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Insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) dans les zones victimes des inondations

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Février 2016
Insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) dans les zones victimes des inondations

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  • Messages clé
  • Perspectives estimées jusqu'à septembre 2016
  • Messages clé
    • L’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant partout dans le pays grâce à la production de céréales en 2015/16 supérieure de 65% de la moyenne. La disponibilité des stocks de la propre production permettent un accès moyen des ménages aux denrées ; ce qui réduit leur dépendance aux marchés en cette période post récolte.

    • La hausse importante de la production pour le riz de contre saison grâce aux efforts importants du Gouvernement à travers le programme d’autosuffisance en riz d’ici 2017 contribuera à rehausser plus que la moyenne les disponibilités en cette denrée très prisée. Des opportunités de revenus et de nourritures supérieures s’offrent ainsi aux ménages pauvres à travers la main d’œuvre agricole voire la vente des produits.

    • La soudure précoce à cause de l’épuisement précoce des stocks suite à la baisse de la production amène les ménages pauvres des départements de Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga à recourir de façon atypique à des stratégies d’adaptation pour améliorer leur accès aux marchés. Ces zones seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 IPC) de juin jusqu’aux nouvelles récoltes, avec une population en Crise (Phase 3 de l’IPC) qui constitue moins de 20 pour cent des ménages de la zone. 

    • Les ménages pauvres victimes des inondations estimées à 70000 personnes selon le Plan de réponse humanitaire 2016 sont dans un besoins de ressources supplémentaires pour reconstituer leurs moyens d’existence et satisfaire leurs besoins alimentaires ; ce qui dépasse leur capacité. Ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 IPC) à partir de mars jusqu’aux nouvelles récoltes. 

    Zone

    Anomalies Courantes

    Anomalies Projetées

    National

     

    • Le retard dans la mobilisation des crédits au compte des huiliers pour l’achat de l’arachide a favorisé le développement des marchés parallèles au profit des demandeurs asiatiques.
    • La hausse de la demande en dehors des points de collecte officiels à des prix supérieurs de 12% au prix officiel améliorera les revenus des producteurs pourvu que le bon prix ne les amène pas à vendre même les semences.

    National

     

    • Les prévisions de réalisations en riz de contre saison sont en hausse par rapport à la moyenne et estimée à 70000 Ha.
    • La hausse des superficies et des appuis contribueront à l’amélioration des disponibilités en riz à partir de juin-juillet ; ce qui favorisera l’accès des ménages à cette denrée.

    National

     

    • Les inondations entre juillet et septembre 2015 ont engendré des dégâts importants sur les biens et les cultures à travers le pays.
    • Les pertes de biens et de production liées aux inondations continueront d’affecter négativement les ménages pauvres victimes qui seront en besoin de reconstitution de moyens d’existence.

    Perspectives estimées jusqu'à septembre 2016

    Les récoltes pour les cultures maraichères d’échalote et de pomme de terre sont en cours à travers le pays. Les récoltes supérieures à la moyenne de février à avril procurent des revenus moyens à supérieurs à la moyenne aux exploitants. Les opportunités d’emplois et de revenus créées autour de cette activité permettent aux ménages pauvres à travers la main d’œuvre agricole d’améliorer leurs accès aux marchés. Les installations du riz de contre saison sont en cours au niveau des zones habituelles de contre saison du pays. Les prévisions de réalisation sont estimées à 70000 ha soit une nette hausse par rapport à la moyenne qui est d’environ 40000 ha. La hausse de la production qui en résultera améliorera plus que d’habitude la disponibilité en cette denrée très prisée par les ménages du pays. Les perspectives d’emplois agricoles qui seront supérieures à la moyenne procureront plus de revenus aux ménages pauvres qui s’adonnent à cette activité.

    Les conditions d’élevage sont moyennes à bonnes à travers le pays. Cependant, les feux de brousse déjà enregistrées dans le Sud et l’Est du pays menacent le disponible fourrager pour le bétail. Le déficit de pâturage dans les zones du nord-est de Raneyrou et Matam engendrera des mouvements inhabituels à la recherche de site mieux fournis ; ce qui affectera négativement l’alimentation du bétail et la production animale dans cette zone. La baisse de revenus à cause de la perte d’embonpoint et de la production de lait et produits laitiers dès mars-avril réduit le pouvoir d’achat des ménages éleveurs.

    L’approvisionnement des marchés en céréales est suffisant partout à travers le pays avec une disponibilité moyenne à importante selon les marchés grâce à la bonne production de 2015/16 particulièrement pour le riz qui connait une hausse de 85% par rapport à la moyenne. La baisse saisonnière des prix des céréales est observée sur les différents marchés. Le prix du mil est en baisse de -7% et -6% pour le maïs par rapport au mois passé. Ils sont par rapport à la moyenne quinquennale en baisse de -15% pour le mil et de -5% pour le maïs ; ce qui favorise l’accès des ménages aux denrées.

    Le prix du riz brisure ordinaire qui constitue la principale céréale consommée est stable par rapport au mois passé et en baisse d’environ sept pour cent par rapport à la moyenne. La tendance de baisse se poursuivra jusqu’en mars à partir duquel la hausse saisonnière sera observée. Les prix resteront proches de la moyenne ; ce qui est favorable à l’accès des ménages pauvres aux denrées. La hausse du prix de l’arachide décortiquée de 13% par rapport au prix officiel grâce à la forte demande asiatique sur les marchés, rehausse plus que la moyenne les revenus des producteurs du bassin arachidier. En effet, les difficultés de mobilisation de crédit retardent le fonctionnement au niveau des points de collecte officiels ; ce qui amène les producteurs vers les marchés parallèles.

    Les ménages pauvres estimés à 70000 personnes selon le plan de réponse humanitaire de 2016, en besoins de reconstitution de moyens d’existence perdus à cause des inondations de juin à septembre 2015 principalement dans les régions de régions de Fatick, Kaolack, Saint Louis et Matam, Dakar ont recours aux stratégies d’adaptation atypique d’intensification de mains d’œuvre, d’emprunt, de préférence des aliments les moins chers et de réduction de certaines dépenses non alimentaires pour accéder à la nourriture dès mars 2016. A partir de juin avec l’installation de la nouvelle saison, en dépit des revenus de la main d’œuvre agricole qui seront moyens, on assistera à un durcissement de ces stratégies qui revêtiront un caractère négatif pour les plus pauvres comme la réduction du volume des repas et de certaines dépenses non alimentaires comme la santé et l’éducation ; ce qui est préjudiciable à la situation nutritionnelle très critique.

    Les stocks moyens à supérieurs à la moyenne issus de la bonne production 2015/16 ainsi que l’évolution des prix des céréales proches de la moyenne favorisent un accès moyen de la majorité des ménages aux denrées ; ce qui maintient le niveau d’insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’aux nouvelles récoltes en octobre 2016. Cependant, dans les départements de Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga, la soudure sera précoce dès mai contre juin en année normale pour les ménages pauvres à cause de la baisse de productions agricoles et de revenus de bétail ; ce qui les amène à adopter des stratégies atypiques de migration, d’emprunt de réduction des dépenses non alimentaires pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, ces zones seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) de juin jusqu’aux nouvelles récoltes en octobre 2016. Dans les mêmes zones, environ 200000 personnes à cause de la baisse de revenus et des moyens d’existence dégradés suite à la crise de 2015 auront recours à des stratégies d’adaptation négatives de réduction de volume et du nombre de repas. Ils seront en insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l'IPC) à partir de juin jusqu’aux nouvelles récoltes en septembre 2016.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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