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L’insécurité civile persiste et maintien une situation de crise alimentaire

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Février 2014
L’insécurité civile persiste et maintien une situation de crise alimentaire

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  • Messages clé
  • Perspective projetée à juin 2014
  • Messages clé
    • Les effets combinés d'un épuisement précoce des stocks alimentaires des ménages, les revenus inférieurs à la moyenne, les perturbations du marché, et les déplacements de population limitent l’accès alimentaire des ménages. Par conséquent, une situation de crise d'insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC), y compris les déficits de consommations, continue dans les zones de Bangui et les régions du nord-ouest et du centre-ouest.
    • Au regard de la gravité de l'insécurité alimentaire dans les zones affectées par le conflit, les ménages pauvres font recours à des stratégies de survie extrêmes telles que sauter des repas et la vente des biens actifs pour accéder à la nourriture. Face à cette situation, l’aide d'urgence appropriée et bien ciblée est nécessaire dans ces zones pour atténuer la situation alimentaire des ménages et prévenir l'augmentation de la malnutrition aiguë.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    701 500 personnes sont déplacées en RCA ce qui est équivalent à 16 pour cent de la population totale du pays.

    Beaucoup de personnes déplacées dépendront en partie de l'aide humanitaire jusqu'au début des prochaines récoltes (juillet à octobre 2014, selon la zone).

    Les stocks des céréales pour les ménages pauvres sont à des niveaux au-dessous de la moyenne.

    La prochaine soudure sera précoce (en février/mars par rapport à avril/mai en année normale) et plus dure que d’habitude.

    Départ de certains grossistes et perturbation des flux commerciaux traditionnels.

    Baisse de la disponibilité sur les marchés par rapport à la normale et une hausse probable des prix surtout pour les denrées importées.

    La préparation des terres qui commence normalement en février n’a pas encore démarré.

    La relance de la prochaine campagne agricole 2014/2015 sera marquée par un manque de semences. En outre, les perturbations des activités agricoles de cette année réduiront les opportunités et les revenues de main d’œuvre agricole pour les ménages pauvres dans les régions rurales.

    L'insécurité civile entrave les opérations humanitaires.

    L'insécurité civile continuera à restreindre les programmes humanitaires dans le pays.

     


    Perspective projetée à juin 2014

    En raison de la persistance du conflit en République Centrafricaine, des milliers de personnes sont encore déplacées de leurs maisons à Bangui et dans les régions du nord-ouest, leur exposant aux attaques par les milices anti Balakas et Seleka. Selon les estimations de la Commission Mouvement de Population du 25 février, 2014, 701 500 personnes sont déplacées dans le pays soit environ 16 pourcent de la population totale du pays dont plus de 276 500 sont à Bangui. Cette situation complique l’accès à la nourriture des ménages déplacés qui selon une évaluation multisectorielle initiale rapide (MIRA) conduite en janvier 2014 par le PAM, l’OCHA, et les partenaires comptent actuellement sur les cadeaux, les paiements en nature de la main d’œuvre, les échanges, et l'aide humanitaire pour couvrir leurs besoins vitaux.

    Aussi, les ménages pauvres qui ne se sont pas déplacés continuent à être négativement affectés par les effets d’une production 2013/14 en dessous de la moyenne à cause de l’insécurité civile pendant la dernière saison agricole. En raison de cette baisse de production, ils ont épuisé leurs stocks alimentaires plus tôt que la normale en janvier/février par rapport à mars/avril en année normale et on s’attend à une soudure en 2014 un à deux mois précoce et plus marquée que d’habitude.

    Les organisations humanitaires qui sont actives en RCA à ce moment ont indiqué que les ménages n'ont pas assez de semences pour la prochaine saison agricole. En outre, les activités de préparation des sols qui commencent normalement pendant le mois de février n'ont pas encore démarré à cause de la persistance de l’insécurité civile. Si ces perturbations agricoles continuent dans les mois à venir, les opportunités et les revenus provenant des activités de main d'œuvre agricole pour les ménages pauvres dans les régions rurales seront inférieures à la moyenne.

    Selon le bulletin de surveillance d’ACF de février 2014, la persistance de l’insécurité civile a provoqué le départ vers l’extérieur des grands commerçants qui sont spécialisés dans les importations et les exportations des denrées alimentaires. Cela a engendré une rupture de la chaîne d’approvisionnement traditionnelle et sévèrement réduit les quantités disponibles sur les marchés par rapport à la moyenne. Cependant, les prix des denrées de base telles que le manioc, le maïs et l’arachide sont restés stable ou en légère hausse suivant la tendance saisonnière entre décembre et janvier à Bangui. Toutefois,  en raison du faible pouvoir d’achat des fonctionnaires (net consommateur de riz) qui ont accusés cinq mois d’arriérés de salaire et l’arrivée de la nouvelle récolte du riz de la zone de production de la Lobaye, les prix du riz ont épousé une tendance baissière en février sur le marché de Bangui. Les plus importantes baisses observées par rapport au mois passé sont de 15 pourcent pour le riz local décortiqué et 32 pourcent pour le riz paddy.

    Les activités de distribution de l'alimentation continuent, même si elles sont périodiquement interrompues par la violence et des attaques sporadiques. Jusqu'à récemment, les camions du PAM ont été retenus à la frontière avec le Cameroun, perturbant les pipelines d'approvisionnement alimentaire et provoquant le PAM à réduire les rations. Toutefois, les escortes militaires de ces camions de la frontière du Cameroun à Bangui et le transport aérien ont contribué à une amélioration de cet approvisionnement pendant ces dernières semaines. Cela va permettre de continuer les opérations de distribution aux ménages déplacés et maintenir les rations.

    La persistance du conflit continue à impacter négativement les sources de nourriture et de revenus des ménages pauvres et des déplacés en perturbant les activités agricoles et en réduisant les opportunités et les revenus de main d’œuvre agricole. Beaucoup de ménages ont réduit leurs superficies cultivables, ce qui aura un impact négatif sur la prochaine campagne agricole. En plus, les autres activités comme le petit commerce et l’embouche des petits ruminants procurent aux ménages des revenus en dessous de la moyenne, ce qui ne leur permet pas de satisfaire pleinement leurs besoins alimentaires.  L’enquête de MIRA a montré que plusieurs ménages ont adopté des stratégies d’adaptation atypiques comme le changement de leur alimentation pour des produits moins chers et la réduction de la ration alimentaire pour 90 pourcent des ménages interrogés. Aussi, l’évaluation de l'OIM indique que 54 pour cent des personnes déplacées à Bangui interrogées en janvier 2014 ont vendu leurs biens à acheter de la nourriture.

    Les résultats de l’insécurité alimentaire aiguë à des niveaux de Crise (Phase 3 de l’IPC), avec des déficits de consommation et une détérioration rapide des avoirs relatifs aux moyens d’existence, pour les personnes déplacées et les ménages pauvres à Bangui et dans les régions du nord-ouest et du centre-ouest vont persister jusqu’au moins juin 2014. Au cours de cette période, les sources de revenus et de nourriture des ménages vont être en dessous de la moyenne et maintenir le faible pouvoir d’achat des ménages pauvres, limitant ainsi leur accès à la nourriture adéquate et saine. Par ailleurs la situation nutritionnelle va rester tendue avec des risques élevés de malnutrition chez les enfants. Les interventions d'urgence bien ciblées doivent continuer pour permettre aux bénéficiaires de pallier à leurs déficits de consommation alimentaire et atténuer la perte de leurs moyens d’existence.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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