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Les déplacements de populations, la hausse des prix, la baisse des revenu, l’épuisement précoce des stocks de l’autoproduction et l’inaccessibilité des populations par l’assistance sont les facteurs qui dégradent l’accès alimentaire des ménages, en particulier les victimes des inondations dans le nord, les PDI et populations hôtes pauvres au nord-ouest, à l’est et au sud-est devraient faire face une insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC) entre février et septembre.
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Le blocage de la principale voie d’approvisionnement avec le Cameroun, le couvre-feu en cours et le mauvais état des routes, limitent la fréquentation et l’approvisionnement des marchés aussi bien en produits locaux qu’importés. Cela entraine une volatilité des prix. L’approvisionnement du marché dans la capitale est rendu possible grâce aux escortes de marchandises, et il n’est pas exclu la possibilité de blocage isolé d’autres routes au regard de la dispersion des groupes rebelles dans plusieurs préfectures. L’offre de denrées, pourrait demeurer en-dessous de la moyenne des deux dernières années et les prix légèrement plus élevés jusqu’en septembre en particulier les produits importés.
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La poursuite des combats pourrait perturber les activités de préparation des sols entre février et juin. De même, la baisse des revenus par rapport à normale et les difficultés d’accès aux marchés vont limiter l’acquisition des intrants par les producteurs. Dans l’ensemble, il est probable que les superficies à emblaver pour la saison à venir soient inférieures à celles de la saison écoulée.
ZONE | ANOMALIES ACTUELLES | ANOMALIES PROJETÉES |
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Nationale |
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Les incidents sécuritaires et les morts que cela entraine se sont accrus entre décembre et janvier avec une moyenne mensuelle de 49 incidents et 110 fatalités contre respectivement 17 et 27 sur la période de janvier à novembre 2020 selon les données de ACLED. Depuis décembre, les forces de défense et de sécurité mènent une offensive contre les rebelles qui bloquent les principaux axes d’approvisionnement de la capitale : axes Bangui-Douala pour les importations à partir du Cameroun, Bangui-Bambari-Bangassou, Bambari-Ngakobo, où se trouve l’usine de production du sucre, Berberati-Kenzo la route principale de ravitaillement des régions sud-ouest à partir du Cameroun. Les combats ont entrainé l’augmentation d’environ 9% du nombre de IDP en décembre par rapport à octobre. Des augmentations plus importantes du fait de l’insécurité sont observées dans les préfectures de Mbomou, Nana-Mamberé et Bamingui-Bangoran.
Outre les déplacements, le conflit se caractérise par des pillages de biens des populations (bétail et produits agricoles) et du commerce. Les rebelles imposent aussi des taxes illégales aux commerçants et aux producteurs qui se rendent sur les marchés locaux. Ce qui réduit la fréquentation de marchés et limite l’offre et la demande.
Avant cette nouvelle crise, les inondations dans le nord (Bamingui-Bangoran) et les exactions des groupes armés dans l’ouest (Ouham-Pendé, Nana-Mambéré) et le sud-est (Mbomou, Haut-Mbomou, Basse-Kotto) affectaient déjà négativement les moyens d’existence de la population. Cette crise survient au moment où les flux entrant de marchandises reprenaient normalement après quelques mois de perturbation dû aux mesures restrictives et aux contrôles sanitaires au niveau des frontières. Dans les centres urbains en particulier, la hausse des prix des produits importés impactait négativement le pouvoir d’achat des ménages.
Le blocage des routes, le couvre-feu et le mauvais état des routes, limitent l’approvisionnement des marchés aussi bien en produits locaux qu’importés. Les prix des denrées sont volatiles sur la plupart des marchés. Dans l’ensemble, le prix du riz importé enregistre en février une hausse de 34% par rapport au mois précèdent. Cette denrée dont le prix était déjà élevé en raison des restrictions de COVID-19, reste 63% au-dessus de son niveau il y a un an. Son prix a même plus doublé sur certains marchés urbains : Bangui, Berberati et Kaga-Bandoro. La pénurie des denrées importées a suscité une augmentation de la demande des produits locaux. Mais la limitation du transport interurbain affecte aussi les échanges entre les zones de production et les milieux urbains. Ce qui entraine une variation à la hausse des prix de ces produits, en particulier dans les centres urbains. Par contre, dans les zones de production, inaccessibles par les acheteurs, les prix enregistrent des baisses globales de 11% pour le manioc et le maïs et une stabilité pour le sorgho par rapport à l’année passée. Par contre, comparé au mois passé, les prix sont globalement en hausse pour le maïs et le manioc respectivement de 54% et 30%, mais en baisse de 13% pour le sorgho. En effet, avec la recrudescence des incidents et les frais illicites imposés par les rebelles sur les routes, les producteurs réduisent leur participation au marché, ce qui limite l’offre.
Le couvre-feu, les mouvements limités des populations et leur accès réduit aux marchés, entrainent une baisse des revenus provenant principalement de la vente de produits agricoles, de chasse et de cueillette, de la main-d’œuvre agricole ou de travaux journaliers. Dans la capitale, la suspension des activités de taxi-moto, réduit les gains journaliers et amplifient les actes de banditisme et de vol. La poursuite des combats va négativement entraver les activités agricoles dont les préparatifs de sols qui se déroulent habituellement entre février et juin. Cela pourrait aussi limiter la demande de main-d’œuvre pendant la période. Par ailleurs, l’accès limité des producteurs à leurs champs pourrait exacerber les dégâts de champs par le bétail des transhumants en provenance du Tchad et du Soudan. Les zones situées le long des couloirs de passages sont les plus exposées, notamment les préfectures du nord, du nord-est, de l’ouest et du sud-est.
Selon OCHA, le cumul de personnes déplacées dans le pays est estimé en décembre à 682 000. La forte présence de PDI, le faible niveau d’approvisionnement des marchés, la hausse des prix, la baisse des revenus sont les facteurs qui dégradent l’accès alimentaire des ménages. Ces facteurs aggravent les difficultés existant avant cette nouvelle crise, notamment, les effets des inondations (préfectures de Bamingui-Bangoran, Ouaka, Ombella M’Poko et Bangui), des conflits intercommunautaires (Vakaga) et de l’accessibilité limité par l’assistance (préfectures de l’est et sud-est). Les ménages, en particulier les victimes des inondations, les PDI et populations hôtes pauvres dans ces zones sont alors obligés de réduire les quantités et la qualité des repas ou de réduire le nombre de repas consommés.
L’approvisionnement de la capitale est rendu possible grâces aux escortes de transporteurs sur l’axe Bangui-Douala. Toutefois, il n’est pas exclu la possibilité de blocage isolé de routes au regard de la dispersion des rebelles dans plusieurs préfectures. De plus entre juin et septembre, les perturbations structurelles de l’approvisionnement liées à la détérioration du réseau routier pendant la saison des pluies, vont maintenir la baisse de l’offre sur les marchés et des niveaux élevés de prix car la demande des ménages va croitre sur les marchés avec l’épuisement de leurs stocks. Ce qui augmentera le nombre de populations en crise ou pire pendant la période. Les victimes des inondations, les PDI et populations hôtes pauvres exposent resteront exposés à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC) entre février et septembre.
This report is being translated to English.
Source : FEWS NET
Source : FEWS NET
Source : ACLED
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