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Situation de Stress projetée pour la sécurité alimentaire pendant les soudures pastorale et agricole

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Avril 2014
Situation de Stress projetée pour la sécurité alimentaire pendant les soudures pastorale et agricole

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  • Messages clé
  • Perspectives projetées jusqu’en septembre 2014
  • Messages clé
    • En raison des déficits pluviométriques, la production céréalière 2013/14 était de 20 pour cent inférieure à la normale, la baisse de production la plus marquée ayant été observée dans le bassin arachidier (les régions de Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine et le département de Bakel), Louga, Saint-Louis, Matam, la Casamance et Kédougou.
    • La demande inhabituellement faible des unités industrielles avant l’appui financier fourni récemment au secteur par le gouvernement, a entraîné une baisse des prix de l’arachide, incitant les producteurs à vendre de grandes quantités atypiques de céréales telles que le sorgho, le maïs et le riz. Par conséquent, les stocks des ménages se sont épuisés plus tôt que d’habitude, à partir d’avril, au lieu de mai/juin dans une année normale.
    • En raison de la production céréalière inférieure à la moyenne, des ventes de cultures de rente, des niveaux des stocks alimentaires et de la condition physique du bétail, l’accès alimentaire des ménages dans le nord, le bassin arachidier et la Casamance sera moins que d’habitude jusqu’à la fin de la période de soudure en août. Par conséquent, les résultats de la sécurité alimentaire indiquent une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) dans les régions affectées entre avril et septembre.

     

    Zone

    Anomalies Courantes

     Anomalies Projetées

    National

    Les ménages vendent les céréales à des niveaux supérieurs à la moyenne en réponse aux problèmes auxquels ils sont confrontés pour commercialiser leur production arachidière. En plus, le niveau de la production céréalière inférieure à la moyenne engendre un épuisement plus précoce que d’habitude des stocks alimentaires des ménages.

    La période de soudure agricole sera plus longue et plus difficile que d’habitude, les ménages devront accroître leurs stratégies d’adaptation à des niveaux atypiques pour répondre à leurs besoins alimentaires.

    National

    Aucune anomalie courante n’est observée en matière d’agroclimatologie. 

    Les principaux centres météorologiques (IRI, ECMWF) indiquent une probabilité accrue de totaux pluviométriques cumulés inférieurs ou correspondant à la moyenne pendant la saison des pluies de juin à septembre, ce qui pourrait donner lieu à une réduction des niveaux de production céréalière en 2014/15.

    Régions du Nord

    La période de soudure pastorale a commencé tôt, en février au lieu de mars, en raison de la détérioration plus forte que d’habitude des fourrages et de la disponibilité de l’eau.

    L’arrivée normale de la saison des pluies en juin mettra fin à la période de soudure pastorale. Aucune anomalie liée aux conditions pastorales n’est projetée.

     


    Perspectives projetées jusqu’en septembre 2014

    Les récoltes pour les cultures maraîchères, et notamment l’échalote, se poursuivent avec des volumes de production qui devraient être d’environ 45 pour cent supérieurs à la moyenne cette année. Les cultures de riz de contre saison dans la vallée du fleuve Sénégal et dans le sud sont en bonne progression avec une récolte moyenne attendue en mai/juin. Ces activités agricoles de contre saison améliorent la disponibilité alimentaire des ménages et les revenus (provenant de la vente des cultures et de la main d’œuvre) dans les régions productrices. L’installation des cultures pour la prochaine saison agricole devraient débuter à temps en juin grâce à l’arrivée normale de la saison des pluies. Les principaux centres météorologiques (IRI, ECMWF) indiquent néanmoins une probabilité accrue de cumul pluviométrique inférieur ou égal à la moyenne pendant la saison des pluies de juin à septembre, ce qui pourrait donner lieu une réduction des niveaux de production céréalière en 2014/15.

    En raison des déficits pluviométriques, la production céréalière 2013/14 était de 20 pour cent inférieure à la normale, la baisse de production la plus marquée ayant été observée dans le bassin arachidier (les régions de Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine et le département de Bakel), Louga, Saint-Louis, Matam, la Casamance et Kédougou. De même, la production arachidière, une culture de rente  essentielle au Sénégal, a baissé de 21 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale.

    En dépit de ces déficits de production, les marchés céréaliers sont bien approvisionnés, en particulier dans les zones de production arachidière, en raison des problèmes de commercialisation de cette culture de rente. La faible demande des unités industrielles en particulier (attribuable essentiellement à la faible  demande de la Chine), a eu pour conséquence des prix à la production de l’arachide décortiquée nettement inférieurs au niveau de l’année passé (Figure 1). Même si les programmes de soutien du gouvernement en mars ont récemment accru la demande industrielle et ont entraîné une amélioration des prix par rapport aux mois précédents, les problèmes de la commercialisation de l’arachide continuent à donner lieu à des ventes excessives de céréales locales (sorgho, maïs et mil) par les producteurs pour pouvoir satisfaire les besoins non alimentaires. Ces ventes, ainsi que la production céréalière 2013/14 inférieure à la moyenne, contribuent à épuiser les stocks alimentaires des ménages plutôt que d’habitude cette année. Par conséquent, les ménages devront faire face à une soudure plus précoce que d’habitude, à partir d’avril/mai cette année, au lieu de juin/juillet au cours d’une année normale.

    Les prix de mars pour les principales céréales (mil, riz importé et maïs) sont restés relativement stables par rapport au mois précédent. Cependant, en dépit de la production inférieure à la moyenne dans le pays, les prix du mil à Kaolack et Dakar étaient toujours de 15 et 20 pour cent inférieurs à la moyenne quinquennale. Pour le riz ordinaire importé, une denrée alimentaire essentielle pour les ménages sénégalais, les prix étaient inférieurs de 13 à 21 pour cent à la moyenne quinquennale à Saint-Louis, Kaolack et Dakar, à cause des politiques de fixation des prix du gouvernement et des prix relativement stables ou en baisse sur les marchés internationaux. Pour autant, le marché à Ziguinchor représente une exception, car les prix du riz ordinaire importé demeurent supérieurs à 14 pour cent par rapport à la moyenne en raison de l’augmentation des frais de transport pour contourner la Gambie.

    L’épuisement prématuré des ressources de pâturage dans les régions du nord suite au déficit de production de la biomasse a engendré des mouvements inhabituels des troupeaux vers la partie méridionale du pays et vers le Mali à la recherche de zones propices. Dans ces zones de pâturage déficitaire, la valeur du marché du bétail au plus fort de la période de soudure pastorale (avril à juin) sera inhabituellement faible, ayant ainsi un effet négatif sur le pouvoir d’achat des ménages pastoraux. L’installation de la saison des pluies améliorera le fourrage et la disponibilité de l’eau à partir de juin ; l’état physique des animaux et la production laitière deviendront meilleurs, augmentant ainsi l’accès alimentaire de ces ménages. Par ailleurs, la forte demande de bétail pendant le Ramadan (en juillet) entrainera probablement une hausse des prix qui seront légèrement supérieurs à la moyenne pendant cette période, améliorant ainsi le pouvoir d’achat des éleveurs.

    Les ménages dans les zones agricoles du nord et le bassin arachidier du centre disposent de stocks  alimentaires plus faibles que d’habitude en raison de la production agricole plus faible que la moyenne et des ventes de céréales plus importantes que d’habitude. Ce phénomène accroît leur dépendance aux marchés par rapport à une année normale. Entre avril et la disponibilité des prochaines récoltes en septembre, les ménages agropastoraux les plus pauvres des régions de Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine, le département de Bakel, Louga, Saint-Louis, Matam, la Casamance et Kédougou intensifieront leurs stratégies d’adaptation, comme la réduction des dépenses non alimentaires, le ramassage et la vente de produits forestiers, la vente de paille, le recours aux emprunts à des niveaux supérieurs à l’habitude, afin d’assurer leurs  besoins essentiels. Par conséquent, ces ménages seront en insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1 : Les prix à la production de l’arachide décortiquée par rapport à l’année précédente et à la moyenne  quinquennale,

    Figure 2

    Figure 1 : Les prix à la production de l’arachide décortiquée par rapport à l’année précédente et à la moyenne quinquennale, Kaolack (XOF/kg)

    Source: SIM/CSA

    Figure 6

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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