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L’insuffisance des pluies limite les réalisations des cultures dans le pays

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Juillet 2014
L’insuffisance des pluies limite les réalisations des cultures dans le pays

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en décembre 2014
  • Messages clé
    • Une grande partie du pays, particulièrement les régions de l'ouest et du centre, ont connu des déficits pluviométriques pendant le mois de juin. Ces déficits ont conduit à un léger retard dans les activités agricoles, surtout les semis des cultures, par rapport à une année normale.
    • Malgré des appuis en vivres et des prix du riz brisé stables voire en diminution, les ménages pauvres des zones du nord et du centre seront en insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre à cause des impacts de la baisse de la production agricole en 2013/14, des mauvaises conditions pastorales et des difficultés de commercialisation des arachides sur leurs sources de revenus et de nourriture.
    • En septembre, la disponibilité des récoltes en verts et les revenus issus de la main d’œuvre agricole amélioreront l’accès aux aliments pour les ménages. Pendant les périodes de récolte et post-récolte (septembre à décembre), les ménages pauvres seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    ZONE

    ANOMALIES COURANTES

     ANOMALIES PROJETÉES

    National

    Les semis des cultures de maïs et de sorgho qui avaient débuté avec les pluies précoces en mai dans le sud du pays ont connu des interruptions à cause de la faiblesse des pluies dans la deuxième moitié du mois de juin.

    Un retard sur le calendrier agricole dans certaines zones à cause des interruptions des semis en juin.

    Les ménages agricoles du centre et du nord, victimes de la baisse des productions agricoles en 2013-14 et de revenus à cause de la mauvaise pluviométrie et des difficultés de commercialisation de l’arachide traversent une soudure plus précoce que la normale.

    Les appuis en vivres et en intrants agricoles pour 67500 ménages en insécurité alimentaire de juillet à septembre 2014 par le Gouvernement et ces partenaires atténuent la rigueur de la soudure pour les bénéficiaires.

    La pauvreté atypique des aires de pâturage dans le nord du pays occasionnent de fortes concentrations de bétail sur des parcours. L’embonpoint des animaux et la production de lait sont atypiquement mauvais suite à cette situation.

    Les conditions d’élevage seront améliorées à la faveur de l’installation des pluies en juillet dans les zones nord ce qui relance comme d’habitude la production de lait et l’embonpoint du bétail.

     


    Perspective projetée jusqu’en décembre 2014

    Le cumul de pluie du 1er mai au 10 juillet est déficitaire dans tout le pays à l’exception de l’extrême sud-est (Kédougou) où il est normal à excédentaire. Le déficit est plus marqué dans les zones de production du centre et l’ouest du pays qui accusent un retard dans les semis de plus d’une semaine par rapport au calendrier agricole. Cependant, les semis se poursuivent en juillet pour le maïs et l’arachide dans le sud du pays après les interruptions pour raison de faiblesse de pluie à la fin du mois de juin. En outre, une proportion élevée de semis de céréales a été faite à sec ce qui peut occasionner des ressemis avec les séquences sèches observées. Les prévisions saisonnières des principaux centres météo (ACMAD, ECMWF, IRI, NMME) prévoient un cumul de pluie pour le reste de la saison des pluies moyen à inférieur à la moyenne pour le pays ce qui dénote des risques de baisse de productions agricoles (céréales, rentes). Cependant, même si les précipitations sont inférieures à la moyenne, une bonne répartition des pluies pendant les périodes critiques de développement des cultures pourrait mitiger l’impact sur les productions agricoles.

    Pour la production des cultures de rente, on s’attend à une diminution des réalisations pour l’arachide cette année à cause des difficultés de commercialisation de la campagne passée ce qui incite les producteurs à réduire des superficies pour la culture de l’arachide au profit des céréales.

    L’approvisionnement des marchés reste suffisant en céréales malgré la baisse saisonnière observée. Cependant, il s’est beaucoup amélioré dans la vallée du fleuve avec les récoltes moyennes de la contre saison de riz en juin. Le prix du riz brisure ordinaire qui constitue la principale céréale consommée est stable ou en baisse par rapport à la moyenne sur tous les marchés régionaux. La mesure gouvernementale de fixation du prix de cette denrée et l’abondance des stocks au niveau des importateurs contribuent au maintien de son prix à ce niveau.

    Les marchés à bétail sont très animés avec la stratégie des éleveurs de vendre les têtes les plus faibles pour minimiser les pertes en cette période de mauvaises conditions d’élevage. La vente massive en juin-juillet qui abaisse les prix des petits ruminants affecte le revenu des éleveurs pauvres. Cependant, à partir de juillet, le regain d’embonpoint du bétail avec la régénération des pâturages et la forte demande en raison du ramadan en juillet rehausseront le niveau des prix au-dessus de la moyenne pour améliorer l’accès des ménages éleveurs aux marchés.

    À l'exception des zones et les populations de préoccupations décrites ci-dessous, les revenus moyens issus des activités habituelles pour les ménages pauvres, la stabilité des prix des denrées permettent un accès moyen des ménages à la nourriture de juillet à décembre. Par conséquent, ces ménages resteront en la phase d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine, Bakel, Louga, Saint-Louis, Matam, la Casamance et Kédougou

    Les ménages pauvres des zones du nord, du centre sont en soudure depuis mai-juin contrairement à juillet en année normale à cause de la baisse des productions et des revenus agricoles en 2013/14 à cause de la mauvaise pluviométrie et des difficultés de vente de l’arachide qui ont engendré l’épuisement précoce de leurs stocks. La dépendance précoce d’un mois aux marchés par rapport à une année normale avec des revenus moins que la moyenne amène les ménages à réduire les dépenses non alimentaires et à intensifier l’exploitation forestière, la vente de paille, de bétail et de recourir aux emprunts plus que d’habitude pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Bien que les opérations d’appuis en vivres et en intrants agricoles à l’endroit des 5 pour cent des ménages du Sénégal dans le cadre du plan national de réponse ne permettent pas le recours à des stratégies négatives pour les bénéficiaires, l’insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC) se maintiendra dans ces zones jusqu’en septembre.

    En septembre, les récoltes en vert et la baisse attendue des prix des céréales locales en plus des revenus moyens qui seront générés par les activités habituelles mettront fin à la soudure et permettront aux ménages pauvres de satisfaire leurs besoins alimentaires. Le niveau d’insécurité alimentaire de type Stress (IPC Phase 2) sera au niveau Minimale (IPC Phase 1) entre septembre et décembre.

    Les victimes des inondations saisonnières normales pendant la saison de pluies

    Les inondations saisonnières pendant la saison des pluies (juillet à septembre) peuvent causer de nombreuses pertes matérielles et de production aux ménages dans le littoral, le sud et le centre du pays. Les ménages affectés peuvent avoir des difficultés à faire face à la réhabilitation de leurs biens et à une alimentation adéquate sans assistance extérieure.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 4

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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