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Productions légèrement inférieures à la moyenne malgré la poursuite des pluies en octobre

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Octobre 2013
Productions légèrement inférieures à la moyenne malgré la poursuite des pluies en octobre

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  • Messages clé
  • Perspective projectee jusqu’en mars 2014
  • Messages clé
    • La poursuite des pluies durant la première décade d’octobre permet aux cultures en retard de boucler leur cycle comme souhaiter par les paysans dans les zones de production. Toutefois, on s’attend à une production globalement inferieure à la moyenne en raison des réductions de superficies et de rendement compte tenu du retard important dans les installations des cultures.

    • Les prix des céréales présentent la tendance saisonnière de baisse particulièrement dans les zones de production. Son évolution sera fonction de celle de l’arachide qui comme l’année dernière contribue à la réduction de l’offre de céréales locales sur les marchés et maintient très tôt un niveau de prix élevé.

    • Les ménages pauvres en raison de la disponibilité des récoltes d’octobre à décembre et de la poursuite régulière des activités habituelles de revenus se maintiendront en insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1) jusqu’en mars 2014. 

    ZONE

    ANOMALIES COURANTES

     ANOMALIES PROJETEES

    National

    La baisse de la production d’environ 14 pour cent de la moyenne fait suite à l’insuffisance des pluies en début de campagne et les arrêts plus ou moins longs observés en septembre. Ces arrêts ont affecté la bonne évolution des cultures dans le nord et de façon localisée dans le centre du pays.

    La baisse de la disponibilité alimentaire qui résulte de celle de la production agricole amène les ménages victimes à recourir à des stratégies d’adaptation typiques pour combler le déficit.

     

     


    Perspective projectee jusqu’en mars 2014

    Le cumul pluviométrique au 10 octobre 2013 est normal dans l’ensemble du pays excepté dans le littoral ou il est excédentaire. La poursuite des pluies conformément aux prévisions météo a permis aux cultures en retard d’évoluer convenablement ce qui permet d’espérer sur des productions céréalières légèrement inférieures à celles de la moyenne d’environ 14 pour cent. La baisse des réalisations en raison du retard et de la mauvaise répartition des pluies en juin et septembre explique les prévisions de baisse de production par rapport à la moyenne. La baisse de la production est plus marquée dans les régions nord du pays et de façon très localisée dans les zones de production du centre à cause des dégâts de chenille et d’inondation. Environ 13 940 ménages souffriront de cette baisse de production agricole. Toutefois, la baisse de la production est mitigée par les bonnes perspectives des cultures de décrue et de maraichage dans cette bande du fleuve en raison des bon niveaux d’inondation des plaines ce qui soulage les ménages pendant les mois de mars et avril. Les cultures de contre saison de riz et de maïs qui gagneront en intensité en raison du bon niveau d’irrigation par la crue du fleuve procureront des revenus et de la nourriture pour les ménages de la bande du fleuve.

    La reconstitution des stocks familiaux est en cours à la faveur des récoltes de maïs, d’arachide voire des premiers semis de mil. Le recours au marché se trouve réduit par la disponibilité de ces produits agricoles dans les ménages. L’offre de céréales sur les marchés connait une hausse par rapport au mois passé sur les marchés des centres de production en raison des besoins financiers pour la fête de Tabaski et de rentrée scolaire. Cependant, la disponibilité des récoltes au niveau des ménages limite les demandes sur les marchés ce qui engendre la baisse saisonnière des prix en cette période. Le prix des céréales est pratiquement stable pour le mil et sorgho, et en baisse de 5 à 10 pour cent pour le maïs par rapport au mois passé. Ils sont supérieurs de 4 pour cent pour le maïs et de 20 pour cent pour le mil par rapport à la moyenne.  Le prix du riz, principale denrée consommée est stable par rapport au mois passé et inferieur d’environ 5 pour cent par rapport à la moyenne. L’évolution des prix sera fonction du niveau des prix de l’arachide qui induit la réduction des ventes, donc l’offre de céréales sur les marchés.  Le prix de l’arachide stable par rapport au mois passé est légèrement supérieur à la moyenne quinquennale d’environ +4 pour cent.

    Les ventes plus que d’habitude du maïs en raison du bon niveau de prix et de l’arachide en vert ont procuré plus de revenu que d’habitude surtout pour les ménages qui ont bénéficié des premiers semis de juin. Les revenus tirés des activités habituelles comme la main d’œuvre, le commerce permettent aux ménages pauvres de maintenir leur accès aux marchés surtout que les prix seront en baisse pendant la période du scenario jusqu’en mars. Les ménages pauvres arriveront à satisfaire leurs besoins alimentaires d’octobre à mars 2014 à la faveur des facteurs cités plus haut et des payements en nature moyens ou en légère baisse par endroits dans les champs des nantis.

    Les conditions d’élevage se caractérisent par un bon niveau des pâturages et de reconstitution des points d’eau. Elles permettent une bonne production de lait et un bon embonpoint du bétail. L’offre de bétail particulièrement des petits ruminants est en hausse par rapport à 2012 particulièrement du coté du Mali en raison des facilités accordées par le Gouvernement Sénégalais en vu de satisfaire la demande pour la fête de Tabaski. Les bons niveaux de prix des animaux particulièrement des moutons permettent aux ménages agropasteurs de disposer de ressources moyennes à importantes pour satisfaire leur besoin.

    La situation de sécurité alimentaire des ménages se trouve renforcer par les récoltes en cours qui procurent de la nourriture et des revenus aux ménages. La baisse de la production agricole de 14 pour cent par rapport à la moyenne abaisse le niveau de revenu des ménages en raison de la réduction du volume vendable. Toutefois, les prix qui évolueront dans les proportions proches de la moyenne et aussi de la stabilité des prix du riz brisé principale denrée permettent un accès normal à la nourriture et de maintenir le niveau minime de l’insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1) d’octobre jusqu’en mars 2014. Toutefois, certains ménages victimes des inondations avec perte de biens, notamment dans la région de Kédougou, Matam et Louga, auront des difficultés à reconstituer leurs biens et à faire face correctement à leurs besoins alimentaires.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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