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Les mauvaises conditions d’élevage affecteront les moyens d’existence des ménages éleveurs

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Avril 2015
Les mauvaises conditions d’élevage affecteront les moyens d’existence des ménages éleveurs

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  • Messages clé
  • Perspective projetee jusqu’en septembre 2015
  • Messages clé
    • Les revenus des éleveurs seront en baisse par rapport à la moyenne dans le nord et le centre du pays à cause des mauvaises conditions d’élevage qui affectent négativement la valeur marchande du bétail.

    • Les bonnes récoltes de produits maraichers procurent présentement des revenus moyens à supérieurs à la moyenne aux ménages dans les zones maraichage du centre et de la vallée du fleuve ; ce qui améliore leur pouvoir d’achat et leur accès à la nourriture. Il en sera de même pour les récoltes de riz en juin-juillet dans la bande du fleuve.

    • La baisse de revenu globale par rapport à la moyenne ne permet pas aux ménages de Thiès, Louga, Matam et le nord de Tambacounda de satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires sans recourir aux stratégies d’adaptation négatives de vente de biens productifs et de réduction de volume de repas. Par conséquent, les ménages actuellement en insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) de mai à août.

    Zone

    Anomalies Courantes

    Anomalies Projetées

    National

    • Les stocks des ménages agropasteurs se sont épuisés précocement d’un à deux mois dans les zones de production du centre et du nord.

     

    • Les conditions d’élevage sont fortement dégradées dans les zones pastorales du centre et du nord du pays avec une faible disponibilité des productions animales (lait, beurre, viande).
    • L’épuisement précoce des stocks prolongera plus que d’habitude la dépendance des ménages agropasteurs aux marchés avec des revenus globaux inférieurs à la moyenne.

     

    • Les mauvaises conditions d’élevage font courir un risque de  mortalité animale plus élevée que la moyenne dans les zones de déficit ce qui réduira les moyens d’existence des éleveurs.

    Perspective projetee jusqu’en septembre 2015

    Les récoltes supérieures à la moyenne des produits horticoles comme la pomme de terre, l’oignon et les tomates se poursuivent activement sur les différentes zones. La campagne de commercialisation de ces produits qui est en cours bénéficie comme tous les ans de la décision de gel des importations afin de permettre aux producteurs locaux de pouvoir vendre leurs productions.  Les prix de ces produits par rapport à la moyenne sont dans l’ensemble en hausse de 8 pour cent pour l’oignon et de 3 pour cent pour la pomme de terre.

    Les travaux d’installation des contre-saisons de riz constituent des opportunités de travail permettant aux ménages pauvres d’accéder à des revenus moyens pour améliorer leurs revenus dans la vallée du fleuve. Les récoltes moyennes attendues en juin-juillet amélioreront les disponibilités en cette denrée dans la zone.

    La campagne de commercialisation de l’arachide est pratiquement terminée. La mobilisation des fonds par les huiliers ont permis de payer les Opérateurs privés Stockeurs ; ce qui a permis aux producteurs de rentrer en possession de leurs fonds. Cependant, les revenus issus de ces opérations sont restés inférieurs à la moyenne en raison de la baisse de la production arachidière d’environ 50 pour cent de la moyenne et du niveau de prix qui est légèrement inférieur (-2 pour cent) à la moyenne quinquennale. En outre, les difficultés de financement en début de campagne avaient amené beaucoup de producteurs à se retourner vers les marchés hebdomadaires où les prix étaient inférieurs de 12,5 pour cent par rapport au prix officiel à Tambacounda et de -25 pour cent à Kolda. La baisse globale de revenus agricoles, incluant à la fois des ventes d'arachide ainsi que les céréales parce que la production de céréales était inférieure à la moyenne, affectent négativement les capacités d’accès des ménages notamment les pauvres qui dépendront plus longtemps sur les marchés pour leurs besoins alimentaires par rapport à une année moyenne.

    Les mouvements inhabituels des troupeaux à cause des mauvaises conditions d’élevage affectent négativement l’embonpoint des animaux et réduisent plus que la moyenne la disponibilité des produits laitiers; ce qui réduit les revenus pastoraux et limitent l’accès aux marchés des ménages d’éleveurs pauvres. La fiabilité des prévisions saisonnières à long terme sur la région de Sénégal est généralement moins bonne que sur les autres régions de l'Afrique de l'Ouest et les prévisions actuelles montrent des résultats peu clairs pour la saison à venir. Plus précisément, les prévisions de NOAA/CPC ne montrent aucune anomalie pour le Sénégal tandis que les prévisions d’ECMWF ne sont pas favorables et indiquent une forte probabilité de précipitations inférieures à la moyenne. Un mauvais début de saison, si elle devait se produire, va rehausser dans les zones centre et du nord du pays les risques de mortalités du bétail qui souffre des mauvaises conditions d’élevage.

    L’offre de céréales locale est plus faible qu’en année moyenne à la même période à cause de la forte baisse de production de céréales par rapport à la moyenne. Cependant, l’approvisionnement des marchés en céréales reste suffisant dans l’ensemble à cause des importations des céréales du Mali, du Burkina Faso, et de la Cote d’Ivoire, ainsi que le riz importé de l’Asie et du Brésil. Par conséquent, les prix des céréales locales sont stables ou en légère hausse par rapport au mois passé et suivent l’évolution saisonnière pour la période. Par rapport à la moyenne quinquennale, les prix des céréales locales sont en hausse dans l’ensemble excepté à Saint Louis où une baisse de 11 pour cent est observée. Quant au riz brisure ordinaire, le prix est en baisse dans l’ensemble excepté à Ziguinchor où il est en hausse d’environ 8 pour cent de la moyenne. Le prix du riz brisure ordinaire qui est la céréale la plus consommée est stable dans l’ensemble par rapport au mois passé ; ce qui améliore l’accessibilité des ménages à la denrée.

    Malgré les prix des aliments stables, les ménages agropasteurs pauvres du centre et du nord qui connaissent une baisse des revenus globaux suite à la baisse des revenus tirés de la vente des produits de rente et de l’élevage ont des difficultés à soutenir la dépendance plus longue que d’habitude aux marchés pour leur approvisionnement. La hausse saisonnière des prix des céréales locales qui sera légèrement supérieur à la moyenne en juin-juillet réduira d’avantage l’accès des ménages pauvres aux marchés. Bien qu'il y’ aura les appuis en vivres (15000T de riz) et en aliment de bétail du Gouvernement de mai à septembre, cette assistance n’empêchera pas un grand nombre de ménages de toujours employer les recours négatifs. Les ménages pauvres, en plus de l’intensification plus que d’habitude des activités de mains d’œuvres, de pêche, d’exploitation forestière et de migration en cours en avril adopteront des stratégies négatives de réduction de volume de repas, voire de nombre de repas. Les ménages alors en incapacité de satisfaire leurs besoins essentiels non alimentaires et alimentaires seront par conséquent en insécurité alimentaire de type Crise (Phase 3 de l’IPC) de mai à septembre. En septembre, la disponibilité des récoltes en vert soulagera la soudure des ménages agropasteurs qui seront en Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 4

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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