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Une crise alimentaire plane sur la République Centrafricaine

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Mars 2013
Une crise alimentaire plane sur la République Centrafricaine

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  • Messages clé
  • Préface
  • Perspective projetée à juin 2013

  • Préface

    La chute du gouvernement et l'insécurité civile en cours en la République Centrafricaine (RCA) contribue à une évolution de l’insécurité alimentaire dans le pays. L’incertitude sur la dynamique de la situation continue à rendre difficile la tendance la plus probable de l’insécurité alimentaire dans le pays.  Donc, l’analyse porte sur la continuation de la situation actuelle et sera actualisée au fur et à mesure que des nouvelles informations seront disponibles.

    Messages clé
    • Dans les zones qui étaient occupés par le  « SELEKA » au cours des derniers quelques mois, plusieurs facteurs ont conduite les résultats actuels de la sécurité alimentaire: le niveau des stocks et des revenus au dessous de la moyenne, les déplacements significatif de population, des perturbations du marché, et l'assistance humanitaire limité. Les ménages pauvres dans ces zones ont les déficits alimentaires et les résultats de Crise (Phase 3 de l'IPC) sont observés.

    • Dans le reste du pays, les marchés sont faible approvisionnés à causes des perturbations du marché et des flux internes. Par conséquent, le prix d'un panier de produits alimentaires a connu une hausse de 40 pour cent par rapport de l'année dernier ce qui a réduit l'accès aux derniers alimentaires pour les ménages pauvres. Dans cette zone, les ménages sont actuellement en Stress (Phase 2 de l'IPC).

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

     

     

     

    Zones traversées par la crise depuis décembre

    • Les stocks alimentaires dans les ménages sont au-dessous de la normale en cette période de l'année. Par conséquent, la période de soudure vient de commencer en mars, un mois plutôt qu’une année normale.
    • L’approvisionnement des marchés est faible par rapport à une année typique et on observe une hausse généralisée des prix des denrées alimentaires de base comparé à l'année dernière à la même période.
       
    • La préparation des terres pour entamer la prochaine campagne n'a pas encore commencé. Cependant il commence au début de mars pendant une année normale.
    • Les ménages dans les régions du nord traverseront la soudure (mars à septembre) avec assez des difficultés alimentaires.

     

    • Le niveau d’approvisionnement restera faible par rapport à la tendance saisonnière et les prix des denrées alimentaires poursuivront leur hausse jusqu’à la fin de la période de soudure.
    • La relance de la prochaine campagne agricole se fera avec retard dans ces zones.

    Perspective projetée à juin 2013

    Depuis décembre dernier, la République centrafricaine vit des combats opposant la coalition rebelle « SELEKA » et Forces armées centrafricaines « FACA ». Les affrontements entre les deux groupes ont contraint les populations de certaines régions (ex. Bamingui, Kemo, Haut Mbomou, MBomou, Basse Kotto, Ouaka, et Vakagu) à quitter leur habitat en abandonnant leurs stocks alimentaires et autres avoirs relatifs aux moyens d’existence. Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en date du 28 février 2013, plus de 175 000 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays et plus de 29 000 ont trouvé refuge au Tchad et en République Démocratique du Congo.

    En ce mois de mars, la disponibilité céréalière dans les ménages est jugée quasi-inexistante à faible selon les régions. Cet épuisement des stocks alimentaires est d'environ un mois plus tôt qu'une année normale et l’accès des ménages pauvres et très pauvres aux denrées alimentaires devient de plus en plus difficiles.

    Selon l'évaluation conjointe en février 2013, les marchés étaient moins approvisionnés par rapport à une année normale en cette période dans les régions touchées par le conflit à cause de la faible disponibilité des denrées alimentaires, qui a son tour, est causée par la non effectivité des récoltes. Par conséquent l’accessibilité physique et économique des denrées alimentaires par les ménages pauvres devient de plus en plus difficile. En autre, les flux internes de produits alimentaires des régions occupés par « SELEKA » en ce moment là vers Bangui et les régions de l'ouest étaient relativement faibles à cause de la perturbation du réseau routier dû à des actes de banditismes et des barrages routiers. Dans la partie occupée par le « SELEKA », le coût d'un panier de produits alimentaires en février 2013 a augmenté de 10 pour cent par rapport à l'année dernière. Cette tendance haussière est aussi observée dans la zone sous contrôle de l’armée gouvernementale où le même panier de produits alimentaires a connu une hausse de 40 pour cent. Le niveau actuel des prix n’est pas de nature à garantir l’accès aux céréales par les ménages pauvres et très pauvres et les prix des denrées alimentaires poursuivront leur hausse jusqu’à la fin de la période de soudure en septembre au nord et en août au sud.

    Les sources de revenus qui permettent aux ménages pauvres et très pauvres d’accéder à la nourriture sont aujourd’hui très peu diversifiées par rapport à une année normale dans les zones affectées par le conflit pendant ces derniers quelques mois. Actuellement, les principales sources de revenus qui leur permettent de se procurer de l’argent ne se limitent qu’aux travaux temporaires auprès des commerçants et quelques nantis à un niveau au-dessous de la moyenne. Pendant une année normale, les ventes du coton constituent une source importante de revenu pour les ménages dans les régions du nord mais ces ménages n'ont pas pu vendre leur production de coton à cause de l'insécurité civile. La plupart des programmes d'assistance humanitaire ont également été arrêtée dans les zones occupées par le  « SELEKA ».

    Une grande inquiétude demeure au niveau de la relance des activités agricoles pour la prochaine campagne qui doit commencer au début de mars avec la préparation des terres. A cet effet, on observera un retard dans le lancement de la campagne agricole dans la zone touchée par la crise depuis décembre faute des intrants et de l’insécurité civile persistante. Par contre, dans les régions  moins affectées par le conflit dans la partie Sud du pays, la campagne agricole débutera normalement en avril.

    Au regard de la problématique d’accès économique aux denrées alimentaires de base par les ménages à cause de la perte de leurs avoirs relatifs aux moyens d’existence, la consommation d’aliments d’exception ou inhabituels, aliments issus de la cueillette, s’est généralisée. En outre, on observe actuellement un déficit alimentaire considérable dans les ménages. A cet effet, les ménages sont actuellement en Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Les perspectives sont inquiétantes car on observera des grandes pénuries alimentaires dans les ménages pauvres et très pauvres dans les mois à venir à cause de la faible disponibilité et aussi de la difficulté d’accès aux denrées par ces ménages. A cet effet, les risques de dégradation de la situation alimentaire des populations, surtout celles des zones touchées par le conflit sont imminents à cause des pénuries alimentaires dans les ménages liées à la faible disponibilité et aussi à la difficulté d’accès aux denrées par ces ménages. A partir d’avril, les ménages de ces zones s’engageront dans les stratégies de survie (ex. consommation accrue des produits forestiers, la migration) plus accentuées comparées à une année normale et ces ménages seront toujours en phase 3 (Crise) de l’IPC 2.0. Cependant, dans les zones non occupées par le  « SELEKA », les stratégies des moyens d’existence sont aussi limitées due à l’insécurité civile. Les ménages dans ces zones arriveront à subvenir à leurs besoins alimentaires de base mais ne se permettront pas des dépenses alimentaires non-essentielles et seront en phase 2 (Stress) de l’IPC 2.0. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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