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L’impasse sécuritaire persiste et entraîne une réduction de l’accès alimentaire

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Novembre 2015
L’impasse sécuritaire persiste et entraîne une réduction de l’accès alimentaire

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  • Messages clé
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    • Après la capitale Bangui, les troubles sécuritaires gagnent toutes les régions du Centre et du Nord et entrainent une augmentation subite du nombre des personnes déplacées estimées à environ 400 000 personnes en novembre 2015 contre 300 000 à 370 000 personnes en janvier-juillet 2015. Elles sont en majorité dans les camps de Bangui, Ouaka, Basse Kotto, et Mbomou et souffrent d’une limitation à l’accès alimentaire et aux assistances humanitaires suite à la flambée de la violence entravant l’accès des acteurs humanitaires. 

    • Selon le bulletin d’alerte précoce et de surveillance de la Sécurité Alimentaire d’octobre 2015, les conditions hydriques ont été favorables au développement normal des cultures, et une production moyenne est attendue pour le manioc. Toutefois, les productions sont estimées globalement en baisse pour le maïs, le sésame et l’arachide suite à l’insécurité qui a limité l’accès aux parcelles de cultures et provoqué la déprise agricole pour 43 pour cent des ménages selon les résultats préliminaires d’EFSA (enquête de PAM/FAO/Gouvernement en septembre 2015). Suite à cette baisse de production, les revenus tirés de la vente agricole et ceux de la main d’œuvre seront diminués aussi.

    • La situation des marchés est marquée par un approvisionnement régulier du manioc et du maïs avec une stabilité de leurs prix selon l’alerte précoce et surveillance de la sécurité alimentaire du PAM. Par contre, il a été noté une forte variation des prix du sésame et de l’arachide entre les marchés confirmant la baisse de leur production et les contraintes sécuritaires qui limitent les flux et la demande. Selon les résultats préliminaires d’EFSA, 61 pour cent des commerçants enquêtés ont indiqué que le nombre de clients est en forte baisse depuis un an.

    • Les plus vulnérables sont les déplacés ou retournés qui ont perdu leur production agricole et leurs moyens d’existence et ont un accès réduit aux assistances humanitaires. Ces ménages viennent s’ajouter aux familles d’accueil des personnes déplacées (environ 34 pour cent de ménages selon les résultats préliminaires d’EFSA) qui seront en situation de déficit alimentaire, et par conséquent, d’insécurité alimentaire aigue de Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’au moins en mars 2016. Elles sont principalement situées dans les préfectures de Ouham, Ouaka, Nana-Grizibi, Bamingui-Bangoran, Haute Kotto, Kémo, Nana-Mambéré et Bangui. 

      Pour plus de détail, voir la Mise à jour du suivi à distance d’octobre 2015.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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