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Le niveau des stocks inférieur à la moyenne aggrave la vulnérabilité des ménages pauvres

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Mars 2014
Le niveau des stocks inférieur à la moyenne aggrave la vulnérabilité des ménages pauvres

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en juin 2014
  • Messages clé
    • Les difficultés de vente de l’arachide en raison de la faible demande des unités industrielles continue d’affecter négativement le revenu des producteurs qui font recours de façon atypique à la vente de céréales plus rentable (sorgho, maïs, riz). Les forts déstockages observés fragilisent les ménages qui épuiseront précocement dès avril leurs stocks contre mai-juin habituellement.
    • Les départs précoces de bétails vers le sud et le Mali à la recherche de pâturages abaissent les disponibilités de lait pour les ménages et les offres sur les marchés du nord et maintiennent le niveau élevé plus que la moyenne des prix. Un risque élevé de mortalité entre mai-juin à cause d’un déficit fourrager affectera négativement le capital animalier dans les régions du nord.
    • Les ménages pauvres des zones de mauvaise production de céréales du nord du pays, du bassin arachidier et de la Casamance en raison de leur dépendance accrue aux marchés et du recours précoce et plus intense par rapport à une année normale aux stratégies d’adaptation (les emprunts, l’exploitation forestière, la vente de paille, la réduction des dépenses non alimentaires…) pour satisfaire leurs besoins seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir d’avril 2014.

    Zone

    Anomalies Courantes

     Anomalies Projetées

    National

    Le bradage de l’arachide par certains paysans en raison des difficultés de commercialisation observées cette année affecte négativement le revenu des producteurs.

    Les difficultés de commercialisation de l’arachide connaitront une évolution positive dans le mois d’avril en raison de l’appui financier de l’Etat à l’achat des stocks.

    Les régions du nord

    Le bétail traverse une soudure pastorale précoce dès février contre mars habituellement en raison de la dégradation plus poussée que d’habitude du disponible fourrager.

    La précocité de la soudure abaisse plus que d’habitude les productions animales avec un risque élevé de mortalité.

     


    Perspective projetée jusqu’en juin 2014

    La baisse de la production céréalière suite à l’insuffisance des pluies de 2013/14 est de 17 pour cent par rapport à la moyenne et plus marquée dans le Bassin arachidier (Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine et le département de Bakel), Louga, Saint-Louis, Matam, la Casamance et Kédougou. Malgré cette baisse de production, l’offre de céréales est importante et est en hausse par rapport au mois passé particulièrement dans les bassins arachidiers en raison des difficultés de commercialisation de l’arachide. En particulier, la demande des unités industrielles est anormalement faible et les prix aux producteurs de l’arachide coque est actuellement à 30 pour cent en dessous des niveaux de l'an dernier. Due à ces difficultés, les ménages font recours à la vente excessive des céréales locales (sorgho, mais, mil) pour couvrir des besoins non alimentaires. Cela épuise d’avantage les stocks des ménages qui connaitront une soudure précoce d’avril-mai contre juin- juillet en année normale.

    La forte affluence des céréales locales sur les marchés explique les baisses de prix observées par rapport au mois passé. La baisse est plus accentuée à Kolda avec environ 10 pour cent de baisse pour le sorgho. Les prix restent dans l’ensemble inférieurs à ceux de 2013 à la même période de 5 à 18 pour cent. Par rapport à la moyenne quinquennale, ils sont supérieurs de 3 pour cent à Kaolak et de 23 pour cent à Dakar pour le mil. Le prix du riz ordinaire importé, principale céréale consommée, est stable par rapport au mois passé et légèrement en baisse par rapport à la moyenne. La baisse est de 17 pour cent à Dakar et de 21 pour cent à Kaolack. L’évolution des prix des denrées permet un accès relativement moyen des ménages qui souffrent dans les zones arachidières de la baisse du prix de l’arachide.

    Dans les marchés ruraux de collecte, les prix aux producteurs de l’arachide coque marquent une hausse de 6 pour cent par rapport à janvier et de 3 pour cent par rapport à la moyenne mais restent inférieurs de 13 pour cent au prix officiel d’achat. La mobilisation de fonds en cours par le Gouvernement pour améliorer la liquidité des huiliers et soutenir la commercialisation sera salutaire pour les producteurs dans les prochains mois.

    Les récoltes pour les cultures maraichères sont en cours notamment pour l’échalote pour laquelle les mesures de gel des importations permettent de sauvegarder les opportunités de vente moyennes. Ainsi, les producteurs devront s’attendre à des revenus en hausse par rapport à la moyenne avec le niveau de production supérieur d’environ 45 pour cent de la moyenne. L’évolution du riz de contre saison est jugée moyenne dans la vallée du fleuve Sénégal et au sud du pays. Les récoltes moyennes attendues en mai-juin amélioreront les disponibilités alimentaires et les revenus des ménages des zones concernées. La main d’œuvre nécessaire pour la conduite de ces différentes cultures constitue des opportunités de revenus moyens pour les ménages pauvres des localités concernées.

    L’épuisement précoce des pâturages suite au déficit de biomasse dans les régions du nord engendre des mouvements inhabituels de troupeaux vers la partie méridionale du pays et vers le Mali à la recherche de zones propices. L’offre de bétail se trouve ainsi réduite avec leur départ massif et précoce ce qui entretien les niveaux élevés de prix (5 à 10 pour cent par rapport à la moyenne) et permet actuellement un accès moyen des ménages éleveurs aux marchés. Cependant, une baisse des productions animales et de la valeur marchande des animaux dans les régions déficitaires au nord au pic de la soudure pastorale en avril-juin affectera négativement le pouvoir d’achat et la qualité de l’alimentation des éleveurs.

    Les ménages dans les zones agricoles du nord et le bassin arachidier du centre en raison des ventes plus que d’habitude des céréales disposent des stocks plus faibles que la moyenne ce qui augmente leur dépendance aux marchés par rapport à une année normale. Les revenus tirés de la vente des produits agricoles et de la main d’œuvre pour l’instant permettent de satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires. Cependant, à partir d’avril, la majorité des ménages agropastoraux pauvres des régions de Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine et le département de Bakel, Louga, Saint-Louis, Matam et la Casamance et Kédougou intensifieront leurs stratégies d’adaptation comme la réduction des dépenses non alimentaires, l’exploitation forestière, la vente de paille, le recours aux emprunts plus que d’habitude pour assurer leurs besoins essentiels jusqu’en juin. Pendant cette période, ils seront en insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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