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Insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) continue malgré une reprise des activités agricoles

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Septembre 2018
Insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) continue malgré une reprise des activités agricoles

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  • Messages clé
  • Préface
  • Sommaire
  • Perspectives projetées à janvier 2019 :
  • Perspectives projetées jusqu’à la fin de la soudure prochaine en septembre 2019

  • Préface

    À PROPOS CETTE MISE À JOUR

    Les rapports de septembre 2018 sur la mise à jour du suivi à distance de FEWS NET présentent une perspective sur la sécurité alimentaire qui s’étend au-delà de la période de projection standard. A cet effet, la fin de ce rapport propose une projection de ces résultats les plus probables jusqu’à la fin de la prochaine période de soudure pour ce pays. Les prochains rapports pour ce pays pourraient suivre un calendrier non standard dans les mois à venir. N’hésitez pas à revenir sur ce site régulièrement pour de nouvelles analyses, à vous abonner aux mises à jour des rapports ou à nous suivre sur les médias sociaux.

    Messages clé
    • En septembre, l’aide humanitaire a permis d’obtenir des résultats Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) dans certaines sous-préfectures. Toutefois, l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) touchera la plupart des ménages et des déplacés dans des zones inaccessibles au-delà de janvier 2019, en particulier dans les sous-préfectures Alindao, Bria, Obo, Bambari, Batangafo et Kabo.

    • Le déclin des actes de violence contre des civils depuis juillet dans la plupart des préfectures – même si les combats se sont intensifiés à Ouham, Ouaka, Nana-Gribizi, Mbomou et Haute-Kotto – a permis le retour des certaines déplacés et la reprise des activités agricoles.

    • Malgrés des activités agricoles accrues, les déficits pluviométriques de cinq à 15 pour cent dans l’ouest depuis mai et un accès limité aux intrants et outils agricoles maintiendront la production en dessous de la moyenne par rapport à la période d’avant la crise dans le pays. En conséquent, les ménages resteront très dépendants des achats sur les marchés et des produits de chasse et de cueillette avec des revenus limités.


    Sommaire
    ZONEANOMALIES ACTUELLESANOMALIES PROJETÉES
    Nationale
    • Le total de personnes déplacées internes (PDIs) a estimé à 621 000 personnes en août, soit une baisse d’environ 9 pour cent par rapport à janvier 2018, selon La Commission Mouvement de Populations (CMP).
    • Beaucoup de ménages reprennent des activités agricoles en raison de la réduction récente des affrontements entre groupes armés et des violences à l’endroit des civils et du redéploiement des forces de sécurité.
    • La sécurité reste précaire et les incidents de vols et de braquage sont fréquents. Les groupes armés imposent des taxes illicites et extorquent les producteurs et commerçants.
    • La production agricole seront inférieures à la moyenne d’avant la crise en raison de l’accès limité aux intrants et outils agricoles et des déficits pluviométriques qui pourront réduire les rendements dans du nord, du sud et sud-ouest.
    • Les groupes armés continueront probablement à lutter pour le contrôle des ressources locales. Leur présence continue dans les villes menace la sécurité des habitants et des commerçants, qui souvent victimes de braquages.
    • Dans les zones de forte concentration de déplacés, les ménages resteront fortement dépendants de l’assistance alimentaire, des achats sur le marché et des produits de la chasse et de la cueillette. 

     


    Perspectives projetées à janvier 2019 :

    L'insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) devrait prévaloir dans la plupart des régions du pays jusqu'en janvier 2019. De juillet à septembre, dans les sous-préfectures de Bria et Paoua, l'assistance alimentaire a touché respectivement 50 et 52 pour cent de la population. À Ouaka et Botangafo elle a concerné environ 21 pour cent de population. En général, elle a assuré une couverture des besoins caloriques des bénéficiaires à hauteur de 50 pour cent. Ce qui permet aux ménages hôtes et déplacés de vivre une insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC). Cependant, comme le financement futur de l’aide humanitaire n’étant pas encore confirmé, on suppose que ces ménages se dégraderaient en Crise (Phase 3 de l’IPC) en l’absence d’assistance.

    Depuis le démarrage de la saison en avril/mai, la pluviométrie a été de cinq à 15 pour cent inférieures à la moyenne dans l’ouest du pays, selon des images captées par satellite et des rapports de terrain (Figure 1). De plus, les conditions de végétation moyennes à inférieures à la moyenne prévalent dans le sud et l'ouest. Ce qui pourrait impacter négativement les rendements agricoles dans ces zones. Effectivement, le maïs et l’arachide actuellement vendus sur les marchés sont avec des grains sous-développés.

    De nombreuses préfectures ont observé une baisse de l’insécurité et des actes de violence contre civils depuis le mois de juillet (Figure 2), excepté dans les préfectures de Ouham, Ouaka, Nana-Gribizi, Mbomou et Haute-Kotto où les combats entre des milices se sont intensifiés. En outre, le redéploiement progressif des forces armées nationales et onusiennes a encouragé le retour des PDIs et la reprise des activités agricoles. Selon les données de OCHA, dans l’ensemble, les effectifs de PDIs ont diminué de 9 pour cent comparé au début de 2018, ce qui avait été marqué par une augmentation des incidents de sécurités. Par rapport aux données d’avril, les retours importants des PDIs ont été enregistrés dans les préfectures de Ouham-Pendé (baisse de 48 pour cent) et de Basse-Kotto (baisse de 28 pour cent). En revanche, dans les préfectures de Nana-Gribizi et de Mbomou, les effectifs de PDIs ont augmenté respectivement de 73 et 27 pour cent du fait de la persistance des affrontements entre groupes armés et la violence contre les populations. Parmi les PDIs, 38 pour cent vivent dans les sites de regroupement et 62 pour cent avec des familles d’accueil. Les sous-préfectures où vivent des PDIs et représentent plus de 20 pour cent de la population sont : Alindao (Basse Kotto), Bria (Haute-Kotto), Obo (Haut-Mbomou), Bambari (Ouaka), Batangafo et Kabo (Ouham).

    Les nouvelles récoltes en vert de maïs et d’arachide et les légumes feuilles sont disponibles sur les marchés locaux. Les prix du maïs en juillet sont stables par rapport à l’année dernière. Toutefois, le manioc qui constitue la denrée de base de la majorité des ménages a connu une hausse de son prix sur la plupart des marchés en raison de la demande plus élevée que l’offre, de l’état de dégradation des routes qui ne facilite pas l’approvisionnement des marchés et des braquages et rackets opérés par les groupes armés sur les commerçants et transporteurs. Ainsi, par rapport à la même période de l’année passée, la hausse des prix atteint 34 pour cent à Bozoum, 50 pour cent à Ndelé et 20 pour cent à Bocaranga. Les marchés de Obo et Sikideké ont les niveaux de prix du manioc les plus élevés du pays (269 F CFA le Kg, soit 56% au-dessus de la moyenne national). Cela limite le pouvoir d’achat des ménages et l’accès à la nourriture pour les ménages fortement dépendants des marchés, et il est probable que beaucoup réduisent la taille ou le nombre de repas pour jour. Pour les ménages qui dépendent à la fois de leur propre consommation et de leurs achats sur le marché, ils s’engagent dans des stratégies d’adaptation telles que la réduction des dépenses en intrants d’engrais at la consommation de maïs ou de manioc immatures.

    Avec l’accès aux champs et la disponibilité des nouvelles récoltes de septembre à janvier, l’autoproduction devient la principale source de nourriture des ménages. A cela s’ajout les produits de la chasse, de la cueillette et de la pêche qui permet la plupart des ménages d’avoir deux repas par jour en général. La proportion de ménages qui pratiquent l’agricultures devrait être supérieure à 67 pour cent indiquée par l’enquête nationale en septembre 2017. Toutefois, dans les zones de forte concentration de déplacés où les groupes armés sont encore actifs, les ménages dépendent de l’assistance humanitaires comme source de nourriture. Les récoltes en cours vont permettre une baisse saisonnière typique des prix des denrées de base entre octobre 2018 et janvier 2019. Nonobstant ce fait, dans les zones de forte concentration de déplacés (sous-prefectures de Alindao, Bria, Obo, Bambari, Batangafo et Kabo), la faiblesse des stocks des ménages ne leur permettra pas d’avoir une consommation alimentaire adéquate pendant la période. Ces derniers resteront fortement dépendants de l’assistance alimentaire et vivront une insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC).


    Perspectives projetées jusqu’à la fin de la soudure prochaine en septembre 2019

    Le redéploiement progressif des forces de défense et de sécurité, la poursuite du dialogue entre gouvernent et groupes armés et le projet de réinsertion en cours de 5000 ex-combattants pourraient contribuer à maintenir stable de la situation sécuritaire. Cela favorisera aussi un accroissement des mouvements de retours des déplacés dans les localités d’origine. Le démarrage à temps de la prochaine saison à partir d’avril permettra une reprise des activités agricoles. Toutefois, les vols de bétail, les rackets et braquages commis par des groupes armés devraient rester réguliers dans la plupart des préfectures, maintiendront une pression sur les moyens d’existence des ménages. Les revenus limités issus de la vente des produits agricoles (coton, café, arachide, manioc) et des produits de la chasse et de la cueillette seront affectés à la fois pour la reconstruction des habitats, l’acquisition des intrants et outils agricoles. De ce fait, entre avril et septembre 2019, l’accès des ménages aux denrées de base sera difficile pendant que les prix entament leur hausse saisonnière.

    Ainsi, jusqu’à la fin de la période de soudure, en septembre 2019, les ménages pauvres hôtes et déplacées dans les zones inaccessibles par l’assistance, auront une consommation alimentaire en-dessous de la normale et seront exposés à l’insécurité alimentaire aigue Crise (phase 3 de l’IPC). Ces derniers seront plus dépendants des produits de chasse et de cueillette.

    Figures The map shows the percentage anomaly of cumulative rainfall from May 1st to September 20th compared to the 1981-2010 average.

    Figure 1

    Source: USGS / FEWS NET

    The graph shows trends in acts of violence against civilians in 2017 and 2018 compared to the 2013 to 2016 average. Incidents

    Figure 2

    Source: ACLED / FEWS NET

    Rainy season : Apr to Oct in South and Jul to Sep in North. Planting: Apr to Jun. Maize and groundnut harvest: Jul to Sep. Mi

    Figure 3

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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