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Baisse probable de la production en dessous de la moyenne en lien avec le conflit civile

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Septembre 2014
Baisse probable de la production en dessous de la moyenne en lien avec le conflit civile

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en décembre 2014
  • Messages clé
    • La persistance de l’insécurité civile en République Centrafricaine continue a perturbé les stratégies habituelles de subsistance et l'accès humanitaire. Selon les estimations de la Commission Mouvement de la Population (CMP) du début septembre, à peu près 487,636 personnes sont encore en déplacement dont 65,568 à Bangui.

    • Les résultats d’insécurité alimentaire aigüe de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) observés présentement dans les régions plus affectées par le conflit (ex. Ouham, Ouham Pende, Ouaka et Nana Mambere) vont persister jusqu’en décembre à cause des récoltes en dessous de la moyenne, des sources de revenus limitées, des difficultés d’accès aux aliments et une consommation alimentaire réduite.

    • Dans les régions moins touchées par le conflit (Sangha, basse Kotto), les conditions de sécurité alimentaire en septembre s’améliorent progressivement grâce aux novelles récoltes en cours. Toutefois, en raison des revenus inférieurs à la moyenne et le faible pouvoir d’achat, la plupart des ménages vont demeurer en Stress (Phase 2 de l’IPC) entre octobre et décembre à cause d’une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Des revenus inférieurs à la moyenne de la plupart des sources de revenu.
    • En général, moins de revenus continuera à limiter les achats alimentaires effectués par les ménages qui sont tributaires des marchés locaux
    • Réduction des superficies cultivées et baisse de la production agricole 2014/2015 en dessous de la moyenne ainsi que les revenues de main d’œuvre agricole entre aout-septembre
    • Le niveau de réserves alimentaires sera en dessous de la normale et la dépendance des ménages vis-à-vis des achats sur le marché sera au-dessus de la normale
    • La persistance de l’insécurité continue à maintenir personnes en déplacement internes
    • Les ménages en déplacement vont continuer à dépendre de l’aide humanitaire en raison de leur mouvement et leurs stratégies normales de subsistance limités
    • Baisse de l’offre du bétail sur les marchés à cause du départ des éleveurs vers les pays étrangers
    • Baisse de la consommation de la viande à cause des faibles quantités et de la cherté
    • Faible couverture de la prise en charge des malnutris modérées avec un risque d’augmentation de la sévérité de la malnutrition
    • Détérioration de l’état nutritionnel des enfants (faible couverture MAM, accès limité aux services de santé et impacts des maladies à potentielles épidémiques)

    Ouham, Ouham Pendé, Kémo

    • Fermeture de la frontière avec le Tchad à cause de la persistance du conflit
    • Diminution de commerce de fournitures entre les deux pays qui pourraient avoir un impact prix sur les marchés

    Perspective projetée jusqu’en décembre 2014

    La situation sécuritaire en Centrafrique reste marquée par des violences intercommunautaires qui persistent particulièrement dans la partie ouest, nord-ouest et centre du pays (Bangui, Ouham, Ouham Pende, Nana Grizibi, Kemo, Lobaye, Nana Mambere, Ouaka). Cela continue à maintenir le déplacement des ménages dans les camps de réfugiés, dans la brousse et dans les familles ou communautés d’accueil et entraine une perturbation de la réponse humanitaire. Selon le rapport de situation d’OCHA du 20 août 2014, une scène de pillage a été déclarée sur le camion de la FAO transportant 30 tonnes de semences vers Kaga-Bandoro et Ndele au jour du 17 août 2014. A cela s’ajoute le pillage sur l'entrepôt de la FAO à Bambari et sur deux camions du PAM au cours du même mois. Cela contribue à limiter les aides humanitaires sur le terrain au profit des populations vulnérables des zones affectées.

    Le progrès de la saison du 1er avril au 10 septembre est marquée par des pluies moyennes à légèrement déficitaires au centre par rapport à la moyenne saisonnière de cinq ans sans incidence majeure sur le déroulement de la campagne. Toutefois, il est attendu une baisse de la production en dessous de la moyenne dans les zones affectées par le conflit (ex. Ouham, Ouham Pende, Nana Mambere, Kémo, Ouaka) en raison de faibles capacités des moyens de production, l’accès aux champs limité, le manque de capacités de traction animale, la faiblesse des intrants agricoles et semences, les déplacements des populations en lien avec le conflit résiduel, l’exode et le recrutement des bras valides par les différents groupes armés. A cela s’ajoute la pratique des champs au tour des cases au lieu des champs de brousses comme en année normale à cause des raisons de sécurité. Comme la production agricole étant une importante source d’alimentation et/ou de revenu pour les ménages qui y dépendent, une baisse en dessous de la moyenne va traduire une perturbation des sources habituelles de revenu et de nourriture et réduire les opportunités de main d’œuvre pour les ménages pauvres maintenant et après les périodes de récoltes. Pour les ménages dans les régions plus au sud (ex. les régions de la Sangha et faible Kotto) où la situation sécuritaire est relativement stable, la saison de croissance se poursuit normalement grâce au soutien des organisations humanitaires.

    Une situation d’insécurité alimentaire de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) est observée actuellement chez les ménages pauvres et déplacés dans les zones affectées par le conflit (ex. Bangui, Ouham, Ouham Pende, Nana Mambere, Kémo, Ouaka) avec réduction du nombre de repas de 1 à 2 fois par jour au lieu de 3 en temps normal. Cette situation va persister jusqu’en décembre surtout pour ceux qui manqueront des prochaines récoltes ou auront des récoltes bien inférieures à la moyenne et malgré la poursuite des aides humanitaires. Ces ménages feront face à une baisse des stocks en dessous de la moyenne, au non rétablissement rapide de leurs moyens d’existences, aux difficultés d’accès aux aliments et des revenus limitées. Par conséquent, ils auront une alimentation peu variées (feuilles de manioc, tubercules et autres ignames sauvages) avec des déficits de consommation en lien avec leur faible pouvoir d’achat. Selon l’évaluation de FEWS NET en août 2014, ces ménages ne seront pas à mesure de s’engager dans les stratégies normales de subsistance pour satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaire. Cependant, dans les régions du sud (Sangha, basse Kotto), on s’attend à une atténuation de l’ampleur de la crise grâce à la consommation des nouvelles récoltes qui amélioreront la disponibilité alimentaire. Toutefois, avec la baisse probable de la production 2014/15, les stocks des ménages ne seront pas suffisants pour atteindre leur période normale de couverture (5 à 6 mois) ce qui aboutira à une soudure plus précoce et plus marquée que d’habitude avec un faible accès aux denrées alimentaires de base pour les ménages pauvres. Aussi, ces ménages n’arriveront pas à se procurer les revenus nécessaires (ex. la vente des produits agricoles) comme en année normale pour se permettre certaines dépenses non alimentaires essentielles. Par conséquent, l’insécurité alimentaire sous forme de Stress (Phase 2 de l'IPC) va prévaloir dans ces zones jusqu’en décembre.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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