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Les difficultés de commercialisation de l’arachide abaissent le revenu des producteurs

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Février 2014
Les difficultés de commercialisation de l’arachide abaissent le revenu des producteurs

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  • Messages clé
  • Perspective Projetée Jusqu’en Juin 2014
  • Messages clé
    • Le faible niveau d’achat de l’arachide en coque par les huiliers au prix officiel de 200fcfa le kilogramme a engendré une baisse de prix de 13 à 26 pour cent par rapport à 2013 et de 2 pour cent par rapport à la moyenne ce qui affecte négativement le revenu des producteurs qui sont souffert par endroits des déficits de production.
    • Le déficit fourrager constaté dans la bande nord du pays a engendré un départ précoce des animaux vers les zones propices. Les productions animales devraient connaitre une forte baisse d’avril à juin dans le nord du pays en raison de ce déficit fourrager.
    • Le recours précoce au marché des ménages pauvres des zones de faible disponibilité de stock les amène à recourir aux stratégies d’adaptations pour combler le déficit de production et améliorer leurs revenus pour la satisfaction de leurs besoins alimentaires. Ces ménages des zones de Louga, de Matam, Kafrine et de Diourbel seront en Stress (Phase 2 IPC 2.0) insécurité alimentaire aiguë à partir d’avril 2014.
    ZoneAnomalies CourantesAnomalies Projetées
    NationalLes prix d’achat fixés par les accords sur la commercialisation de l’arachide ne sont pas respectés par les huiliers à travers le pays, ce qui conduit les producteurs à vendre leurs productions à un niveau de prix au-dessous de 20 pour cent du prix officiel.Le non respect du prix d’achat continuera jusqu’à l’adoption de mesures par le Gouvernement pour l’achat officiel arrêté par le Comité national interprofessionnel de l'arachide en accord.
     La dégradation précoce des parcours pastoraux dans les régions du nord engendre un départ précoce du bétail vers les zones propices et abaisse la disponibilité en produits animaux pour les ménages agropasteurs.Les productions animales et leurs valeurs marchandes devraient connaitre une forte baisse d’avril à juin dans le nord du pays en raison du déficit fourrager observé.

     


    Perspective Projetée Jusqu’en Juin 2014

    Les récoltes pour les cultures maraichères se poursuivent au niveau des sites maraichers à travers le pays. Les productions sont jugées moyennes à bonnes. La campagne de commercialisation qui s’est ouvert pour l’oignon procure des opportunités de mains d’œuvre et de revenus supérieurs aux exploitants surtout qu’une augmentation significative a été signalée. La production attendue est estimée à environ 200 000T contre 135 000T en moyenne. Le gel des importations fixées par l’état au 24 février 2014 offre des opportunités sûres aux maraichers d’écouler leur production. L’évolution du riz de contre saison est jugée moyenne dans la vallée du fleuve Sénégal et au sud du pays. Les récoltes moyennes attendues en mai-juin amélioreront les disponibilités alimentaires et les revenus des ménages des zones concernées.

    La disponibilité des récoltes favorise présentement l’accès des ménages aux céréales malgré la baisse de production de la récolte principale. Cependant, le niveau des stocks familiaux faible par rapport à une année moyenne suite à la baisse de la production particulièrement dans les zones du nord et du centre amène les ménages à dépendre plus des marchés que d’habitude à partir de mai-juin contrairement à juillet-aout.

    Les prix des céréales locales en fin janvier présentent une baisse d’environ 5 pour cent pour le mil et le riz local et pratiquement stable pour le maïs et le sorgho par rapport au mois passé. Par rapport à la moyenne quinquennale, les prix sont supérieurs d’environ 10 pour cent pour le mil/sorgho, de 6 pour cent pour le maïs et restent inférieurs pour le riz local d’environ 9 pour cent mais plus élevés à Dakar (+20 pour cent), Kaolack (+15 pour cent) et Saint Louis (+16 pour cent). Le prix du riz importé, principale denrée consommée, reste stable par rapport au mois passé et en baisse d’environ 11 pour cent par rapport à la moyenne ce qui favorise l’accès des ménages. Les prix des denrées suivront la tendance saisonnière de hausse de février à juin.

    Les difficultés rencontrées dans le commerce d’arachide cette année amène les producteurs à offrir plus de céréales ou en bradant leur production ce qui abaisse les revenus des petits producteurs contraints de vendre pour leurs besoins. Les revenus issus de la vente des produits agricoles notamment de l’arachide et le niébé dans le nord du pays et les bassins arachidiers sont assez inférieurs à ceux de décembre 2013. Ces prix sont en baisse d’environ 15 pour cent par rapport à 2013 et restent supérieurs à la moyenne de 6 pour cent pour le niébé et en baisse 2 pour cent pour l’arachide décortiquée.

    L’offre de bétail est en baisse par rapport au mois passé particulièrement au nord du pays où les mauvaises conditions d’élevage amènent les éleveurs à regagner précocement les zones relativement fournies du Mali. Les prix des animaux sont en légère hausse de 2 pour cent pour les bovins et en baisse d’environ 9 pour cent pour les chèvres et les moutons après la forte demande du Magal de Touba. Ces niveaux de prix sont toujours supérieurs à la moyenne et maintiennent l’accessibilité des ménages agropasteurs aux marchés. Toutefois, la baisse des productions animales et de la valeur marchande des animaux dans les régions déficitaires au nord à la soudure en avril-juin affectera négativement le pouvoir d’achat des éleveurs.

    Les ménages pauvres dans les zones agricoles qui disposent présentement de leurs propres productions et des revenus issus de la vente de celles-ci en plus des activités habituelles de revenus arrivent à satisfaire leurs besoins alimentaires jusqu’en mars. La dépendance plus accrue que d’habitude des ménages pauvres dès avril-mai des zones de faible production les amène à intensifier les activités ordinaires pour satisfaire leurs besoins jusqu’en juin. La majorité des populations sera en insécurité alimentaire aiguë Minime (Phase 1 IPC 2.0) de février à juin. Toutefois, les ménages agropasteurs pauvres victimes de la mauvaise production dans les régions de Louga, de Matam, Kafrine et de Diourbel qui souffriront de la hausse des prix des céréales à partir d’avril et des baisses de revenus suite aux difficultés de vente des cultures et du cheptel seront en insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 IPC 2.0). Ces ménages pauvres feront recours aux stratégies d’adaptation habituelles d’emprunt, de vente de biens non productifs et à la limitation de leurs dépenses non-alimentaires. La politique d’harmonisation du prix de la principale céréale, le riz, et les perspectives moyennes d’évolution des activités de revenus permettent aux ménages de ne pas excéder l’insécurité alimentaire aiguë Stress (Phase 2 IPC 2.0) d’ici les récoltes prochaines en septembre.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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