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La dépendance précoce au marché des ménages pauvres fragilise leur sécurité alimentaire

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Mars 2015
La dépendance précoce au marché des ménages pauvres fragilise leur sécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Perspective projetee jusqu'en juin 2014
  • Messages clé
    • Les perspectives de production des contre-saisons maraichères et de riz sont moyennes à bonnes dans le pays. Les revenus issus du maraichage jusqu’en avril et la disponibilité des récoltes de riz en juin-juillet amélioreront les revenus et l’alimentation dans les zones concernées.

    • La faible mobilisation de financement pour la campagne de commercialisation de l’arachide affecte négativement le revenu des producteurs qui se rabattent vers les marchés hebdomadaires pour des prix inférieurs à 12,5 pour cent au prix officiel. La vente de céréales à la place de l’arachide rehausse la vulnérabilité des ménages agropasteur.

    • Les mauvaises conditions d’élevage dans le nord et le centre du pays engendreront une baisse de la disponibilité en produits laitiers pour les ménages. La baisse des productions et le risque de mortalité plus élevé que la moyenne affecteront négativement le revenu et la consommation des produits d’origine animale des ménages agropasteurs et éleveurs.

    • La baisse de revenu globale par rapport à la moyenne face à des besoins plus élevés que d’habitude à cause de l’épuisement précoce des stocks des récoltes (mars contre juin en année normale) ne permet pas aux ménages pauvres de satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) de mars à avril et de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de mai.

    Zone

    Anomalies Courantes

    Anomalies Projetées

    National

    • La campagne de commercialisation de l’arachide connait des difficultés liées à la faible capacité financière des acheteurs.

     

    • Les stocks des ménages agropasteurs sont plus faibles qu’en année normale dans les zones de production du centre et du nord.

     

    • La soudure pastorale a été précoce dès février cette année cotre avril en année normale à cause du mauvais état des pâturages et des points d’eau dans les zones d’élevage du nord et centre du pays.
    • Les difficultés de commercialisation amènent les producteurs en nombre important sur les marchés hebdomadaires ; ce qui abaisse les prix de vente de l’arachide et réduit d’avantage les revenus des producteurs.
       
    • L’épuisement précoce des stocks plutôt que d’habitude prolonge la dépendance des ménages agropasteurs aux marchés avec des revenus globaux inférieurs à la moyenne.

     

    • Une forte baisse des productions animales (lait, beurre, viande) est attendue. La mortalité animale risque d’être plus élevée que la moyenne dans les zones de déficit ce qui réduit les moyens d’existence des éleveurs.

    Perspective projetee jusqu'en juin 2014

    Les récoltes pour les contre-saisons de maraichage se poursuivent dans le pays avec des perspectives moyennes à bonnes dans l’ensemble. Les opportunités de travail offertes par cette activité et aussi pour les travaux d’installation du riz dans la vallée procureront des revenus moyens aux ménages pauvres pour améliorer leurs revenus.

    L’approvisionnement des marchés reste suffisant dans l’ensemble du pays. Pour le riz importé et local, les marchés sont bien fournis avec des niveaux de stocks supérieurs à ceux de l’année dernière et à la moyenne. L’offre de céréales locales sur les marchés ruraux et les stocks commerçants au niveau urbain sont faibles par rapport à l’année dernière à la même période et à une année moyenne ; ce qui serait les conséquences de la baisse de la production agricole 2014-15. Les prix des céréales locales ont suivi la tendance saisonnière de baisse avec des niveaux de prix inférieurs par rapport au mois passé au niveau des marchés des régions sud de 5 à 30 pour cent. Ces prix sont cependant en hausse de 6 et 20 pour cent par rapport à la moyenne.

    Les flux d’autres denrées continuent de sentir les séquelles de la fermeture des frontières avec les pays en proie à la maladie à virus Ebola en dépit de la levée de la mesure il y’a un mois. En effet, les flux de certains produits sont en forte baisse par rapport à la moyenne comme pour l’huile de palme sur les marchés du sud (Diaobé, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor) selon la mission d’évaluation des marchés du CILSS de février 2015.

    La campagne de commercialisation de l’arachide lancée en décembre 2014 se poursuit avec moins d’intensité comme pour l’année dernière. La faible mobilisation des financements au niveau des grands opérateurs engendre des non paiements et entrainent de nombreux producteurs vers les marchés hebdomadaires où les prix sont inférieurs de 12,5 pour cent par rapport au prix officiel. La baisse de revenus qui en découle affaibli les capacités d’accès des ménages pauvres en rupture précoce de stocks par rapport à une année normale suite à la mauvaise production. Ces difficultés amènent les ménages en besoin pressant d’argent à recourir à la vente de céréales ; ce qui accélère l’épuisement des stocks et fragilise d’avantage leur sécurité alimentaire. Les termes d’échanges de l’arachide coque contre le riz ordinaire importé se sont dégradés par rapport à l’année dernière et à la moyenne.

    Les mauvaises conditions d’élevage ont engendré le départ précoce à la transhumance des troupeaux dans les zones du centre et du nord du pays réduisant ainsi la disponibilité en produits laitiers pour les ménages. Le mauvais embonpoint des troupeaux notamment pour les ménages pauvres en manque de moyens pour les entretenir abaisse la valeur marchande des animaux. La baisse de revenus de la vente de bétail et des produits laitiers qui en résulte affecte négativement l’accès des ménages pauvres aux marchés.

    Les ménages agropasteurs pauvres du centre et du nord à cause de la baisse de la production et des revenus agricoles ont recours deux mois plutôt que d’habitude aux marchés pour leur approvisionnement en denrées alimentaires. Les ménages pauvres des régions de Thiès, Louga, Matam, Kolda et le nord de Tambacounda qui ont des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires ont alors intensifié plus que d’habitude les activités de mains d’œuvres, de pêche, d’exploitation forestières et de migration mobilisant d’avantage leurs moyens d’existence (emprunts, bétail, biens non productifs, etc.), pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Les ménages pauvres incapables d’investir dans d’autres domaines comme la santé, l’éducation et les intrants agricoles et préférant les aliments les moins chers de mars à avril seront par conséquent en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). La hausse des prix des denrées locales attendue plus élevée que la moyenne d’avril à septembre réduit d’avantage l’accès des ménages pauvres aux marchés. Ils useront d’avantage des stratégies d’adaptation au profit de l’alimentaire ; ce qui aboutira à la longue à une incapacité de satisfaire aux dépenses essentielles, alimentaires et non alimentaires en mai-juin. Les ménages useront alors de la réduction du volume et du nombre de repas, de la vente de biens productifs, de la décapitalisation pour les éleveurs. Par conséquent, ils seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) de mai à septembre, avec même un risque d’augmentation de la malnutrition aiguë. Les opérations d’appuis du Gouvernement pour 18 000 tonnes de riz et les programmes de prévention et de prise en charge de la malnutrition à l’endroit des zones touchées par la crise durant la soudure en mai-août permettront de limiter la dégradation de la situation et le recours aux stratégies d’adaptation négatives. En septembre, la disponibilité des récoltes en verts atténuera la longue soudure pour les ménages pauvres des zones concernées qui seront en situation de Stress avant la grande période de récolte en octobre 2015.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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