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Des niveaux élevés d’insécurité alimentaire en lien avec le conflit civil

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Juillet 2014
Des niveaux élevés d’insécurité alimentaire en lien avec le conflit civil

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en décembre 2014
  • Messages clé
    • En raison de la faible disponibilité alimentaire, la baisse des revenus en dessous des normes saisonnières et le faible pouvoir d’achats des ménages, les résultats d’insécurité alimentaire aigüe de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) sont actuellement observés dans les régions plus affectées par le conflit (ex. Ouham, Ouham Pende et Nana Mambere).
    • Certains ménages, surtout les personnes déplacées, dans les zones de conflit peuvent manquer des prochaines récoltes ou avoir des récoltes bien inférieures à la moyenne. Pour ces ménages, les effets de conflit sur la production agricole, les revenus et l'accès humanitaire limiteront l'accès à la nourriture. Malgré le période typique des récoltes, l’insécurité alimentaire de type Crise (Phase 3 de l’IPC) va persister jusqu’à décembre.
    • Dans les régions moins touchés par le conflit (Sangha, basse Kotto), la sécurité alimentaire va s'améliorer grâce à la consommation des nouvelles récoltes à partir de juillet. Cependant, de nombreux ménages auront toujours des revenus inférieurs à la moyenne à cause d’un environnement économique perturbé. Ils auront des difficultés à couvrir l'intégralité des dépenses non alimentaires essentielles et seront en Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu'à décembre.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    Des revenus inférieurs à la moyenne de la plupart des sources de revenu

    En général, les revenus vont continuer à être en dessous de la moyenne tant que le conflit se poursuit

    Accès difficile aux champs et aux semences, manque de capacité de traction animale en raison du vol/abattage des animaux, et baisse des opportunités de main d’œuvre à cause de l’insécurité

    Réduction des superficies cultivées et baisse de la production agricole 2014/2015 en dessous de la moyenne ainsi que les revenues de main d’œuvre agricole (juillet-septembre)

    La persistance de l’insécurité continue à maintenir 530,300 personnes en déplacement internes

    Les ménages en déplacement vont demeurer limités par rapport à leur mouvement et leurs stratégies normales de subsistance

    Ouham, Ouham Pendé, Kémo

    Fermeture de la frontière avec le Tchad à cause de la persistance du conflit

    Baisse de la disponibilité sur les marchés par rapport à la normale

     


    Perspective projetée jusqu’en décembre 2014

    Malgré le déploiement de forces internationales pour maintenir la paix en Centrafrique, l’insécurité civile reste encore préoccupante. Selon les estimations d'OCHA du 10 juillet, 530 300 personnes sont encore en déplacement dont plus de la moitié se trouve à Bangui et Ouham. En raison de la persistance du conflit, ces ménages demeurent limiter par rapport à leur mouvement et leurs stratégies normales de subsistance. Bien que certaines personnes déplacées ne vont pas cultiver cette année en raison de leur déplacement, d'autres ont reçu des intrants et des terres pour cultiver, même si l'ampleur de leur production sera plus faible que dans une année typique.

    Selon l'analyse des images satellitaires (Figure 1), des pluies moyennes à excédentaires ont été enregistrées dans le pays du 1er avril au 30 juin, à l’exception du centre où il a été observé des déficits de pluies légers à moyens par rapport à la moyenne saisonnière de cinq ans sans incidence majeure sur le déroulement de la campagne. Ces conditions hydriques sont favorables pour le développement des cultures déjà en place dans les zones de production agricole du pays.

    Toutefois, en raison de l’accès aux champs limité, le manque de capacités de traction animale et des intrants agricoles, et les déplacements des populations en lien avec le conflit résiduel, on s’attend à une production 2014/15 en dessous de la moyenne dans les zones affectées par le conflit (ex. Ouham, Ouham Pende, Nana Mambere, Kémo, Ouaka). Ces perturbations des activités agricoles si elles continuent sont de nature à compromettre les sources habituelles de revenu et de nourriture et à réduire les opportunités de main d’œuvre pour les ménages pauvres maintenant et après les périodes de récoltes. Les autres sources de revenu comme l’artisanat, la main d’œuvre non agricole et le petit commerce sont aussi faible par rapport à une année normale à cause de l’instabilité sécuritaire dans ces zones. Plus au sud (ex régions de Sangha et basse Kotto) où la situation sécuritaire est relativement plus stable, la campagne agricole se poursuit normalement grâce aux appuis des organisations humanitaires.

    Les flux internes et transfrontaliers avec le Cameroun et la RDC et les volumes des échanges tendent à augmenter sur la plupart des marchés locaux. Par conséquent, la tendance globale des prix restent à la stabilité voir baisse entre mai et juin. Toutefois, il a été observé des hausses en juin par rapport à mai pour l’arachide de 11 pourcent à Nana Mambere et de 27 pourcent à Ouham en lien avec l’interruption des flux à partir du Tchad en rapport avec la fermeture de la frontière. En outre, la hausse de 34 pourcent pour le maïs à Ouham Pende s’explique par la faiblesse des flux à partir de Bangui en raison de la persistance du conflit le long de l’axe routier. Comparés à juin 2013, les prix des produits locaux tels que le maïs, le riz local et le manioc sont en baisse de plus de 20 pourcent sur les marchés principaux à cause de la baisse de la demande en lien avec le faible pouvoir d’achat des ménages et la poursuite des interventions humanitaires au profit des ménages déficitaires (ex. la distribution de 3 300 tonnes de vivres pour 283 000 personnes à travers le pays par le PAM pour le mois de juin 2014).

    Une situation d’insécurité alimentaire de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) persiste chez les ménages pauvres et déplacés dans les zones affectées par le conflit (ex. Bangui, Ouham, Ouham Pende, Nana Mambere, Kémo, Ouaka) avec une alimentation peu variées (feuilles de manioc, tubercules et autres ignames sauvages) et des déficits de consommation en lien avec le faible pouvoir d’achat des ménages. Pour certains ménages, surtout les personnes déplacées, qui manqueront des prochaines récoltes ou auront des récoltes bien inférieures à la moyenne, cette situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) va se maintenir jusqu’en décembre malgré la période typique des récoltes à cause de la baisse probable des stocks en dessous de la moyenne, le non rétablissement des moyens d’existences et les revenus en dessous de la moyenne. Cependant, dans les régions du sud (Sangha, basse Kotto), on s’attend à une atténuation de l’ampleur de la crise grâce à la consommation des nouvelles récoltes qui amélioreront la disponibilité alimentaire. Toutefois, la situation sécuritaire ne permet pas aux ménages de ces régions de se procurer les revenus nécessaires (ex. la vente des produits agricoles) comme en année normale pour s’engager dans les dépenses non alimentaires à cause d’un environnement économique perturbé. Ces zones seront par conséquent en insécurité alimentaire sous forme de Stress (Phase 2 de l'IPC) jusqu’à décembre.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Anomalie du cumul RFE du 1er avril au 30 juin par rapport à la moyenne 2009-2013

    Figure 2

    Figure 1. Anomalie du cumul RFE du 1er avril au 30 juin par rapport à la moyenne 2009-2013

    Source: FEWS NET/USGS

    Figure 1

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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