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Insécurité civile persiste et maintien des niveaux élevés d’insécurité alimentaire

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Octobre 2014
Insécurité civile persiste et maintien des niveaux élevés d’insécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en mars 2015
  • Messages clé
    • Les récoltes ont commencé à se généraliser en octobre et vont se poursuive jusqu’en décembre pour le mil, le sorgho et le riz. Cela marque la fin de la période de soudure et soulage l’insécurité alimentaire des ménages pauvres. Toutefois, en raison la de baisse de la production en dessous de la moyenne et la persistance de l’insécurité civile, les stratégies habituelles de subsistance demeurent perturbées.

    • Malgré la période typique des récoltes, les résultats actuels d’insécurité alimentaire aigüe de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) dans les régions plus affectées par le conflit (ex. Ouham, Ouham Pende) vont persister jusqu’en mars 2014 à cause des difficultés d’accès aux aliments et aux sources de revenus habituelles et une consommation alimentaire réduite des ménages.

    • Par contre dans les régions moins touchées par le conflit (Sangha, basse Kotto), les résultats d’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) vont prévaloir jusqu’en mars car les ménages n’arriveront pas à se procurer des revenus suffisants pour satisfaire leurs besoins non alimentaires. Ils auront une consommation alimentaire réduite et d’adéquation minimale.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

     

     

    • La persistance de l’insécurité continue à maintenir 410 000 personnes en déplacement internes
    • Les ménages en déplacement vont continuer à dépendre de l’aide humanitaire en raison de leur mouvement et leurs stratégies normales de subsistance limités
    • Récoltes en baisse et en dessous de la moyenne ainsi que les revenues de main d’œuvre agricole entre octobre -décembre
    • Le niveau de réserves alimentaires sera en dessous de la normale soit une couverture de 3 à 4 mois au lieu de 5 à 6 en année normale et la dépendance des ménages vis-à-vis des achats sur le marché sera au-dessus de la normale
    • Perturbation de la préparation des sols à partir de février à cause de la persistance du conflit
    • Perturbation de la migration des troupeaux
    • Baisse de la consommation de la viande à cause des faibles quantités et de la cherté

    Ouham, Ouham Pendé, Kémo

    • Fermeture de la frontière avec le Tchad à cause de la persistance du conflit
    • Diminution de commerce de fournitures entre les deux pays qui pourraient avoir un impact à la hausse sur le prix de l’arachide qui est importée à partir du Tchad et un impact à la baisse en RCA.

    Perspective projetée jusqu’en mars 2015

    La situation sécuritaire reste précaire à Bangui en octobre depuis que les violences ont connu une recrudescence en affrontements et vives entre le 8 et 13 octobre 2014. Ces affrontements se sont étendus à Dekoa, au centre du pays, ainsi qu’à Bouar, à l’ouest. Cela limite le mouvement des populations dans ces zones pour vaguer à leurs occupations habituelles et a contraint 5946 personnes à se déplacer à l’intérieur de Bangui à la date du 19 octobre des sites de déplacés considérés plus sûr. Selon le rapport régional de mise à jour de la situation de l’UNHCR du 10 octobre 2014, environ à peu près 410,000 personnes sont encore en déplacement dont 60,093 à Bangui. Aussi, la plupart des organisations humanitaires ont vu leurs interventions se limiter à cause de restriction de mouvement. Cela contribue à limiter les aides humanitaires sur le terrain au profit des populations vulnérables des zones affectées.

    Le progrès de la saison du 1er avril au 10 octobre est marquée par des pluies moyennes à légèrement déficitaires au centre par rapport à la moyenne saisonnière de cinq ans sans incidence majeure sur la poursuite normale de la saison. Toutefois, les grandes zones de production excédentaire du pays (ex. Ouham, Ouham Pende, Nana Mambere) ont été durement affectées par le conflit civil. Les producteurs dans ces zones n’ont pas pu semés sur les aires habituelles en raison des pertes de leurs moyens d’existence, l’accès aux champs et semences limité, les déplacements des populations, et le recrutement des bras valides par les différents groupes armés en lien avec le conflit résiduel. Par conséquent, il est attendu une baisse de la production nationale et des perspectives de contre saison en dessous de la moyenne. Selon les résultats de l’enquête CFSAM réalisée en septembre 2014, cette production sera de 11 pourcent supérieur à 2013 mais 58 pourcent en baisse par rapport à la moyenne avant le conflit. Ce qui traduira une perturbation des stratégies habituelles de subsistance telles que la vente des produits agricoles, l’embouche des petits ruminants, les fonds pour le petit commerce et des opportunités de main d’œuvre pour les ménages pauvres maintenant et après les périodes de récoltes. Les stocks de nourriture seront également épuiser plus tôt que la normale. Cependant, la campagne connait un développement plus ou moins normal grâce à l’appui des organisations humanitaires dans les régions plus au sud (ex. les régions de la Sangha et basse Kotto) où la situation sécuritaire semble relativement stable.

    Les autres activités génératrices de de revenu telles que l’élevage, la pêche, la chasse et la cueillette ont connu des dégâts importants à cause du conflit civil, ce qui s’est traduit par une diminution importante des revenus tirés de ces sources et une cherté atypique des produits. Cette diminution a engendré des baisses de pouvoir d’achats en dessous de la moyenne pour les ménages et continu à rendre difficile leur accès aux aliments. Par exemple, d’après l’enquête CFSAM, baisse de gros ruminants s’élève à 67 pour cent alors que le petit ruminant et la volaille ont connu une baisse de 77 pour cent par rapport à 2013. Pour la pèche, la baisse de la production tourne aux environs de 40 pour cent par rapport à la situation d’avant crise.

    Dans les zones plus affectées par les effets combinés du conflit civil et les perturbations de la campagne agricole (ex. Ouham, Ouham Pende, Nana Mambere), l’insécurité alimentaire de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) prévaut malgré le début de récoltes, surtout parmi les déplacées, les retournées, et les ménages pauvres. Cette situation va perdurer dans ces zones jusqu’en mars à cause de faibles disponibilités alimentaires par rapport à la moyenne chez les ménages et les commerçants, le non rétablissement rapide de leurs moyens d’existences, des difficultés d’accès aux aliments et des revenus limitées. Les ménages ne pourront pas s’engager dans les stratégies normales de subsistance pour satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaire. Par conséquent, ils connaitront une alimentation peu variée (feuilles de manioc, tubercules et autres ignames sauvages) et des déficits de consommation. Par contre, dans les régions du sud (Sangha, basse Kotto), la situation alimentaire connait globalement une amélioration progressive grâce à la consommation des nouvelles récoltes. Cependant, les ménages dans ces zones n’arriveront pas à se procurer les revenus nécessaires de la vente des produits agricoles et les autres activités comme en année normale pour satisfaire pleinement leurs besoins. Ils s’engageront moins que d’habitude dans les dépenses non-alimentaires essentielles et seront en Stress (Phase 2 de l'IPC) jusqu’à mars 2014.

    Figures

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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