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Les marchés du BET reprennent leurs activités après la réouverture des frontières avec la Libye

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Avril 2017
Les marchés du BET reprennent leurs activités après la réouverture des frontières avec la Libye

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À SEPTEMBRE 2017
  • Messages clé
    • La réouverture de la frontière avec la Libye a relancé les flux transfrontaliers au bénéfice des marchés du Nord (Borkou, Tibesti), et de l’Ouest (Nord Kanem et BEG), qui s’approvisionnent essentiellement en denrées alimentaires manufacturées. Ces flux fonctionnent au ralenti à partir des couloirs autorisés. Ceci améliorerait la situation alimentaire des ménages pauvres et les ramène en Phase Stress (Phase 2 de l’IPC).

    • Le déficit de production rizicole dans le département de la Tandjilé Est continue de maintenir les ménages pauvres et très pauvres sous pression à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks. Cinq cantons sont touchés: Ninga, Deressia, Kabalaye, Darbe et Gabringolo. Un mouvement migratoire atypique vers d’autres localités de la région continue d’y être observé. La récolte de riz irrigué en cours contribuerait à limiter la détérioration de leur consommation alimentaire.

    • On observe une faible fluidité des échanges dans le Lac en raison des contraintes sécuritaires qui place la zone en Crise (Phase 3 de l’IPC), malgré le bon niveau renforcé par le maïs de contre saison froide en cours. Dans certains marchés en zone soudanienne (Kélo, Bongor, Pala et Léré), le prix du riz montre une tendance haussière en mars due aux faibles récoltes à cause des séquences sèches enregistrées en 2016.


    SITUATION ACTUELLE

    Situation agricole: La récolte de culture de contre saison (blé) tend vers la fin dans le Lac Tchad. Quant au maïs, la récolte vient de démarrer à partir de la première semaine d’avril 2017. Ceci pourrait améliorer le stock céréalier des ménages et faire chuter les prix du maïs pendant quelques semaines.

    Main d’œuvre agricole: Elle est utilisée pour le défrichement et le nettoyage des nouveaux champs dans la zone sahélienne, puis dans le planage des carrés et la plantation de riz de contre saison dans la Tandjilé Est. A titre illustratif, à Laï (Tandjilé Est), le coût journalier du repiquage du riz est de 2.500 FCFA/personne comme en année normale. Dans le département de Mamdi, principalement à Bol, ce coût est de 1.500 FCFA contre 2.000 FCFA en année normale en raison de la suroffre causée par la présence massive de déplacés.

    Stock céréalier dans les ménages: Les stocks céréaliers des ménages connaissent une baisse saisonnière avec quelques variations. Ainsi, dans les régions déficitaires du Kanem, du Bahr El Ghazel (BEG), du Wadi Fira et une partie de la Tandjilé Est, on note un épuisement presque total des stocks rendant les ménages dépendant des achats sur les marchés. Cet épuisement précoce, (avril au lieu de juin) conduit les populations des cinq cantons de la Tandjilé à des migrations saisonnières atypiques. Près de 83.612 personnes dans les cinq cantons sont touchés.

    Situation des ressources pastorales: Le pâturage se raréfie et connaît une dégradation atypique dans la plupart des zones pastorales. Le pic de la transhumance est atteint très tôt cette année en raison de la soudure pastorale entamée dès février, contre mars/avril en année normale. Il se traduit par le tarissement des eaux d’abreuvement du bétail et le surpâturage. La soudure pastorale est plus prononcée dans le Wadi Fira, le BEG et une partie du Kanem. Les effets de la sécheresse causée par la faible pluviométrie en 2016 y sont durement ressentis. L’embonpoint des animaux est en dessous de la moyenne malgré le calme zoo sanitaire global qui prévaut dans les zones pastorales.

    Mouvement de population: Dans la région du Lac, les mouvements des déplacés se stabilisent suite à une accalmie depuis le début de l’année. Le nombre des déplacés, retournés et refugiés serait autour de 112.600 personnes. Dans la Tandjilé, il a été signalé des mouvements de populations de cinq cantons vers les grands centres où ils vendent leur main d’œuvre en quête de revenus. Dans le département d’Abtouyour (Guera), on signale le retour progressif pour la prochaine campagne agricole, des membres des ménages partis en exode après les récoltes de 2016.

    Marchés des céréales: Les faibles approvisionnements en produits alimentaires (pâtes, macaroni, spaghetti, huile, sucre, etc..), en février, dans les régions de BEG, Kanem et Borkou-Ennedi-Tibesti (BET) causés par la fermeture de la frontière avec la Libye le 5 janvier, se sont améliorés. Ils ont commencé à avoir des niveaux d’approvisionnement presque normaux, mais légèrement en dessous de la normale, surtout à partir de mars à l’annonce de sa réouverture. Dans les zones productrices de berbéré (N’Djamena, Guera, Batha, Salamat, et Mayo Kebbi), les stocks des commerçants sur les marchés sont renforcés par les nouvelles récoltes.

    Les prix des céréales (mil, sorgho, maïs et berbéré) en mars continuent leur baisse sur tous les marchés à cause des bonnes récoltes enregistrées en 2016/2017. Dans certains marchés en zone soudanienne (Kélo, Bongor, Pala et Léré), le prix du riz montre une tendance haussière en mars due aux faibles récoltes à cause des séquences sèches enregistrées dans la Tandjilé et les deux Mayo Kebbi en 2016.

    Dans les marchés de la zone sahélienne et soudanienne (à l’exception de Moundou), les prix de bétail (mouton et caprin) continuent leur baisse en mars pour la troisième année consécutive (-14 à -33 pourcent) suite à la fermeture de la frontière avec le Nigeria causant la faible demande à l’exportation.


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    La situation actuelle n’a pas affecté la plupart des hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de février à septembre 2017. Toutefois, l’hypothèse suivante sur les échanges frontaliers entre le Tchad et la Libye a été mise à jour:

    La récente réouverture de la frontière entre le Tchad et la Libye (début mars 2017) facilitera la reprise des flux au bénéfice des ménages de la partie Nord des trois régions du Sahel (Kanem, BEG et Wadi Fira), et la partie septentrionale (Borkou et Tibesti) qui s’approvisionneraient de nouveau à partir de la Libye.


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À SEPTEMBRE 2017

    La présence des déplacés et retournés du Lac Tchad continue d’affecter la situation alimentaire des ménages hôtes avec qui ils partagent les repas. Les faibles revenus de la main d’œuvre agricole, et de la vente du bétail contribuent aussi aux difficultés alimentaires. Cette situation se maintiendra en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu'à fin septembre. Dans les régions de Kanem et BEG, on note une baisse de stocks due aux faibles niveaux de productions céréalières. En plus, le pouvoir d’achat des ménages pauvres et très pauvres s’est détérioré à cause de la baisse des prix de bétail due à l’arrêt des exportations. Dans deux départements de la région de Wadi Fira (Kobé et Megri), et celui d’Abtouyour (Guera), les ménages auraient épuisé leurs stocks céréaliers suite aux déficits de près de 50 pourcent comparés à la moyenne quinquennale. Cependant, la consommation alimentaire des ménages pauvres des régions de BEG, Kanem, une partie du Guera, et le Nord Wadi Fira se détériorera entre juin et septembre 2017 en raison de la rupture précoce des stocks conduisant à un déficit de consommation, conformé au Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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