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Les bonnes pluies améliorent la sécurité alimentaire dans le Sahel malgré certaines zones en Crise

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Tchad
  • Août 2017
Les bonnes pluies améliorent la sécurité alimentaire dans le Sahel malgré certaines zones en Crise

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISES À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'EN JANVIER 2018
  • Messages clé
    • Les ménages pauvres du Lac, du sud du Kanem et du BEG et du nord de Wadi Fira et du Guera resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusque fin septembre, en raison d’un déficit de consommation alimentaire. L’ouest du Wadi Fira, le Tibesti, le Nord Kanem, le BEG Nord, et la Tandjilé Est resteront en Stress (Phase 2 de l’IPC), ne pouvant se permettre certaines dépenses non alimentaires. 

    • Le cumul pluviométrique, moyen à excédentaire dans une grande partie des zones agricole et agropastorale, favorise le bon développement des cultures. Des séquences sèches d’une dizaine de jours sont rapportées dans les départements de Kobé et Megri.  Suite au retrait de la subvention de l’Etat au labour motorisé la plupart des producteurs a recours à l’attelage pour la culture de petites superficies pour minimiser l’impact.

    • La tendance baissière des prix se maintient dans la plupart des marchés céréaliers. Toutefois, une hausse de 10 pourcent est observée à Bol sur les prix du maïs en raison de la pression des déplacés. En dehors de Bol qui est une zone de préoccupation, on constate aussi de hausses sur le prix du sorgho à Iriba (+15 pourcent) suite au faible niveau de stocks des ménages.

    • La situation phytosanitaire est relativement calme dans les zones agricole et agropastorale du pays. L’apparition localisée de chenilles en début de campagne agricole suite aux séquences sèches a été limitée par la bonne pluviométrie enregistrée dans les zones touchées et ne sera suivie que si elle devient préoccupante. 


    SITUATION ACTUELLE

    Situation agricole : La pluviométrie est excédentaire dans une grande partie de la zone soudanienne. Cependant, certains producteurs ont été contraints d’effectuer un nouveau semis dans les zones déficitaires, comme Fianga et Léré (Mayo Kebbi) dans le sud-ouest et des retards de croissance des cultures ont été constatés dans les zones de Ouara (Ouaddaï), Biltine, Dar-Tama, Megri et Kobé (Wadi Fira). Suivant les zones et les variétés, le stade phénologique des céréales varie de l’élongation des tiges à l’épiaison pour le mil et le sorgho dans le Mayo Kebbi Est et Ouest. Dans la région du lac, le maïs est au stade de montaison – floraison.

    Main d’œuvre agricole : Dans le Lac, l’offre est excédentaire en raison de la présence des déplacés. La demande est relativement faible dans l’ensemble du pays en raison de la réduction des superficies cultivées en céréales et du retrait de la subvention au labour motorisé qui oblige la plupart des agriculteurs à recourir à la culture attelée sur de petites superficies. Par conséquent, le coût journalier a baissé. La suroffre persistante maintient les prix à 1 500 FCFA contre 2 000 FCFA en année normale.

    Dans les deux Mayo Kebbi, l’offre est supérieure à la demande en raison de la réduction des superficies emblavées dans les zones rizicoles. Ceci oblige les populations desdites zones à vendre leur force de travail. Les prix ont baissé à 300 FCFA contre 500 FCFA en année normale.

    Situation pastorale : La bonne répartition pluviométrique améliore la situation pastorale à travers la reconstitution du tapis herbacé et la recharge des points d’eau malgré les légers déficits observés dans certaines régions de la zone de transhumance comme Batha, Wadi Fira et Ouaddai. La situation zoosanitaire est calme et l’embonpoint des animaux connaît une nette amélioration dans l’ensemble des zones agropastorales et pastorales grâce la bonne disponibilité des ressources en eau et pâturages. Une bonne production laitière est également observée dans ces zones. La situation alimentaire des ménages pauvres du BEG Nord et du Nord Kanem s’est nettement améliorée.

    Marchés céréaliers et prix : L’approvisionnement des marchés se poursuit régulièrement grâce aux stocks commerçants constitués à partir des productions excédentaires de la campagne 2016 – 2017. Dans la zone soudanienne, les premières récoltes du maïs de case renforcent l’approvisionnement des marchés céréaliers ainsi que la consommation des ménages. Cette bonne disponibilité contribue à maintenir la tendance baissière des prix sur la plupart des marchés céréaliers en zone soudanienne à l’exception du mil à Bongor, Léré et Pala. Au Sahel, la disponibilité céréalière est soutenue par les bons niveaux de stocks institutionnels (églises, UNICEF, Oxfam, ONASA). La demande céréalière reste faible dans la majorité des zones des moyens d’existence. Toutefois, une légère hausse relative est observée dans la zone de transhumance (Wadi Fira), à l’ouest de la zone sahélienne (Kanem, BEG) et dans le département d’Abtouyour (Guéra) suite à l’épuisement des stocks dès le premier trimestre. La demande diminuera à partir de début septembre grâce aux premières récoltes de céréales et à la cueillette comme le fonio sauvage dans le nord du Guéra.

    La tendance baissière des prix se confirme sur la plupart des marchés avec quelques variations localisées sur certains produits. Le prix du sorgho enregistre des baisses de 4 à 52 pourcent comparé à la moyenne quinquennale à l’exception de quelques localités comme Iriba, où une hausse de 10 pourcent est observée en raison de l’épuisement total des stocks causé par les déficits enregistrés en 2016 – 2017. Le report de stocks commerçants et la vente de céréales à prix modéré facilitent l’accès des ménages aux céréales à travers des prix relativement bas comparés à la moyenne quinquennale au Sahel central. Au Lac, l’assistance humanitaire et les premières récoltes contribuent à soutenir les populations déplacées et facilitent l’accès des pauvres aux ressources alimentaires grâce aux baisses de prix observées sur les marchés. 


    SUPPOSITIONS MISES À JOUR

    La situation actuelle n’a pas affecté les hypothèses utilisées dans le développement du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de juin 2017 à janvier 2018. 


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQU'EN JANVIER 2018

    A partir d’octobre 2017 et jusqu’en janvier 2018, la situation de la sécurité alimentaire dans les zones agricoles retrouvera un niveau comparable à une année normale. Grâce aux bonnes pluies et aux nouvelles récoltes attendues, les ménages pauvres pourront subvenir à leurs besoins alimentaires par leurs propres récoltes. Dans les zones pastorales, la disponibilité laitière s’améliorera ainsi que la disponibilité et l’accès à la nourriture. La situation des ménages du lac Tchad restera en phase de Crise jusqu’en septembre et s’améliorera à partir d’octobre mais ces ménages continueront à éprouver des difficultés à faire face à leurs besoins alimentaires et non alimentaires à cause de la pression des déplacés liée au conflit. Les ménages seront donc en situation de stress (Phase 2 ! de l’IPC) jusqu’à janvier 2018 grâce à l’assistance alimentaire.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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