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La campagne agropastorale se déroule normalement malgré les perturbations pluviométriques du début de la saison

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Août 2021
La campagne agropastorale se déroule normalement malgré les perturbations pluviométriques du début de la saison

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
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    • La recrudescence des attaques de fin juillet – août 2021, par suite de la forte mobilité saisonnière, des éléments de Boko Haram continue de provoquer des mouvements de populations. Ceci affecte les moyens d’existence des 402 703 déplacés et ménages hôtes qui dépendent de l’assistance alimentaire, d’une part et, de la solidarité des ménages hôtes du Lac.

    • La campagne agropastorale se poursuit normalement grâce à la reprise des précipitations après les séquence sèches de début de saison. En zone soudanienne, les cultures sont au stade de tallage à montaison. Au Logone Occidental et au Mayo Kebbi, il est rapporté des prémices de cultures (maïs de case, arachide de bouche, taro). Ceci contribue à une amélioration de la sécurité alimentaire des ménages. Au Sahel, la disponibilité laitière couplée aux produits hivernaux soutient la consommation alimentaire des ménages.

    • Malgré une relative amélioration de la prévalence de la pandémie COVID-19 et la levée des restrictions par le gouvernement tchadien, la relance des activités socioéconomiques reste timide. La limitation des opportunités d’embauche pour les ménages très pauvres et pauvres, la baisse du pouvoir d’achat des ménages nantis et la baisse des prix sur les produits agropastoraux réduisent les niveaux des revenus d’une part et limite l’accès aux marchés dans les zones structurellement déficitaires. Ceci maintient les ménages du Batha, BEG, Borkou, Kanem, et Tibesti en Stress (Phase 2 de l’IPC).

    • La baisse saisonnière des approvisionnements couplée aux enchères sur les coûts des transports affecte la disponibilité sur les marchés céréaliers. L’offre est en baisse sur les marchés du BEG et du Kanem à cause du ralentissement saisonnier des flux. Les flux transfrontaliers en provenance de la Libye fonctionnent au ralenti à cause de l’instabilité sécuritaire aux frontières tchado-libyennes. Par conséquent, les volumes de produits alimentaires manufacturés sont en baisse sur les marchés du Tibesti, Borkou et lointainement, au BEG et au Kanem. Les prix du maïs substituant les pâtes alimentaires sont en hausse, par apport à la moyenne quinquennale à Massaguet (37 pour cent), Moussoro (11 pour cent) et Ngouri (17 pour cent) par suite d’une augmentation de la demande. Identiquement, les prix du mil suivent une tendance haussière des prix à Moussoro (17 pour cent) et Ngouri (27 pour cent).


    SITUATION ACTUELLE

    COVID -19: En date du 20 août 2021, les données épidémiologiques de la coordination nationale de la réponse sanitaire font apparaître une stabilité dans l’évolution de la prévalence du COVID-19. Sur un cumul de 4 985 cas positifs enregistrés, 4804 guérisons sont rapportées contre 174 décès. La campagne vaccinale lancée depuis fin juin, qui couvre moins de 0,1 pour cent de la population totale, se poursuit. Ainsi, 11 865 personnes ont été vaccinées pour 45 390 doses administrées. Le ralentissement saisonnier des activités économiques dans les centres urbains est davantage accentué par les impacts de la pandémie dont la baisse des opportunités d’embauche. Ceci continue de perturber les moyens d’existence des ménages très pauvres et pauvres. Entre fin juillet et début août 2021, des distributions alimentaires de réponse à la pandémie ont été exécutées par le PAM et ses partenaires dans les provinces du Logone Oriental et Occidental. En date du 20 août 2021, une population de 211,006 personnes a bénéficié de ce premier cycle d'assistance humanitaire. Malgré la timide tendance à la reprise, la plupart des sources de revenus continue d’être en baisse à cause du ralentissement des activités économiques. Ceci affecte la situation alimentaire des ménages dans certaines zones (BEG, Kanem voire les grands centres urbains comme N’Djaména) qui dépendent prioritairement des marchés pour leur consommation alimentaire.

    L’évolution des paramètres agro-climatiques : Après les perturbations de début saison marquée par des séquences sèches et les retards localisés, la pluviométrie a progressivement repris de manière quasi normale dans la plupart des provinces du pays. Au Moyen Chari et au Mandoul, les cumuls pluviométriques enregistrés dans de nombreux postes pluviométriques sont supérieurs à la même période de l’année 2020. Compte tenu de cette régularité des paramètres agro climatiques, les activités agricoles et pastorales se déroulent normalement. Elles sont favorisées par une bonne disponibilité des ressources en eau d’abreuvement et une reconstitution du tapis fourrager notamment dans les zones pastorales et agropastorales.

    Situation agricole : La campagne agricole évolue comme en année normale dans la plupart des zones du pays en raison de la reprise des précipitations observée fin juillet – mi - août 2021. En zone soudanienne, la saison est caractérisée par les travaux d’entretien. Au Moyen Chari et dans le Mandoul, les activités sont dominées par les sarclages et l’application de la fumure sur les cultures. Dans ces localités, les différentes cultures sont aux stades de montaison - nouaison pour les variétés précoces de sorgho, tallage pour les variétés tardives de sorgho et de pénicillaire. Les légumineuses dont l’arachide sont au stade de la formation de gynophores et de formation des gousses. Dans le Logone Occidental, le maïs est au stade d’épiaison, maturité laiteuse en général et maturité récolte pour les variétés précoces et/ou cultivées autour des cases.

    A Doumdoum, une infestation du mil par le Striga par suite de l’insuffisance de la pluviométrie est signalée tandis qu’à Ngouri il est observé une invasion des chenilles et des coléoptères sur le gombo et enfin à Bagasola, il y avait l’attaque de vers gris et des chenilles sur le maïs. Compte tenu du renforcement de la mécanisation agricole par suite de la rétrocession des tracteurs par l’Etat aux groupements, entamée depuis plus de trois ans ainsi qu’une augmentation des effectifs de fournisseurs de services privés une augmentation des superficies est rapportée dans les provinces de l’Est notamment au Ouaddaï, Sila et Wadi Fira.

    La situation pastorale et le mouvement de bétail : Par suite des conditions pluviométriques favorable, comme en année normale, la situation favorable est caractérisée par une bonne disponibilité des ressources pastorales dans la plupart des zones depuis la zone de transhumance, à la zone agropastorale en zone sahélienne, jusqu’aux confins de la zone soudanienne. D’importantes disponibilités de pâturages sont observées sur l’ensemble des zones pastorales et agropastorales, dans les sites d’attache au Sahel, en raison d’une bonne émergence des herbes fraîches complétées d’un remplissage moyen des mares comme en année normale. Ceci contribue à satisfaire les besoins des animaux sur une distance réduite. Par suite de ces bonnes conditions pastorales, l’état physique des animaux a repris et est proche du niveau d’une année normale. La production laitière résultant de ces bons paramètres climatiques est moyenne voire légèrement supérieure à une année normale. compte tenu de La situation zoo sanitaire est calme dans son ensemble à l’exception à l’exception de cas isolés de maladies telluriques rapportées dont les infestations à la douve et des insectes hématophages sont rapportées au Lac. Malgré la couverture vaccinale soutenue par le CICR, quelques cas de fièvre aphteuse sont signalés dans les secteurs de l’élevage des Départements de Wayi et de Fouli. Par suite de l’insécurité liée aux groupes armés (EIAO et Boko haram), la plupart des pasteurs se concentrent au sud de la province pour s’abriter des menaces plus prononcées dans les localités de la zone nord du Lac. Il y ‘est observé une surcharge pastorale aux abords du Lac, près des rivages dans la partie sud.

    Main d’œuvre agricole : Globalement, l’offre de la main d’œuvre est moyenne avec des baisses localisées comme au Moyen Chari où une baisse est observée à cause d’une préférence atypique à d’autres activités notamment la vente de fagots malgré la légère hausse des opportunités d’embauche comme à Héli-Bongo. Ceci fait suite à un fort élan migratoire, nouveau observé parmi les jeunes de la zone du Moyen Chari vers Ouaddaï ou Tibesti dans ces dernières semaines. La demande en main d’œuvre agricole varie de la moyenne à légèrement supérieure à la moyenne en raison de l’augmentation des superficies cultivées. Par conséquent, une stabilité des salaires journaliers de la main d’œuvre agricole est observée dans la plupart des zones comme au Wadi Fira et au Sila. Ailleurs, au Moyen Chari et dans le Ouaddaï, une légère hausse de salaires journaliers, variant de 10 à 25  pour cent, comparée à la normale est rapportée par suite d’une augmentation de la demande par suite du volume des travaux. A titre illustratif, le salaire journalier à Héli Bongo varie de 1000 FCFA contre 750 FCFA. Identiquement, le salaire journalier est passé de 2500 FCFA à 3000 FCFA au Ouaddaï. Inversement, les salaires journaliers sont en baisse par rapport à la normale à cause de la faible demande.

    Conflits et mouvements des populations : Une recrudescence assez prononcée des conflits intercommunautaires est rapportée à travers le pays depuis le début de l’année selon OCHA (Bulletin d’analyse, Août 2021). Ceci exacerbe la situation des ménages dans certaines notamment au Lac où un vieux conflit tribal, qui dure plus de dix (10) ans, et opposant entre deux (2) groupes ethniques autour de l'accès aux terres a fait deux morts cinq (5) blessés. Des attaques isolées par des éléments du groupe armé Etat Islamique en Afrique de l’Ouest, survenues entre fin juillet et la mi-août 2021, ont occasionné de nouveaux déplacements de personnes dans la Province du Lac dont les effectifs sont portés à 402 703 Personnes Déplacées Internes (PDI). Des conflits intercommunautaires, intervenus le 10 et 11août 2021, entre les ethnies arabe Choa et Mousgoum dans l’Extrême Nord du Cameroun ont provoqué l’afflux d’une première vague de 10 938 Camerounais, majoritairement des femmes, des enfants et des personnes âgées à Oundouma, une localité tchadienne située au bord du fleuve Logone et d’un millier de tchadiens retournés dans la localité de Kaliwa (9ème arrondissement de N'Djamena, Tchad).  (Source : HCR, 19 août 2021).

    Stocks céréaliers des ménages :  Dans la plupart des provinces du Sahel, il est observé une baisse et un épuisement saisonniers des stocks céréaliers des ménages. Au BEG, Kanem et dans une partie du Wadi Fira, la plupart des ménages dépend des marchés pour leur consommation alimentaire, exacerbé par les effets des enchères sur les coûts de transport et les bas niveaux de revenus des ménages dûs au COVID-19. Cependant leurs accès aux marchés est limité par les bas niveaux de leurs revenus. En zones soudanienne, les stocks résiduels sont renforcés par les prémices des cultures notamment le maïs de case.

    Situation politique : Le décès de l'ex-président Idriss Déby, annoncé par les militaires le 20 avril 2021, a entraîné la nomination de son fils Mahamat à la tête d'un Conseil militaire de transition (CMT) intérimaire, qui devait durer 18 mois. Toutefois, en juin, Mahamat a laissé entendre qu'il serait "très difficile" de respecter le calendrier prévu, à moins que les partenaires internationaux n'aident à financer un dialogue national et des élections. Le CMT envisage organiser le dialogue inclusif vers la fin de l’année, entre novembre et décembre 2021. Un Conseil national de transition sera établi et sera en charge de la supervision des élections. Bien que Mahamat ait nommé un gouvernement dirigé par des civils et autorisé un parti politique clé interdit par son père, le contrôle reste entre les mains des militaires.

    Marchés céréaliers et prix : Une baisse saisonnière de l‘offre céréalière est observée sur les marchés de la plupart des zones du pays. Cette baisse est davantage accentuée dans le Lac où les perturbations sécuritaires couplées aux faibles niveaux de stocks des ménages limitent les approvisionnements des marchés. La disponibilité du maïs et du mil est en volumes réduits à Ngouri et Bol. Il est rapporté une hausse de la demande en mil et maïs à Moussoro, Bol et Ngouri par suite de l’épuisement des stocks occasionnant une entière dépendance aux marchés d’une part et de la faible disponibilité sur les marchés céréaliers de ces localités. Début août 2021, Les prix au kilogramme du maïs sont en hausse modérée, comparée à la moyenne quinquennale, à Moussoro (11 pour cent), Bol (18 pour cent) et Ngouri (22 pour cent) par suite d’une augmentation de la demande.  Cette même tendance de prix est rapportée sur les prix du mil à N’Djaména et Nokou (11 pour cent), Moussoro (17 pour cent) et Ngouri (27 pour cent) à cause d’une hausse de la demande suscitée par l’épuisement des stocks des ménages couplée à la présence des transhumants.

    Marchés à bétail :  Compte tenu des perturbations sur les principaux circuits d’exportation à destination du Nigéria, plus grand consommateur du bétail tchadien, il est observé suroffre sur les marchés dans la plupart des zones agropastorales et de transhumance. La demande est quasi stagnante ; suivant la tendance impulsée par les activités des groupes armés évoluant aux frontières tchado – nigérianes. Cependant, une légère reprise de l’exportation de petits ruminants ovins et timidement des bovins, vers le Nigéria est observée depuis fin juillet – début août malgré la dépréciation du naira. De nouveaux circuits d’exportation d’ovins, vers le Soudan, ponctuel est signalé dans les localités de Guereda et d’Oum Hadjer. Ces légers changements sur les flux transfrontaliers de bétails à destination du Nigéria et du Soudan s’illustrent par de hausses légères et/ou modérée, comparés à la moyenne quinquennale sur ls prix des petits ruminants et des bovins sur certains marchés. Début août, des hausses, ont été rapportées sur le prix du bovin à N’Djaména (35 pour cent), des ovins à Moussoro (33 pour cent) et Guereda (121 pour cent), des caprins à Abéché (32 pour cent), Amzoer (38 pour cent) et Abdi (32 pour cent) en raison de la demande à l’exportation.

    Situation alimentaire courante : La recrudescence de l’insécurité par des attaques menées par les groupes armés non conventionnels (EIAO et Boko haram) et leur corollaire de mouvements forcés de populations continue de perturber les moyens d’existence des déplacés et des ménages hôtes dans la Province du Lac. L’épuisement complet des stocks des ménages couplés aux faibles niveaux de revenus limitant leurs accès aux marchés les IDPs et ménages hôtes détériore leur situation alimentaire. Ils sont donc marginalement capables de couvrir le minimum de leurs besoins alimentaires en épuisant les avoirs relatifs aux moyens d’existence ou en employant des stratégies d’adaptation de crise. Ils sont en Crise (Phase 3 de l’IPC). Confrontés à une baisse et/ou épuisement de leurs stocks céréaliers et à un accès réduit aux marchés par suite des faibles revenus tirés de la main d’œuvre et de la vente de fagots, les ménages pauvres du BEG, Kanem, et des provinces du Ouaddaï, du Wadi Fira ont une consommation alimentaire minimale mais ne sont pas capables de se permettre certaines dépenses non alimentaires essentielles sans s’engager dans des stratégies d’adaptation irréversibles. Ils sont en Stress (Phase 2 de l’IPC). L’apparition des prémices renforçant les stocks résiduels des ménages dans les zones agricoles et agropastorales notamment dans la partie méridionale du pays favorise une amélioration de la consommation alimentaire des ménages malgré les faibles revenus induits par les impacts négatifs de la pandémie à COVID -19 qui persistent.  Ces ménages sont capables de couvrir leurs besoins essentiels, alimentaires et non alimentaires, sans recourir à des stratégies d’adaptation irréversibles pour accéder aux aliments et aux revenues. Ils sont en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC).

    SUPPOSITION MISE À JOUR

    • Mouvements de protestation : Toute prolongation de la période du Conseil Militaire de Transition intérimaire risque d'entraîner des protestations généralisées dans les grandes villes, notamment N'Djamena, Sarh, Moundou et Abéché. Avec le retrait annoncé par la France de son opération Barkhane, la région du Sahel risque de dépendre encore davantage du rôle clé du Tchad dans les opérations antiterroristes. L'incertitude entourant la succession et la direction de la nouvelle administration va accroître les difficultés opérationnelles, déjà exacerbées par le COVID-19, la pénurie de main-d'œuvre qualifiée et les fréquentes actions de grève.
    • Tibesti : Les perturbations de la sécurité par les groupes rebelles diminueraient en intensité en raison de la perspective d'un dialogue national inclusif prévu en fin d’année vers novembre – décembre 2021. Toutefois, les incidents sur les sites d'extraction de l'or se poursuivraient sans relâche, de même que l'exode des mineurs artisanaux non autochtones.
    • Lac Tchad/Boko Haram : La montée des eaux et la mobilité limitée des forces gouvernementales ont entraîné une recrudescence des attaques. A l'instar des attaques du 4 août contre des positions gouvernementales, qui ont entraîné la mort d'une vingtaine de soldats, de nouvelles attaques et leurs corollaires de mouvements de population ont été signalés. Ces déplacements forcés continueraient à être observés jusqu'à la fin de l'année, alors que les eaux se retirent progressivement. A ce jour, la communauté humanitaire a enregistré 402 711 personnes déplacées. Sous la direction de Barnawi (2016-19), l'ISWAP ciblait principalement les forces de sécurité du gouvernement et évitait les attaques directes contre les civils. Cependant, après l'éviction de Barnawi en 2019, Abu Abdullah Ibn Umar al-Barnawi ("Ba Idrissa") a poursuivi une idéologie plus dure, ce qui a conduit à un ciblage accru des civils et des organisations humanitaires. Avec la réintégration de Barnawi en mai, et plusieurs purges récentes des dirigeants de la ligne dure, l'ISWAP pourrait maintenant recommencer à se concentrer principalement sur des cibles militaires plutôt que civiles. Une diminution des attaques contre des communautés civiles au Cameroun ces dernières semaines et une augmentation des attaques contre des cibles militaires à Borno semblent illustrer ce changement.
    • Conflit entre éleveurs et agriculteurs : Les conflits ont diminué et vont continuer de diminuer (globalement) - indépendamment des hausses saisonnières de la période décembre-avril.
    • Conflit RCA/Soudan et mouvements de population :. Il est probable que la poursuite du conflit en République Centrafricaine entraîne une augmentation du nombre de réfugiés fuyant vers l'ouest, au Cameroun, et vers le nord, au Tchad. Compte tenu du calme relatif observé ces dernières semaines en territoire soudanais en raison du ralentissement des affrontements, les mouvements de population vers les localités tchadiennes, notamment dans la province du Ouaddaï, sont restés stables. Une probable recrudescence des attaques à la fin de la saison hivernale pourrait être observée. Cela pourrait entraîner des mouvements de population vers les localités frontalières du territoire tchadien.
    • Déplacements de populations : Au 15 août 2021, le gouvernement tchadien, par le biais du gouverneur de la province de Chari Baguirmi, a annoncé l'arrivée de 10 932 personnes dans la localité d'Oundouma près de Koundoul, fuyant les affrontements intercommunautaires entre deux tribus camerounaises nommées Mousgoum et Arabes Choa dans l'extrême nord du Cameroun. les affrontements concernaient l'accès à l'eau entre les pêcheurs et les éleveurs de la région, et il est probable que ces affrontements se poursuivent, dépassant ce que nous avons vu par le passé. Il est probable qu'ils perdureront jusqu'à une baisse d'intensité probable lorsque la saison des pluies commencera en octobre. Ces affrontements auraient causé la mort d'une quinzaine de personnes le 10 août. La plupart de ces réfugiés sont des femmes et des enfants. Le HCR travaille avec les autorités tchadiennes pour planifier l'accueil de ces personnes.

    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'À JANVIER 2022

    Les prémices de récoltes complétées des légumes hivernaux et autres produits de cueillette contribueraient à améliorer la consommation alimentaire des déplacés et ménages hôtes du Lac dès septembre. Les bonnes productions attendues au Lac renforceraient cette consommation à partir d’octobre 2021, toutefois des baisses localisées de production dans la province et la demande accrue sur le marché de PDIs maintiendra l’insécurité alimentaire en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusque janvier 2022. Grâce aux apports des produits de la campagne pluviale et de la province, les ménages du BEG, du Kanem et de la plupart des provinces agropastorales et pastorales, ainsi que le Borkou et le Tibesti connaîtraient une amélioration de leur situation alimentaire grâce à la reprise progressive des flux internes et transfrontaliers par suite de l’accalmie sécuritaire aux frontières libyennes ; ils seraient en Stress (Phase 2 de l’IPC), entre octobre 2021 et janvier 2022. Les autres provinces du pays seraient en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC) en raison de la bonne disponibilité des produits de récoltes de la campagne.

    Figures

    Figure 1

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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