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Récoltes en cours améliorent la disponibilité alimentaire des ménages

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Novembre 2013
Récoltes en cours améliorent la disponibilité alimentaire des ménages

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  • Messages clé
  • Perspective Projectée Jusqu'en Mars 2014
  • Messages clé
    • Les ménages pauvres en raison des récoltes moyennes, des revenus moyens tirés des activités habituelles, et de la baisse du prix des céréales se maintiendront en insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1) jusqu’en mars 2014.

    • Les récoltes en cours pour les différentes cultures améliorent la disponibilité alimentaire actuelle au niveau des ménages agropasteurs à travers le pays malgré les baisses légères attendues dans le nord de Matam et par endroits à Louga et Saint Louis.

    • Les prix des céréales, après une baisse par rapport à septembre, observent une stabilité sur les marchés de consommation. Ils restent inferieurs à ceux de 2012 et supérieur de plus de 12 pour cent par rapport à la moyenne. Le prix de vente favorable de l’arachide permet une amélioration du revenu des producteurs arachidiers et limite l’offre de céréales sur les marchés.

    ZoneAnomalies CourantesAnomalies Projetees
    NationalPas d'anomalie significative observéePas d'anomalie significative projetée

     


    Perspective Projectée Jusqu'en Mars 2014

    Les récoltes sont en cours pour les différentes cultures et sont pratiquement terminées pour les premiers semis de mil et du maïs. Une baisse de la production de céréales d’environ 14 pour cent de la moyenne selon les perspectives est à prévoir compte tenu du déficit moyen à important des pluies en début de campagne et des pertes de superficies localisées, particulièrement dans les régions du nord de Matam, Diourbel, Kafrine, Louga et Fatick à cause de la sécheresse et par inondation sur le littoral (Saint Louis) et au sud du pays à Kedougou. L’évolution du riz à été moins touchée par rapport à d’autres cultures et se poursuit au niveau des zones rizicoles avec un bon aspect végétatif. Les préparatifs pour les installations des cultures maraichères sont en cours et les perspectives de production sont bonnes en raison de la bonne crue dans la bande du fleuve et au niveau des retenues.

    Le prix de vente de l’arachide coque fixé cette année par le Conseil de l’Interprofession de la Filière Arachidière est en hausse de 5 pour cent par rapport à la campagne de commercialisation passée. La valorisation du prix de l’arachide permet de différer la mise sur le marché des céréales ce qui permet de minimiser les offres de céréales dans les zones de production où les paysans préfèrent vendre des arachides plus que les céréales. Par rapport au mois passé, les légumineuses présentent une baisse saisonnière généralisée au niveau des prix producteurs de 5 à 20 pour cent pour l’arachide et de 5 à 15 pour cent pour le niébé. Les prix par rapport à la moyenne sont supérieurs de 3 pour cent pour le décortiqué et de 15 pour cent  pour l’arachide coque.

    L’offre de céréales sur les marchés est en légère hausse par rapport au mois passé au niveau des marchés de production et relativement stable sur les marchés de consommation. Elle est constituées par les anciens stocks de 2012 au niveau des paysans qui ont bénéficié des bons termes d’échange avec le prix de l’arachide. La reconstitution des stocks familiaux et le bon niveau de revenu tiré de la vente de l’arachide ne permet pas une hausse significative de l’offre en cette période. Les demandes en milieu rural sont en baisse avec la disponibilité des premières récoltes qui assurent l’alimentation dans les ménages.

    Les prix des céréales locales maintiennent une certaine stabilité sur les marchés de consommation. De légères fluctuations à la hausse de une à trois pour cent, suite à la forte demande à l’occasion des fêtes religieuses du début de mois par rapport à septembre, sont observées sur certains marchés. Ces prix sont dans l’ensemble inférieurs à ceux de 2012 excepté à Dakar où ils sont supérieurs d’environ de sept pour cent. Par rapport à la moyenne quinquennale, ils sont partout supérieurs de 12 à 25 pour cent. L’approvisionnement suffisant en riz importé, principale céréales de consommation, en plus de la disponibilité du riz local dans la bande du fleuve permet le maintien voire la baisse du prix du riz par rapport au mois passé. Le prix du riz importé est pratiquement stable par rapport au mois passé et en baisse d’environ 7 pour cent par rapport à 2012 et de 10 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale.

    Les productions animales à  la faveur du pâturage bien fourni et du bon niveau de reconstitution des points d’eau seront maintenues jusqu’en mars. Les revenus tirés de la vente des animaux, du lait et des produits laitiers procureront des revenus moyens aux éleveurs pour leur permettre d’accéder aux marchés. L’offre de bétail après la forte demande pour la Tabaski est en baisse, mais  les prix restent toujours élevés par rapport à la moyenne et à ceux de 2012.

    Les ménages pauvres dans les zones agricoles en plus de leurs productions disposent des opportunités de revenus et de nourritures dans les récoltes au niveau des exploitations des nantis. Ces ménages, avec les revenus moyens tirés de la vente de leurs productions agricoles et des activités habituelles de revenus comme le petit commerce, le manœuvre, le bois arrivent à maintenir leur accès à la nourriture de novembre à mars 2014 à travers le pays. Le niveau minimal d‘insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 1) dans lequel la majorité des ménages du pays se trouve se maintiendra jusqu'à la soudure. Toutefois, les ménages pauvres dans les zones victimes de la baisse de production, notamment dans la région de Louga, de Matam et de Diourbel, auront recours à des stratégies d’adaptation pour satisfaire leurs besoins alimentaires au delà du mois de mars.

    Figures Calendrier Saisonnier Pour Une Année Typique (Sénégal)

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier Pour Une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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