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La tendance haussière des prix se poursuit sur les marchés céréaliers malgré les approvisionnements

  • Mise à jour des messages clés
  • Tchad
  • Décembre 2022
La tendance haussière des prix se poursuit sur les marchés céréaliers malgré les approvisionnements

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    • La production céréalière prévisionnelle 2022-2023 estimée à 2,880,646 tonnes est en hausse de 10 pour cent par rapport à l’année dernière et de deux pour cent par rapport à la moyenne quinquennale (PREGEC). Les marchés sont actuellement caractérisés par des approvisionnements moyens, sauf dans les localités affectées par les inondations, et une forte demande aussi bien à l’interne vers les zones déficitaires qu’à l’exportation (notamment du côté soudanais). Par ailleurs, on assite à une baisse de flux de produits transformés (pâtes alimentaires, farine de blé) et importés (riz), à la suite des perturbations sécuritaires aux frontières avec la Libye et de la crise ukrainienne, occasionnant ainsi une pression additionnelle sur la demande en céréales locales. Par conséquent, il est observé une tendance haussière atypique des prix, comparée à la moyenne quinquennale, sur la plupart des marchés céréaliers. A titre d’illustration,  mi-décembre les prix du mil sont en hausse à Abéché (31 pourcents), Biltine (71 pourcents) et Moundou (45 pourcents) à la suite d’une forte demande couplée aux coûts élevé de transport. 

    • A la faveur du bon niveau de la biomasse et de la disponibilité des plans d’eaux saisonniers dans la zone pastorale, le mouvement des pasteurs vers les zones sud de transhumance est relativement ralenti comparé aux tendances de ces trois dernières années. Cela a limité la concurrence entre les transhumants et les éleveurs usagers des espaces pastoraux de la zone méridionale, qui cette année ont bénéficié de plus de résidus de récoltes. A la faveur de l’abondance des pâturages améliorant l’embonpoint des animaux et une hausse de prix du bétail, la tendance haussière des prix sur les marchés à bétail améliore les termes de l’échange des ménages pasteurs et agropasteurs malgré les hausses de prix sur les marchés céréaliers. 

    • Au Lac, une suroffre de la main d’œuvre est observée à cause de la persistance de l’insécurité occasionnant des afflux réguliers de déplacés. La présence des eaux d’inondations dans les bras du Lac réduit la demande en main d’œuvre. Dans le bassin rizicole (Mayo Kebbi Est et Tandjilé), le retrait tardif des eaux d’inondations rétrécit les périmètres de pépinières de berbéré et de riz, en baisse dans ces zones. Face à une demande limitée, les salaires journaliers versés aux bras valides sont inférieurs à une année normale à la suite de la suroffre dans la plupart des zones agricoles et agropastorales.

    • Au Sahel Ouest (Lac, BEG, Kanem), la poursuite de l’assistance humanitaire couplée aux apports des produits de la campagne (nouvelles récoltes et produits de cueillette), soutiennent la consommation alimentaire des déplacés et des ménages hôtes qui sont en Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC). La consommation alimentaire des ménages des provinces sahariennes et sahéliennes est affectée par des bas niveaux de revenus et les prix élevés. Cela limite l’accès des ménages aux marchés notamment dans le Chari Baguirmi et le Mayo Kebbi Est, qui sont en Stress (Phase 2 de l’IPC). En revanche, les ménages des zones agropastorales sont en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC) à cause des termes de l’échange bétail-céréales favorables pour les agriculteurs. 

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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