Skip to main content

Une forte dégradation des conditions pastorales dans la partie sahélienne

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Avril 2018
Une forte dégradation des conditions pastorales dans la partie sahélienne

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITION MIS À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU’À SEPTEMBRE 2018
  • Messages clé
    • La situation pastorale s’est fortement détériorée et se trouve proche de son niveau le plus bas. Le déficit fourrager est davantage prononcé, les points d’eau sont rares, et l’embonpoint des animaux est affecté. Les revenus tirés de la vente d’animaux sont en forte baisse, limitant ainsi l’accès des ménages pasteurs au marché.  Ceux-ci ont une consommation alimentaire réduite, et sont sous-pression (Phase 2 de l’IPC).

    • Au Lac, les récents conflits continuent de perturber les moyens d’existence des ménages et la fluidité des échanges avec les autres marchés. Les récoltes de contresaison et les flux renforcent la disponibilité sur les marchés. Cependant, la demande reste faible par rapport à son niveau d’une année normale en raison du contexte économique national. Ceci maintient la région en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Le niveau actuel des stocks céréaliers des ménages en zone sahélienne est faible et sera presque nul à partir de juin.  Cela obligera la plupart des ménages à s’approvisionner aux marchés grâce aux revenus tirés des activités comme la vente de petits ruminants, de volaille ou de bois. Ils connaitront un déficit de consommation à partir de juin et seront en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • En dehors des zones pastorale et agro-pastorale et d’une partie de la zone soudanienne (Moyen Chari, Mandoul et Tandjilé Est) sous pression entre avril et mai, puis en crise de juin à septembre (excepté le Lac qui restera en crise entre avril et septembre), la plupart des ménages pauvres du pays sont capables de satisfaire leurs besoins minimaux et resteront en insécurité minimale entre avril et septembre.


    SITUATION ACTUELLE

    Les ressources pastorales : La dégradation de la situation pastorale dans le Kanem, Barh EL Gazal, Batha et Hadjer Lamis est accélérée sous les actions conjuguées de la pression animale, du vent et des termites qui accélèrent la dégradation du pâturage et de la paille. Autour du lac Tchad, les pâturages de la terre ferme sont totalement épuisés et ceux des îles ne peuvent pas être exploités en profondeur à cause de l’insécurité liée à Boko Haram.

    Les conditions agricoles : Dans la région du Lac, les activités des ménages sont axées sur les récoltes de maïs de la campagne de contresaison froide. On constate une stabilité des prix du maïs sur le marché de Bol entre mars et avril, mais qui sera de courte durée. La récolte des produits maraîchers va se poursuivre jusqu’à la fin du mois. Les travaux d’entretien de la troisième campagne et les préparatifs de la mise en place de la campagne pluviale se poursuivent.

    Marchés céréaliers : Les marchés des produits céréaliers sont bien approvisionnés à l’exception du Lac. Les mouvements des commerçants et les flux sont perturbés par les conflits, surtout avec le Nigéria. En ce moment, au marché de Bol, les prix sont stables grâce aux récoltes de maïs en cours mais pourraient évoluer rapidement. En ce qui concerne le volume céréalier, les quantités offertes au marché sont faibles comparées à une année normale, à cause des conjonctures économiques et des récoltes de culture de décrue (berbéré) estimées en légère baisse.

    Stock céréalier dans les ménages : Dans les régions déficitaires de BEG, Kanem, Lac, Wadi Fira et Batha, on note une baisse des stocks céréaliers due aux faibles niveaux de production céréalière. Dans le Guéra, les stocks disponibles ne pourront couvrir les besoins que jusqu’à fin juin au lieu d’août. A Mangalmé, un plus grand nombre de chefs de ménages (60 pourcent au lieu de 10 à 15 pourcent habituellement) a migré plus tôt (en décembre au lieu de janvier ou février). Certains commencent à rentrer du Salamat avec des céréales payées en nature pendant les récoltes de berbéré.

    Situation alimentaire courante : Compte tenu des faibles niveaux de stock des ménages, des déficits fourragers et du faible pouvoir d’achat des ménages lié à la baisse des prix du bétail, la situation alimentaire pour la plupart des ménages de la zone sahélienne et certains de la zone soudanienne (Régions du Moyen Chari et Mandoul et département de la Tandjilé-Est) est sous pression (Phase 2 de l’IPC), à l’exception du lac Tchad qui reste en crise (Phase 3 de l’IPC) à cause du conflit. Au niveau du Lac, les récents conflits de mi-avril, la baisse de pouvoir d’achat et la réduction du niveau des stocks alimentaires font que près de 175 000 personnes continuent à avoir des difficultés pour répondre à leurs besoins alimentaires de base.


    SUPPOSITION MIS À JOUR

    La situation actuelle n’a pas affecté la plupart des hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de février à septembre 2018.


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU’À SEPTEMBRE 2018

    La récente reprise des hostilités (mi-avril 2018) autour du lac Tchad continue de faire des déplacés et retournés. Cette situation maintiendra le lac Tchad en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu'à fin septembre. Les faibles revenus de la vente de bois de chauffe, de produits agricoles et de poisson contribuent aussi aux difficultés alimentaires déjà aggravées par le poids des retournés.  La crise économique et les faibles opportunités d’emploi dans les pays voisins ne permettraient pas de transferts d’argent habituels pour faire face au déficit de consommation des ménages pauvres. Les autres régions se maintiendront en sous pression (Phase 2 de l’IPC) jusqu’à mai 2018. Dans les régions de Wadi Fira, Batha Kanem et BEG, on note une baisse de stocks due aux faibles niveaux de productions céréalières. De plus, le pouvoir d’achat des ménages pauvres et très pauvres s’est détérioré à cause de la baisse des prix du bétail due aux mauvaises conditions physiques des animaux et à l’arrêt des exportations. Cependant, la consommation alimentaire des ménages pauvres du Lac, BEG, Batha, Wadi Fira, Kanem, et une partie du Guera (Mangalmé) se détériorera entre juin et septembre 2018 en raison de la rupture des stocks et des faibles revenus. A cet effet, les ménages feront face à de déficits de consommation et seront en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top