Skip to main content

La crise sécuritaire est la principale menace pour la campagne agricole en cours

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Juin 2016
La crise sécuritaire est la principale menace pour la campagne agricole en cours

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Perspective Projetée à Janvier 2017
  • Messages clé
    • La bonne pluviométrie enregistrée du 1er avril au 20 juin 2016 favorise la poursuite normale des activités de préparation des champs, les semis et l’entretien des cultures. Cela accroit les opportunités de main d’œuvre pour les ménages pauvres. Toutefois, en raison des effets résiduels du conflit, le pays pourrait encore connaitre une autre année de production agricole en dessous de la moyenne avant le conflit.

    • La situation pastorale est en amélioration progressive avec l’installation normale de la saison pluvieuse qui favorise une régénération des pâturages et des points d’eau. Toutefois, les revenus tirés de la vente de bétail et des produits dérivés sont en dessous de la moyenne suite à la réduction des effectifs du cheptel occasionnée par le conflit. Cela maintien la sécurité alimentaire préoccupante pour les ménages pauvres pastoraux.

    • Selon les estimations d'OCHA de mai 2016, 415 256 personnes sont en déplacement à Bangui et dans les préfectures du Sud-Ouest, du Centre et du Nord-Ouest. Les ménages résidents pauvres dans ces zones ont épuisé leurs réserves alimentaires depuis mars et similaire aux ménages déplaces, ont des faibles capacités d’achat. Ces ménages sont actuellement en Crise (Phase 3 de l’IPC), et ils y resteront au cours de la période de projection (juin 2016-janvier 2017).

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

            ANOMALIES PROJETÉES

    National

     

     

    • Hausse significative des prix des produits alimentaires importés et du bétail
    • Détérioration des moyens d’existence
    • Des revenus inférieurs à la moyenne de la plupart des sources de revenus
    • Baisse des approvisionnements des marchés
    • Baisse atypique des stocks chez les ménages
    • Confinement des bétails dans des zones localisées à cause de la persistance du conflit
    • Accès difficiles aux champs et aux semences, baisse des opportunités de main d’œuvre, manque d’accès à la traction animale
    • Restriction des opérations humanitaires dues à l’insécurité
    • Poursuite des hausses des prix des denrées importés
    • Faible demande locale et difficultés d’accès aux aliments à cause du faible pouvoir d’achat
    • Poursuite des sources de revenus inférieurs à la moyenne
    • Soudure plus marquée et plus précoce que d’habitude
    • Réduction des superficies cultivées et baisse de la production agricole 2016/2017 ainsi que les revenues de main d’œuvre agricole
    • Poursuite des contraintes des programmes humanitaires avec l'insécurité civile

    Les déplacés, retournés, et familles hôtes du Nord-Ouest, du Centre, et du Sud-Ouest

    • Baisse du nombre des personnes déplacées qui pourrait se poursuivre avec les fortes intentions de retour
    • Perte des moyens d’existence et du pouvoir d’achat de produits de consommation
    • Forte baisse de la disponibilité alimentaire
    • Reprise timide des activités génératrices
    • Diminution d’approvisionnements des marchés situés dans les zones de conflits
    • Pauvre consommation alimentaire suite aux déficits de production prévisible avec la chute des superficies cultivées

    Perspective Projetée à Janvier 2017

    Les conditions de sécurité civile semblent se stabiliser en juin par rapport aux mois passés et le nombre de déplacés depuis février 2016 reste relativement stable, voir légère baisse, à 415.256 dans les camps et dans les familles d’accueil selon les estimations d'OCHA de mai 2016. Toutefois, la plupart de ces ménages reste limitée dans leurs moyens d’existence et dépend en grande partie de l’aide humanitaire. En outre, les attaques de groupes armées, les déplacements préventifs de population et des incidences de violences perpétués continuent à rendre préoccupante la situation sécuritaire surtout dans les zones de Bangui et dans les préfectures du Sud-Ouest, du Centre et du Nord-Ouest. 

    La pluviométrie estimée par satellite (RFE) décadaire du 1er avril au 20 juin montre la couverture des pluies moyennes à supérieures à la moyenne saisonnière sur dix ans dans presque tout le pays (Figure 1). Cette situation permet de créer les conditions très favorables pour l’installation progressive des cultures et des opportunités de revenus pour les ménages pauvres à travers la main d’œuvre agricole. Seulement, ces opportunités de revenus restent inférieures à la moyenne compte tenu de l’insécurité qui réduit l’offre de travaux agricoles. D’après les informations relayées par le cluster sécurité alimentaire en date du 30 mai 2016, sur 60000 ménages prévus pour recevoir les intrants agricoles pour la campagne en cours, seuls 23 pour cent ont pu les accéder. Ce retard dans la mise en place des intrants et les difficultés d’accès aux champs laissent présager une baisse de la production agricole pour la troisième année consécutive.

    Malgré l’installation quasi normale de la campagne hivernale, le mouvement du bétail reste toujours limité à cause de la persistance du conflit. Selon la deuxième réunion plateforme, pastoralisme et transhumance de la FAO en juin 2016, le conflit civil depuis 2013 a négativement impacté sur l’effectif du cheptel et provoqué le confinement des éleveurs dans des zones localisées. L’offre de bétail va continuer à baisser sur les marchés avec des risques de pénuries de viande bovine et les prix de la viande vont rester supérieurs à la moyenne sur des marchés de consommation comme Bangui.

    Le commerce reste en général perturbé par la persistance du conflit. Les flux internes et transfrontaliers de produits alimentaires sont relativement faibles, et les marchés sont toujours moins approvisionnés par rapport à la période d’avant crise 2012/2013. Aussi, avec l’avènement du Ramadan en juin-juillet, il est probable que la demande en denrées alimentaires de base des ménages augmente en mettant une pression à la hausse sur les prix au niveau des marchés locaux des zones avec des populations musulmanes. Cette situation conjuguée à une période de soudure plus marquée que d’habitude est d’autant plus difficile pour les ménages pauvres dans les familles d’accueil fortement dépendant des marchés pour leur approvisionnement et les ménages en déplacement tributaires de l’aide alimentaire. Les perspectives alimentaires pour ces ménages seront globalement moins favorables.

    A partir de septembre, grâce aux produits de récolte qui amélioreront la disponibilité alimentaire au niveau national, la situation sera plus favorable. Cependant, en raison des productions inférieures à la moyenne pour la troisième année consécutive, les difficultés d’accès aux champs pour la cueillette et les récoltes et les perturbations sur les marchés locaux, les sources de nourriture et de revenu vont rester inférieures à la moyenne. Les difficultés d’accès aux denrées alimentaires ainsi que les déficits de consommation vont persister jusqu’au moins janvier 2017. L’insécurité alimentaire aigüe de Crise (Phase 3 de l’IPC) va persister pour les déplacés et pour les ménages pauvres résidents à Bangui et dans les régions du Nord-Ouest, du Sud, et du Centre-Ouest.

    Figures Figure 1 : Anomalie du RFE du 10 avril au 20 juin par rapport à la moyenne 2006-2015

    Figure 1

    Figure 1 : Anomalie du RFE du 10 avril au 20 juin par rapport à la moyenne 2006-2015

    Source: FEWS NET/USGS

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top