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L’insécurité alimentaire s’accentue de manière significative dans les régions de Wadi Fira et Barh El-Ghazel au Tchad

  • Alerte
  • Tchad
  • Mars 27, 2014
L’insécurité alimentaire s’accentue de manière significative dans les régions de Wadi Fira et Barh El-Ghazel au Tchad

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  • Situation

  • Sommaire
    Les cumuls pluviométriques inférieurs à la moyenne et une mauvaise répartition des pluies pendant la saison des pluies de 2013 ont provoqué d'importants déficits de production agricole dans les régions de Wadi Fira et Barh El-Ghazel. En plus de réduire les stocks et les revenus agricoles, ces conditions pluviométriques ont affecté les conditions pastorales qui sont aussi en dessous de la moyenne. L'augmentation attendue des prix des céréales à un rythme anormalement rapide à partir de février, conjuguée aux stocks des ménages inférieurs à la moyenne et les termes de l’échange du bétail aux céréales défavorables aux pasteurs, limiteront l'accès alimentaire des ménages dans les prochains mois. Actuellement, la plupart des ménages sont encore capables de couvrir leur besoins alimentaires mais les déficits de consommation qui conduisent à l’insécurité alimentaire de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) sont probables à partir d’avril et jusqu’à la fin de la soudure (septembre). Une réponse appropriée et bien ciblée d’assistance aux ménages agro-pasteurs pauvres sera nécessaire pour empêcher les déficits de consommation alimentaire attendus.

    Situation

    Due aux cumuls pluviométriques inférieurs à la moyenne et une mauvaise répartition des pluies de juin à septembre 2013, il y a eu, selon les résultats définitifs de la production céréalière annoncés le 20 mars 2014,  un important déficit de production surtout pour le mil et le sorgho de 49 pourcent et 25 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale dans le Wadi Fira et Barh El-Ghazel, respectivement. Les récoltes des cultures maraichères en cours seront également inférieures à la moyenne à cause du tarissement précoce des wadis (rivières temporaires). En outre, la faible pluviométrie a engendré une disponibilité en fourrage et en eau atypiquement pauvres et un embonpoint des animaux inférieur à la moyenne.

    Avec la mauvaise production agricole, les ménages commenceront à acheter la nourriture sur les marchés à partir de février, soit deux mois plus tôt qu’en année normale. La forte demande qui s’en est suivie, couplée avec une offre faible, causera une hausse continue des prix des céréales à un rythme anormalement rapide à Biltine et à Moussoro dès maintenant et jusqu'à juillet. Cela contribuera aussi à une détérioration des termes de l’échange du bétail aux céréales pour les ménages pastoraux ce qui limitera l'accès à la nourriture pour les ménages agricoles et pastoraux de ces zones dans les prochains mois.

    En raison de cet accès limité, la soudure commencera tôt cette année, en avril au lieu de juin en année normale. Les stratégies de soudure qui ne sont pas normalement observées au cours de la période de récolte et post-récolte sont déjà employées par les ménages pauvres depuis le mois d’octobre 2013. Les exemples incluent la collecte de céréales sauvages et le creusage des fourmilières à la recherche des céréales (Figure 1). Des ménages ont aussi commencé à migrer en octobre  au lieu de février/mars en année normale vers des grands centres régionaux comme N’Djamena et Abéché ou des zones avec plus de cultures de contre saison comme Am-Timan et Sarh à la recherche des opportunités de main d’œuvre. Cependant, le revenu et la nourriture supplémentaires issus de ces activités ne compenseront pas totalement les effets de la mauvaise production agricole et des termes de l’échange du bétail aux céréales défavorables cette année.

    Actuellement, les ménages pauvres de ces deux régions ont des difficultés à assurer leur alimentation sans réduire leurs dépenses non alimentaires essentielles comme  les aliments du bétail, les semences, la santé, l’éducation, et le transport. Ils sont de ce fait en Stress (Phase 2 de l’IPC). Par ailleurs, ces ménages ne pourront pas augmenter de manière significative leurs stratégies d’adaptation (les ventes des animaux, la migration) au-delà des niveaux observés actuellement. Ainsi des déficits de consommation conduisant à une Crise (Phase 3 de l’IPC) sont attendus à partir d’avril jusqu’aux prochaines récoltes en octobre.

    Cette année pendant la pic de la période de soudure (juin à septembre), les ménages dans les régions de Wadi Fira et Barh El-Ghazel devront faire face à des résultats de la sécurité alimentaire prévus les plus graves au Sahel de l'Afrique de l'Ouest. En l'absence de l'aide humanitaire projetée, la population du Tchad en Crise (Phase 3 de l’IPC) ou pire seront presque 2 millions de personnes avec environ la moitié de cette population résidant dans le Wadi Fira et Barh El-Ghazel. Cette population en situation d'insécurité alimentaire sera plus importante que le population de l'an dernier (une année agricole exceptionnelle en Tchad) mais similaire à la moyenne quinquennale. Une réponse appropriée et bien ciblée d’assistance sera nécessaire à partir du mois de mars pour empêcher les déficits de consommation alimentaire attendus et pour protéger les moyens d’existence.

    Figures Figure 1. Femmes collectant des céréales sauvages plus tôt que d’habitude au Wadi Fira, début octobre 2013

    Figure 1

    Figure 1. Femmes collectant des céréales sauvages plus tôt que d’habitude au Wadi Fira, début octobre 2013

    Source: FEWS NET

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