvres n’auront pas assez de difficultés pour subvenir à leurs besoins, car les prix des produits sur les marchés sont toujours accessibles. A cet effet, les résultats  des analyses de l’insécurité alimentaire aigüe courante montrent que toutes les régions du Tchad sont en situation Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier (voir Fig.1).


    Suppositions Mise à Jour

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’octobre 2015 à mars 2016.


    Perspective Estimée Jusqu'à Mars 2016

    En dehors des ménages dans les zones qui ont enregistré des faibles productions céréalières dans la grande partie de la zone sahélienne (le Kanem, BEG, Batha, Guera, Sila et Wadi Fira), les perspectives de la situation alimentaire resteront marquées par un contexte favorable; les ménages parviendront à répondre à leurs besoins alimentaires de base jusqu’ à mars sans faire recours aux stratégies d’adaptation quelconque à cause de la bonne disponibilité céréalière au niveau des ménages et ils resteront en situation Minimal (Phase 1 de l’IPC). Dans les zones déficitaires citées ci-haut, plus de 20 pourcent des ménages auront des difficultés à subvenir à leurs besoins alimentaires à cause de l’épuisement précoce de leur stock. La situation sécuritaire dans la région d Lac déclenche la fragilisation des moyens d’existence des ménages à travers d’accès difficile aux marchés, à la pêche, et aux échanges avec le Nigeria. A cet effet, ces ménages auront une consommation alimentaire réduite avec réduction de certaines dépenses et seront en phase Stress (Phase 2 de l’IPC) (voir Figure 2) jusqu’au moins en mars.

     

    Pour plus de détail, voir les Perspectives sur la sécurité alimentaire d’octobre 2015 à mars 2016.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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