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La production agricole en hausse améliore la disponibilité et l’accès alimentaires

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Décembre 2015
La production agricole en hausse améliore la disponibilité et l’accès alimentaires

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en mars 2016
  • Messages clé
    • La production céréalière 2015/16 est en hausse de 65 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale et de 81 pour cent par rapport à 2014 selon la Direction des Analyses et de Productions des Statistiques Agricoles. Cette hausse augure des perspectives bonnes de disponibilités céréalières. Par conséquent, la plupart des ménages seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) entre décembre 2015 et mars 2016.

    • La disponibilité de céréales locales sur les marchés et au niveau des ménages est en hausse grâce à l’arrivée des nouvelles récoltes et contribuent à la baisse de la demande du riz importé ; ce qui permet une chute de prix et permet l’accès des ménages pauvres aux marchés.

    • La campagne de commercialisation de l’arachide a démarré avec un prix officiel en hausse de 6 pour cent par rapport à la moyenne et stable par rapport à la campagne passée ; ce qui permet des revenus moyens à supérieurs à la moyenne pour les producteurs dans le bassin arachidier.

    • Les ménages pauvres de Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga victimes de la baisse de production agricole à cause de la mauvaise répartition des pluies connaitront une soudure précoce en 2016 suite à l’épuisement précoce de leur stock. Ils seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de juin. Il en sera de même dès mars pour les victimes des inondations en besoins de reconstitution des moyens d’existence à travers le pays.

    ZONE

    ANOMALIES COURANTES

     ANOMALIES PROJETÉES

    National

    Une production céréalière bien supérieure à la moyenne.

    Bonne disponibilité des denrées alimentaires au niveau des ménages et sur les marchés.

    Nord-Est

    Les zones agricoles des départements de Matam, Kanel, Raneyrou Linguère et Louga connaissent une baisse de production à cause de la mauvaise répartition des pluies.

    La baisse de la production agricole entrainera un épuisement précoce des stocks et une dépendance prolongée des ménages aux marchés.

    Zones d’inondation

     

    Les ménages pauvres victimes des inondations dans les régions de Fatick, Kaolack, Saint Louis et Matam qui ont connu de forte baisse de production et des dégâts importants sur les biens d’équipement et d’habitat sont dans des besoins de reconstitution de leurs moyens d’existence.

    La baisse de production agricole et des moyens d’existence réduit le niveau de stock des ménages victimes de ces inondations qui seront dépendant des marchés plutôt que d’habitude.


    Perspective projetée jusqu’en mars 2016

    La hausse de la production de céréales d’environ 65 pour cent de la moyenne, de l’arachide d‘environ 46 pour cent, et de niébé de plus de 100 pour cent, selon la Direction des Analyses et de Productions des Statistiques Agricoles. augure des perspectives d’approvisionnement moyennes à supérieures à la moyenne au cours de l’année alimentaire 2015/16. Cependant, les populations pauvres des départements Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga ont connu une forte baisse de production à cause de la mauvaise répartition des pluies. La bonne production contribue à la reconstitution des stocks des ménages agricoles à des niveaux supérieurs à la moyenne excepté par endroits dans les départements qui ont connu une baisse de la production agricole.

    Les conditions d’élevage sont jugées bonnes à travers le pays ; ce qui augure une période de soudure pastorale moyenne à partir d’avril 2016 pour les ménages éleveurs qui ont connu une soudure dure et plus longue que d’habitude avec des pertes de bétail l’année dernière. La production moyenne de lait et le maintien d’un embonpoint moyen permet aux éleveurs d’avoir un revenu moyen à supérieur à la moyenne. Ces revenus, ainsi que les termes de l’échange bétail/céréales favorables, contribuent au maintien d’un accès moyen des éleveurs aux marchés pour leur approvisionnement en denrées alimentaires.

    Les marchés sont suffisamment approvisionnés aussi bien en denrées locales (mil, sorgho, maïs, riz local) et en riz importé à travers tout le pays. La hausse saisonnière des offres de céréales locales est observée avec l’arrivée de plus en plus importante des nouvelles récoltes. Par conséquent, la baisse saisonnière des prix des céréales est de plus en plus observée sur les différents marchés notamment pour les céréales locales. Par exemple, le prix du mil en fin novembre est en baisse de 14 pourcent à Saint Louis, 3 pourcent à Kaolack et pratiquement stable à Dakar et à Tambacounda par rapport au mois passé tandis qu’il est en baisse de 25 pourcent à Kaolack, 18 pourcent à Saint-Louis, 10 pourcent à Tambacounda mais en hausse de 9 pourcent à Dakar, par rapport à la moyenne quinquennale due aux effets résiduels de la mauvaise campagne de 2014/2015 sur ce marché. Le prix du riz importé, principale denrée consommée, reste pratiquement stable par rapport au mois passé et en baisse d’environ 15 pourcent à Saint-Louis et de 5 pourcent à Ziguinchor par rapport à la moyenne. Ces évolutions de prix contribuent au maintien de l’accès de la majorité des ménages aux marchés.

    La campagne de commercialisation de l’arachide en cours avec un prix officiel en hausse de 6 pour cent par rapport à la moyenne augure des perspectives de revenus supérieurs à la moyenne pour les producteurs dans le bassin arachidier excepté les zones localisées de mauvaise production. La subvention du gouvernement pour les opérateurs huiliers dans l’achat de l’arachide, les grands achats de l’état dans le cadre des semences et la garantie de crédit des acheteurs au niveau des banques contribueront à une bonne campagne de commercialisation 2015. Les revenus agricoles moyens à supérieurs à la moyenne qui en résultent permettront aux ménages de satisfaire leurs besoins normalement jusqu’en octobre 2016.

    Les récoltes de céréales supérieures à la moyenne en cours à travers le pays assurent une disponibilité en vivres et de revenus avec la vente des produits pour les ménages agricoles. Par conséquent, les ménages du pays sont en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Toutefois, dans les départements de Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga qui connaissent une baisse de production pour raison de mauvaise pluviométrie, l’épuisement précoce des stocks en avril-mai au lieu de juin prolongent plus que la moyenne la dépendance des ménages pauvres aux marchés. Les besoins supplémentaires de fonds pour couvrir les besoins alimentaires amènent les ménages pauvres à intensifier plus que d’habitude le recours aux activités de mains d’œuvre, de migration, d’emprunt et de réduction des dépenses non alimentaires. Ils seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de juin jusqu’aux nouvelles récoltes en octobre 2016.

    En outre, les ménages pauvres victimes des inondations durant l’hivernage de juillet à septembre 2015 en raison des pertes de biens et d’équipements sont dans un besoin de reconstitution de leurs moyens d’existence. Si leur propre production et la solidarité locale leur permet de satisfaire leur besoins alimentaires présentement, ils connaitront des difficultés à partir de mars pour satisfaire à la fois la reconstitution des moyens d’existence et les besoins alimentaires qui nécessiteront des fonds supplémentaires qui dépassent leurs capacités. Ils intensifieront aux niveaux atypiques les activités de mains d’œuvres et d’emprunt pour atténuer les difficultés. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars jusqu’au nouvelles récoltes.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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