Skip to main content

Les retours continuent pour certains ménages déplacés

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Juillet 2015
Les retours continuent pour certains ménages déplacés

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en decembre 2015
  • Messages clé
    • Le conflit en RCA persiste mais avec une baisse d’intensité à la faveur du renforcement de la présence des forces nationales et internationales de maintien de la paix et des initiatives locales de résolution et de promotion de la cohésion sociale. Cette situation se manifeste par un retour progressif des personnes déplacées dans leurs villes/villages d’origine.

    • Toutefois, la persistance du conflit est observée avec de nouveaux mouvements de personnes dans les zones où cohabitent les populations éleveurs et les agriculteurs suite aux problèmes d’accès aux ressources naturelles ou d’expropriation du bétail.

    • La situation des moyens d’existence et de la consommation alimentaire des personnes déplacées ou retournées est préoccupante selon les évaluations rapides menées par certaines ONGs. Une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) insécurité alimentaire aiguë va persister jusqu’en décembre 2015 et sera observée principalement dans les préfectures de centre et ouest du pays.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Déplacement de nombreuses populations fuyant les zones soumises au conflit armé
    • Augmentation des besoins de consommation suite à la présence de personnes déplacées dans des familles d’accueil
    • Fermeture de la frontière avec le Tchad
    • Baisse de flux de céréales par rapport à la moyenne
    • Persistance du conflit
    • Persistance des déplacements des populations
    • Une campagne agricole qui sera marquée par une diminution des superficies emblavées et donc une baisse des productions vivrières
    • Poursuite de la baisse des flux de céréales par rapport à la moyenne

    Populations déplacées, retournées et familles d’accueil du Centre, Ouest et Sud-Est du pays

    • Présence de nouvelles personnes déplacées dans les familles d’accueil et dans des sites
    • Dysfonctionnement des marchés
    • Forte diminution des activités génératrices de revenus
    • Persistance des anomalies actuelles

    Perspective projetée jusqu’en decembre 2015

    L’insécurité liée au conflit et les déplacements de populations ont relativement diminue, depuis juin 2015, entrainant le retour progressif des personnes déplacées. Toutefois, selon un rapport de la Commission Mouvement de Population (CMP) de juin 2015, ces retours sont pour certains spontanés suite à un constat d’accalmie sécuritaire dans les localités d’origine. Pour d’autres personnes déplacées, les retours font suite à des fermetures des camps, c’est notamment le cas des camps de Bangui. Les populations déplacées sont estimées à 368 859 personnes en juin 2015 contre 399 268 personnes en mai 2015. Cependant, il faut noter que de nouveaux mouvements et de création de nouveaux camps sont observés dans les préfectures d’Ouham, Nana Gribizi et Ouaka en juillet 2015. Les personnes déplacées internes sont 62 pour cent dans des familles d’accueil et 38 pour cent dans des camps/sites. Leur proportion dans des familles d’accueil est plus importante au Sud alors que au Centre et au Nord-Ouest du pays, ce les camps qui abritent la majorité.

    La campagne agricole en République centrafricaine suit son cours. Selon le Système d’Information Globale et d’Alerte Précoce (GIEWS) de la FAO, les cultures en place bénéficient de conditions climatiques favorables. Toutefois, suite à un retard dans l’installation de la saison en avril, les semis de maïs ont continué jusqu’en juin alors que normalement les récoltes devraient intervenir en juillet dans le Centre et Sud du pays ou cette culture est la plus pratiquée. Le même retard est observé pour les cultures de mil et sorgho qui sont aux stades de semis ou végétatifs, en juin 2015, dans les préfectures du Nord alors que les récoltes sont attendues en août. Le déroulement de cette campagne est aussi entravé par l’insécurité persistante qui conduit à une réduction des superficies mises en valeur par l’abandon des champs de cultures par les populations en déplacement. Les appuis en semences et matériels aratoires constituent l’essentiel des assistances dont les producteurs ont bénéficié. La mission conjointe FAO/PAM/Gouvernement/OCHA/ONGs sur le suivi de la campagne agricole et post-distributions conduite dans le pays, a relevé que sur les 150 000 ménages bénéficiaires prévus, 100 000 ménages ont effectivement reçu les kits vivriers, soit 60 pour cent de réalisation.

    Les informations sur les marchés montrent une baisse persistante de l’offre céréales sur les marchés. On peut par exemple noter dans les informations diffusées par le système d’information de la Croix Rouge Française-Croix Rouge Centrafricaine que sur les marchés suivis dans la sous-préfecture de Berberati, préfecture de Mambéré Kadéi, les céréales notamment le riz local, le maïs et le riz importé ont fortement diminue mais les disponibilités sont bonnes pour le manioc. Le riz local n’est pas disponible à cause de la faible production locale alors que le riz importé provient du Cameroun et les problèmes sécuritaires pourraient expliquer la baisse des importations. Selon le bulletin du système d’information sur les marches de la Croix Rouge, les prix sont en hausse pour les céréales mais en baisse pour le manioc dont la production est bonne suite surtout à l’augmentation des producteurs consécutivement à l’arrêt/ralentissement des activités minières. Les prix du bovin, ovin et caprin sont élevés à cause des baisses des présentations sur les marches locaux et des baisses des importations à partir du Cameroun. La baisse des présentations d’animaux fait suite au conflit avec les pillages qui ont fortement diminué le cheptel. Selon les résultats de l’évaluation participative rapide de la situation pastorale menée par CRS dans les communes d’élevage de la préfecture de Nana Mambéré, la moyenne de bovins par éleveur est passée de 100 têtes avant la crise sécuritaire à 30-50 en moyenne pour ceux qui en possèdent encore actuellement. Les marchés situés en zones de conflit ont vu les présentations d’animaux baisser ou arrêter car les éleveurs ont fuir pour chercher les zones de sécurité situées généralement à cote des frontières.

    Les résultats d’autres évaluations plus rapides et plus localisées, conduites dans les camps et auprès des personnes retournées dans certaines préfectures, ont donné des scores de consommation alimentaire faible au niveau de la plupart des ménages des personnes déplacées. L’évaluation rapide dans la sous-préfecture de Ndjoukou, préfecture de Kemo, auprès de personnes retournées conduite en juillet 2015 par ACF a indiqué que les ménages ayant moins d’une semaine de stocks de nourriture représentent 97 pour cent et ont un score de consommation faible ou pire. Une autre évaluation rapide conduite par ACTED en juin 2015 auprès de populations déplacées dans la sous-préfecture de Kouanga, préfecture d’Ouaka indique que 100 pour cent des ménages dépendent de l’achat sur le marché pour leur consommation et se retrouvent avec un score de consommation faible ou pire.

    Suite aux effets rétroactifs des déficits vivriers des années passées et de la baisse de production agricole l’année passée et en perspective à cause des réductions des superficies, l’insécurité alimentaire en Crise (Phase 3 de l’IPC) va continuer à affecter une grande proportion des ménages, des déplacées et des familiers hôtes. D’ailleurs, une situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) pourrait être observée chez une minorité des populations déplacées/retournées si l’insécurité civile continue à entraver l’acheminement de l’aide humanitaire jusqu’en décembre 2015. En avril 2015, le comité technique IPC en RCA a procédé à une analyse de la sécurité alimentaire. Les résultats considèrent que les zones les plus préoccupantes sont les préfectures de Ouham, Nana Gribizi, Haute Kotto, Ouham Pende, Mambéré Kadéi, Ouaka et les sous-préfectures de Mbrés, Bambari Bambouti, Obo, Zémo, Rafai, Abba et Boda, ce qui est conforme à la compréhension de la situation par FEWS NET.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top