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Evolution moyenne des prix des denrées favorise l’accès des ménages aux marchés

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Avril 2016
Evolution moyenne des prix des denrées favorise l’accès des ménages aux marchés

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  • Messages clé
  • PERSPECTIVE PROJETEE JUSQU’EN SEPTEMBRE 2016
  • Messages clé
    • L’évolution des cultures de contre saison de riz se poursuit activement dans la vallée du fleuve Sénégal avec des perspectives de production supérieures à la moyenne. Les emplois agricoles qu’elles génèrent constituent des opportunités moyennes de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres d’avril à juin-juillet.

    • L’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant sur tous les marchés en dépit de la baisse saisonnière des offres liée à l’épuisement progressive des stocks paysans.

    • La baisse du prix du mil de 15 pour cent et du riz brisure de 7 pour cent par rapport à la moyenne favorise un accès moyen des ménages aux denrées à partir des revenus moyens à supérieurs à la moyenne tirés des activités habituelles. Par conséquent, les ménages du pays sont globalement en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC).

    • Les ménages pauvres des départements de Matam, Kanel, Raneyrou, Linguère et Louga victimes d’un épuisement précoce de stocks, ceux victimes des inondations et en besoin de reconstitution de biens à travers le pays ne pourront satisfaire convenablement leurs besoins alimentaires sans recourir de façon atypique à des stratégies d’adaptation. Ils seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 IPC) de juin jusqu’aux nouvelles récoltes en octobre. 

    Zone

    Anomalies Courantes

    Anomalies Projetées

    National

    La vente de l’arachide à des prix supérieurs de 18 pour cent de la moyenne a procuré des revenus supérieurs à la moyenne durant la campagne de commercialisation qui tire vers sa fin.

     

     

    L’offre de l’oignon et de la pomme de terre importée est de plus en plus faible sur les différents marchés du pays à cause des mesures administratives de gel des importations.

     

     

    Les conditions d’élevage sont moyennes à bonnes dans le pays à la faveur d’une bonne disponibilité de pâturage et de meilleures conditions d’abreuvement.

     

    Les revenus supérieurs à la moyenne issus de la vente d’une forte demande internationaux l’arachide amélioreront le pouvoir d’achat des ménages.

     

     

    La baisse des produits horticoles importés favorisera l’écoulement des produits locaux ; ce qui contribuera à améliorer le revenu des exploitants locaux.

     

     

    Les conditions d’élevage moyennes à bonnes contribuera au maintien d’une production animale et d’un embonpoint moyen dans le pays ; ce qui engendre des revenus pastoraux moyens à supérieurs à la moyenne aux ménages agropasteurs.


    PERSPECTIVE PROJETEE JUSQU’EN SEPTEMBRE 2016

    Les récoltes moyennes à supérieures à la moyenne des produits horticoles comme l’oignon et la pomme de terre se poursuivent activement à travers le pays. Le gel habituel des importations d’oignon et de pomme de terre par le gouvernement en cette période au profit de la production agricole est favorable à un revenu moyen à supérieur à la moyenne pour les exploitants. La hausse du prix moyen national par rapport à 2015 de 6 pour cent pour l’échalote et de 4 pour cent pour l’arachide engendre des revenus moyens pour les exploitants ; ce qui améliore leur pouvoir d’achat. 


    Les travaux d’installation du riz de contre saison sont en cours au niveau de la vallée du fleuve Sénégal. Les appuis multiformes de l’état en terme d’aménagement, d’équipements, et de crédit agricole contribueront à la hausse des productions attendues par rapport à la moyenne en juin-juillet 2016. Les opportunités d’emplois agricoles que cela génère procureront des revenus moyens à supérieurs à la moyenne aux ménages pauvres qui s’adonnent à cette activité. Les récoltes attendues en juin-juillet amélioreront les revenus des exploitants et la disponibilité en cette denrée qui constitue la principale céréale consommée.  

    La soudure pastorale en cours est normale dans l’ensemble grâce à la disponibilité moyenne à supérieure à la moyenne du pâturage dans les zones habituelles de concentration de saison sèche dans le sud du pays et dans le bassin arachidier. Cependant, les feux de brousse qui continuent d’être enregistrés pourraient réduire les disponibilités dans certaines localités comme dans l’Est où un déficit de pâturage est signalé. Les troupeaux transhumants sont dans les zones habituelles de concentration et y resteront jusqu’en juin 2016 ; ce qui permettra de réduire l’impact des poches de déficit de pâturage sur les productions animales. Les revenus pastoraux seront moyens dans l’ensemble grâce au maintien d’un embonpoint moyen et une production animalière moyenne.
    Les disponibilités de céréales grâce à la bonne production céréalière 2015/16 sont moyennes sur les marchés à travers le pays en dépit de la baisse saisonnière des offres. L’approvisionnement des marchés en céréales est suffisant partout. La tendance saisonnière des prix qui se caractérise par une stabilité voire de légère hausse par rapport au mois passé. Par rapport au mois passé, les prix sont pratiquement stables sur tous les marchés suivis pour le mil/sorgho et maïs (-2 à 4 pour cent) excepté en hausse à Matam de 9 pour cent pour le Maïs, à Fatick, Louga de 25% pour le sorgho. Ils sont par rapport à la moyenne quinquennale en baisse de -15 pour cent pour le mil et pratiquement stables pour le maïs et le sorgho ; ce qui est favorable à un accès des ménages aux denrées. 

    Le prix du riz brisure ordinaire qui constitue la principale céréale consommée est stable sur tous les marchés suivis par rapport au mois passé et en baisse d’environ 7 pour cent par rapport à la moyenne aussi bien pour le riz importé que pour le riz local. Les prix inférieurs à la moyenne sont favorables à l’accès des ménages pauvres à cette denrée. Quant aux légumineuses, la hausse du prix de l’arachide coque d’environ 18 pour cent de la moyenne en plus de la production supérieure à la moyenne, rehausse plus que la moyenne les revenus des producteurs notamment dans le bassin arachidier.

    L’évolution des prix des denrées proches de la moyenne à travers le pays et les revenus moyens issus des activités habituelles permettent aux ménages pauvres d’accéder aux denrées sans trop de difficultés. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) durant l’année alimentaire 2015/16. 

    Toutefois, les ménages pauvres localisés dans les régions de Louga et de Matam au nord-est connaissent une dépendance précoce aux marchés à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks suite à la mauvaise répartition des pluies dans cette région en 2015. Cela demande plus de moyens financiers qui dépassent leur capacité en dépit d’une conjoncture nationale favorable. Pour ces ménages pauvres, la soudure sera précoce dès mai au lieu de juin en année normale ; ce qui les amène à recourir aux stratégies d’adaptation atypiques d’intensification de mains d’œuvre, d’emprunt, de préférence pour les aliments les moins chers et de réduction des dépenses non alimentaires pour satisfaire les besoins alimentaires. On assistera à une dégradation de la situation alimentaire qui contribuera à rehausser le niveau de malnutrition aiguë globale déjà critique (16,5 pour cent) selon les normes OMS dans cette zone (supérieur à 15 pour cent). Par conséquent ils seront en insécurité alimentaire de Stress (l’IPC Phase 2) à partir de juin jusqu’aux nouvelles récoltes en octobre 2016. Il en sera de même pour les victimes des inondations de juillet-septembre 2016 dans les régions de Fatick, Kaolack, Saint Louis et Matam et de Dakar qui ont des difficultés à reconstituer leurs moyens biens et satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, l’insécurité alimentaire de Stress (l’IPC Phase 2) qu’ils connaissent dès mars se maintiendra.

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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