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Des récoltes nettement inférieures à la moyenne contribuent à augmenter l’insécurité alimentaire au Sénégal

  • Alerte
  • Sénégal
  • Décembre 3, 2014
Des récoltes nettement inférieures à la moyenne contribuent à augmenter l’insécurité alimentaire au Sénégal

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  • Sommaire
  • La situation

  • Sommaire

    Des précipitations mal réparties et nettement inférieures à la moyenne ont donné lieu à des conditions non-favorables aux cultures dans la majorité du centre et du nord du Sénégal. Des pertes importantes au niveau des céréales et des cultures de rente, des activités agricoles de contre saison (qui dépendent de l’irrigation) beaucoup moins importantes et des baisses de revenu résultant des ventes de bétail sont prévues. À partir de mars, Thiès, Louga, Matam et le nord de Tambacounda devraient être classifiés comme étant en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). Sans une assistance d’urgence, environ 850.000 personnes dans le centre et le nord du Sénégal seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de mai, ce qui veut dire qu’elles auront des difficultés à répondre à leurs besoins élémentaires en matière de survie. Une assistance humanitaire bien ciblée est nécessaire de toute urgence pour éviter des écarts de consommation alimentaire en 2015.


    La situation

    Les résultats préliminaires de l’évaluation conjointe des récoltes menée par le CILSS en octobre, qui incluait la participation de FEWS NET, indique que la production céréalière et des cultures de rente de 2014 baissera d’environ 45 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Cela inclut les pertes de production pour les principales denrées alimentaires de base (maïs, mil et riz) et les cultures de rente (arachide et coton). L’aide du gouvernement sénégalais pendant la saison agricole, sous forme de variétés de semences améliorées et d’autres inputs, a atténué en partie les effets de la pluviosité médiocre. Pour autant, étant donné l’étendue des déficits pluviométriques (Figure 1), des pertes importantes sont toujours prévues, en particulier dans les régions de Thiès, Louga, Matam et du nord de Tambacounda. Les observations sur le terrain et les rapports de partenaires corroborent les conclusions de l’évaluation du CILSS indiquant des entraves au développement des cultures tout au long de la saison, un rendement potentiellement faible et des récoltes tardives puisque la saison avait commencé en retard. Même si les impacts les plus significatifs de la médiocrité des récoltes sont prévus pour 2015, l’analyse de novembre du Cadre Harmonisé indique que la période de soudure se prolonge en novembre et décembre 2014 pour certains ménages en raison du retard des récoltes.

    Même si on s’attend à ce que les zones côtières intensifient leurs activités de pêche pour remplacer les pertes agricoles, les ménages à l’intérieur des terres, qui dépendent des salaires agricoles et de la migration de la main d’œuvre, disposeront de débouchés économiques limités. Les faibles pluies de cette saison ont abaissé les niveaux d’eau dans les rivières, les ruisseaux et les lacs saisonniers qui servent aux cultures de contre saison. Par conséquent, la demande de main d’œuvre sera inférieure à la moyenne au moment même où l’offre de la main d’œuvre locale sera élevée au Sénégal et dans la Mauritanie voisine. La médiocrité des pluies contribuera également à une régénération limitée des pâturages cette année. L’embonpoint des animaux d’élevage, et en fin de compte leurs prix de vente, seront négativement impactés d’ici à juin.

    En raison des faibles rendements agricoles, les ménages dans le centre et le nord du Sénégal, en particulier dans les régions de Thiès, Louga, Matam et le nord de Tambacounda, épuiseront leurs stocks plus tôt que d’habitude en 2015. Les achats sur les marchés prendront de plus en plus d’importance pour leur permettre de répondre à leurs besoins de consommation. Même si les prix de denrées alimentaires de base importées (essentiellement le riz) devraient rester stables, les prix des denrées alimentaires locales devraient être supérieurs à la moyenne saisonnière en raison de la demande nationale accrue. Les ménages auront des difficultés à satisfaire à leurs besoins à cause de la période d’achat plus longue que la normale et des ventes des cultures et des revenus saisonniers nettement inférieurs à la moyenne. À partir de mai, les ménages pauvres, incapables de répondre à leurs besoins alimentaires, devraient dépendre de stratégies de survie non durables.

    Le gouvernement sénégalais est en train de définir un plan d’intervention. Une assistance humanitaire bien ciblée est nécessaire pour aider environ 850.000 personnes qui pourraient faire face à des déficits de consommation alimentaire à dater de mai.

    Figures Figure 1. Estimation des précipitations saisonnières (RFE) avec indication des périodes de sécheresse de juillet et août

    Figure 1

    Figure 1.

    Source: USGS/FEWS NET

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