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Le niveau des récoltes est en dessous de la moyenne dans les régions du nord

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Novembre 2013
Le niveau des récoltes est en dessous de la moyenne dans les régions du nord

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  • Messages clé
  • Perspective projetée à mars 2014
  • Messages clé
    • Dans les régions du nord et du centre, les récoltes attendues sont jugées inférieures à la moyenne en dépit du niveau de la pluviométrie qui y fut normal. Cette baisse est la résultante de l’installation tardive de la campagne conjuguée aux impacts du conflit de décembre 2012 et janvier 2013 sur la disponibilité des intrants agricoles (ex. semences, outils agricoles).

    • Dans ces régions, les disponibilités céréalières et les niveaux des revenues sont faibles à cause des effets de conflit. Cela limite l’accès à la nourriture pour les ménages pauvres et ils sont actuellement incapables de se permettre certaines dépenses non essentielles. Ces ménages seront en phase 2 de l’IPC jusqu’ à mars 2014.

    • Dans les régions du sud, les récoltes sont moins perturbées par le conflit et les disponibilités céréalières y demeurent moyennes. A cet effet, les ménages de ces régions sont en phase 1 de l’IPC et ils y resteront jusqu’à mars 2014.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Baisse de revenu issu de la vente du coton et de l’arachide due à une baisse de niveau de production pour ces cultures.
    • Niveau de capacités d’achat des ménages inférieur à la normale.

    Mambéré-Kadeï, Lobaye, Ombella, Ouham, Ouham Pende, Kaga Bandoro, et Sibut

    • Niveau de récolte inférieur à la moyenne.
    • Le niveau de réserves alimentaires sera en dessous de la normale et la dépendance des ménages vis-à-vis des achats sur le marché sera au-dessus de la normale.
    • Soudure précoce (un à deux mois plutôt) et dure que habitude.

     


    Perspective projetée à mars 2014

    Le contexte sécuritaire en République Centrafricaine reste dominé par un climat d’incertitude avec une recrudescence des actes de pillages et vols, surtout dans les zones de Bossangoa, Bambari, Kabo, Bozoum, Bandoro, Kaga, et Obo. Cette situation provoque régulièrement des déplacements de populations. Selon l’UNHCR, environ 400 000 personnes sont déplacées dans le pays, y compris les 37 000 de la ville de Bossangoa au cours des deux derniers mois. L’absence d’un retour définitif à la stabilité continue d’altérer les efforts des acteurs humanitaires qui deviennent de plus en plus des cibles pour des groupes armés et cela aggrave par conséquent la vulnérabilité des populations affectées. Malgré cette situation sécuritaire instable, les ONGs (ACF, MSF, Mercy Corps, COOPI, CICR…), les agences des nations unies, et leurs partenaires coordonnent leurs efforts pour venir en aide aux vulnérables dans leurs zones d’intervention respectives.

    Le niveau de récolte varie selon les régions et il est jugé moyen dans les régions du sud. Cependant, dans les régions du nord et du centre, il est inférieur à la moyenne malgré le niveau de pluviométrie qui y fut normal. Cela se justifie par le retard dans l’installation de la campagne conjugué aux impacts du conflit depuis décembre 2012 sur la disponibilité des semences, outils agricoles, et accès aux champs qui ont eu à leur tour un effet significatif sur les aires cultivées. Par ailleurs, certains producteurs ont abandonné leurs champs suites à la violence de fin août et début septembre. En plus de cette situation, dans la ville de Ndélé, les inondations momentanées en fin octobre et début novembre ont occasionné des dégâts significatifs, plus d'une centaine d'hectares de cultures furent détruits. En fin, pour les ménages pauvres qui dépendent de la vente de la main d’œuvre agricole comme une source importante de revenus, les perturbations des activités agricoles ont entraîné une baisse du niveau du revenu de cette source. De même, le niveau de revenu issu de la vente des cultures de rente (l’arachide et le coton) est en dessous de la normale à cause du niveau de récolte qui est jugée inferieure à la normale et aussi du niveau du prix sur le marché qui n’est pas du tout profitable pour les ménages producteurs.

    D’une façon générale, la disponibilité des produits céréaliers est jugée faible à moyen selon les régions. A cet effet, les stocks paysans sont moyens dans les régions du sud dites excédentaires telle que la Basse Kotto. La situation est, par contre, moins bonne pour les paysans des régions du nord et du centre où la situation sécuritaire a perturbé significativement la campagne agricole. Dans ces régions le niveau de réserve alimentaire des ménages est en dessous de la normale en cette période de récolte.

    Grâce à la mise sur le marché des produits des nouvelles récoltes par les ménages, les marchés sont bien animés même si le niveau d’approvisionnement reste en dessous de la normale en cette période de l’année à cause des effets de conflit sur la production agricole et sur les échanges commerciaux entres les zones. Cependant, l'arrivée des nouvelles récoltes sur les marchés locaux, combinée avec une chute des capacités d’achat des ménages comparées à la tendance saisonnière normale, ont causé une baisse des prix des denrées alimentaires comparés à leur niveau de septembre 2013.

    La situation alimentaire connait globalement une légère amélioration comparée aux deux mois passés grâce aux produits de récolte et à la bonne disponibilité des tubercules notamment le manioc par endroit. Ainsi, dans les régions du sud, de l’ouest et une partie de la région de l’est, la disponibilité des aliments est fortement liée aux récoltes de la campagne agricole courante et les ménages s’approvisionnent à partir de leur propre production et seront en insécurité alimentaire Minimale (phase 1 de l’IPC) jusqu’à mars 2014.

    Dans les régions du nord et du centre qui ont connu les effets combinés de la crise polito-militaire et des perturbations de la campagne agricole, les perspectives sont inquiétantes car on observera des pénuries alimentaires dans les ménages pauvres et très pauvres dans les mois à venir à cause de la faible disponibilité et aussi de la difficulté d’accès aux denrées par ces ménages. Selon une évaluation menée par le PAM, ACF, la FAO, OCHA, UNICEF, et ICASSES en septembre 2013, les ménages pauvres commencent à vendre les actifs productifs pour répondre aux besoins alimentaires et non alimentaires de base. Par conséquent, les ménages pauvres dans ces zones seront en insécurité alimentaires de niveau Stress (Phase 2 de l'IPC) jusqu’à mars 2014.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 4

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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