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L’insécurité alimentaire de niveau Stress se maintient dans le centre et le nord du pays

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Sénégal
  • Août 2014
L’insécurité alimentaire de niveau Stress se maintient dans le centre et le nord du pays

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  • Messages clé
  • Projected outlook through December 2014
  • Messages clé
    • Le déficit de pluie continue de perturber le déroulement normal de la campagne agricole dans le pays particulièrement dans les zones agricoles du centre et du nord. L’échec des semis de céréales et les ressemis qui expliquent le retard dans le développement des cultures et la réduction des réalisations affecteront négativement les productions agricoles de 2014/15.

    • Des programmes d’appuis pour la promotion des cultures de cycle court et résistantes (niébé, manioc, sésame) à travers la subvention pour limiter l’impact négatif du déficit pluviométrique sur l’année alimentaire 2015 sont en cours par le Gouvernement. Une subvention sur l’aliment bétail est également en cours pour atténuer les difficultés d’alimentation du bétail à travers le pays. 

    • Le retard dans la disponibilité des récoltes en verts en début septembre contrairement en août en année normale prolongera plus que d’habitude la soudure des ménages agricoles. Cependant, en raison des récoltes et les revenus issus de la main d’œuvre agricole, l’accès aux aliments pour les ménages sera satisfaisant entre octobre et décembre. Par conséquent, les ménages pauvres seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    ZONE

    ANOMALIES COURANTES

     ANOMALIES PROJETÉES

    National

    Le déficit de pluies dans le centre et le nord du pays entrave la poursuite normale des activités agricoles et occasionne des ressemis à cause de l’assèchement des jeunes plants de cultures.

    Les perspectives de pluies moyennes attendues dans le mois d’août permettront la poursuite des semis qui accuseront un retard important par rapport au calendrier habituel.

    La disponibilité des produits de soudure (niébé, maïs de bouche) qui coupent la soudure dans la deuxième moitié du mois d’août normalement accusera du retard jusqu’à septembre ce qui durcira la soudure plus que d’habitude.

    Une récolte principale inférieure à la moyenne est attendue entre octobre et novembre en raison des effets négatifs des déficits pluviométriques sur la production agricole.

    Les appuis en vivres et en intrants agricoles pour 67500 ménages par le Gouvernement et ces partenaires atténuent la rigueur de la soudure pour les bénéficiaires.

     

    Les mouvements inhabituels de troupeaux en raison du retard dans la reconstitution des pâturages et des points d’eau sont observés à travers le pays. L’embonpoint des animaux et la production de lait restent moins satisfaisants qu’en année normale.

    Les troupeaux regagneront avant la fin du mois avec un mois de retard leurs zones habituelles de concentration à la faveur de l’amélioration des conditions d’élevage suite aux pluies du mois d’août. Les productions animales resteront inférieures à celles d’une année moyenne.


    Projected outlook through December 2014

    Le cumul de pluie du 1er mai au 10 août reste déficitaire à nettement déficitaire sur l’ensemble du pays excepté le sud-est (Kédougou et le sud de Tambacounda) où il est normal à excédentaire. En raison de ces précipitations inférieures à la moyenne, les semis se poursuivent encore pour les céréales et les légumineuses et il y a un retard important dans le stade de développement des plants de deux à quatre semaines par rapport au calendrier saisonnier normal ce qui retarde la disponibilité des produits de soudure comme le niébé, le maïs de bouche et l’arachide qui sont normalement disponibles en mi- août. Le gouvernement du Sénégal pour limiter l’impact négatif de la mauvaise pluviométrie sur la sécurité alimentaire fait la promotion des cultures à cycle court et rentables économiquement à travers la subvention du prix des semences jusqu’à hauteur de 80 pour cent pour le niébé (4000T), 75 pour cent pour le sorgho (700T), 100 pour cent pour le manioc (20 million de bouture), et de 90 pour cent pour le sésame (15T) Cependant, les réalisations sont dans l’ensemble inférieures à celles de 2014 malgré ces programmes et les semis à sec observés en juillet. Les perspectives de pluies moyennes sont attendues au cours du mois d’août à septembre selon les prévisions météo mais ne permettront pas de combler le déficit cumulé depuis le début de la saison.

    Les conditions d’élevage sont en reconstitution mais restent faibles par rapport à une année moyenne à cause du déficit de pluie. Les difficultés d’alimentation des troupeaux ont engendré un mauvais embonpoint des animaux et les mouvements inhabituels. En outre, la production de lait qui constitue un recours pour les ménages d’éleveurs d’avoir des revenus pour accéder aux marchés est réduite par rapport à la normale. Des appuis en aliments de bétail pour soutenir les éleveurs sont en cours de la part du Gouvernement ce qui atténue en partie les difficultés d’alimentation du bétail pour les éleveurs pauvres.

    Par rapport à la moyenne des cinq dernières années (2008 – 2013), les prix des céréales sèches en juillet (mil, sorgho, maïs, riz brisure ordinaire) sont relativement stable (+/- 6 pour cent) ce qui maintient l’accès des ménages à la nourriture. Le prix du bétail en fin juillet et qui présentait des baisses de niveau de mai à début juillet à cause de leur mauvais embonpoint présentent une hausse par rapport au mois passé d’environ 15 pour cent pour les caprins et sont restés stables pour les bovins et les ovins qui peinent à reprendre de l’embonpoint. On s’attend à une amélioration des revenus des éleveurs surtout pour les petits ruminants pour lesquels la forte demande avec la mouvance de la fête de Tabaski prévue en octobre rehaussera leur prix à des niveaux supérieurs à la moyenne.

    Bien qu'une récolte inférieure à la moyenne de 2014/15 puisse avoir des conséquences négatives sur la sécurité alimentaire pour l’année de 2015, l'impact de ces mauvaises récoltes ne sera pas encore ressenti par les ménages pauvres au cours de la période de soudure de 2014 ou pendant la période immédiatement post-récolte. À l'exception des zones et les populations de préoccupations décrites ci-dessous, les revenus moyens issus des activités habituelles pour les ménages pauvres, la stabilité des prix des denrées et les récoltes bien que faibles attendues en octobre-novembre permettent un accès moyen des ménages à la nourriture de juillet à décembre. Par conséquent, ces ménages resteront en phase d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Kaolack, Fatick, Diourbel, Kaffrine, Bakel, Louga, Saint-Louis, Matam, la Casamance et Kédougou

    La soudure précoce depuis mai-juin contrairement à juin en année normale pour les ménages agricoles pauvres des zones du nord et du centre se durcira à cause du retard dans la disponibilité des produits de soudure (légumineuses, maïs) qui atténuent habituellement les difficultés d’alimentation en fin août contre la deuxième moitié de septembre cette année suite au déficit de pluies. La dépendance précoce d’un mois aux marchés et des revenus moins que la moyenne amènent les ménages à réduire les dépenses non alimentaires et à intensifier l’exploitation forestière, la vente de paille et de bétail et le recourir aux emprunts plus que d’habitude pour satisfaire leurs besoins alimentaires. L’insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC) se maintiendra dans ces zones jusqu’en fin septembre en dépit des opérations d’appuis en vivres et en intrants agricoles à l’endroit des 5 pour cent des ménages du Sénégal dans le cadre du plan national de réponse. 

    Figures Seasonal calendar in a typical year

    Figure 1

    Seasonal calendar in a typical year

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Cumulative rainfall anomalies for the period from May 1st through August 10, 2014

    Figure 2

    Figure 1. Cumulative rainfall anomalies for the period from May 1st through August 10, 2014

    Source: USGS

    Figure 2. Vegetation (NDVI) anomalies as of August 10, 2014

    Figure 3

    Figure 2. Vegetation (NDVI) anomalies as of August 10, 2014

    Source: USGS

    Figure 4

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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