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L’insécurité persiste et maintient en «Crise» une population en légère augmentation

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Décembre 2016
L’insécurité persiste et maintient en «Crise» une population en légère augmentation

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  • Messages clé
  • Perspective Projetée à Mai 2017
  • Messages clé
    • Les nouveaux développements de l’insécurité entrainent une légère augmentation de 9 pour cent de la population déplacée estimée à 420.681 personnes par OCHA au 31 octobre 2016. La persistance de l’insécurité ne permet pas la reprise des activités économiques saisonnières normales et le redéploiement des services de l'Etat. La plupart de ces ménages resteront tributaires de l’assistance humanitaire pour assurer le minimum de leurs besoins de consommation alimentaire.

    • Malgré des conditions pluviométriques globalement favorables cette année, des baisses de productions agricoles sont estimées pour la quatrième année consécutive à cause de la réduction des travaux agricoles suite à l’insécurité. La situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) va continuer  jusqu’au moins mai 2017 pour les déplacées, les retournées, les personnes résidentes pauvres, et les ménages hôtes en raison de la persistance du conflit civil qui détériore l’accès alimentaire dans les zones affectées du nord-ouest, sud-ouest, sud-est et centre (Ouham, Ouham Pende, Nana Gribizi, Vakaga). 

    • Pour les ménages pauvres résidents, les stocks alimentaires s'épuiseront plus tôt que la normale en raison de ces baisses de production et ils feront face à des faibles pouvoirs d’achats atypiques. Par conséquent, la prochaine soudure sera un à deux mois plus tôt à partir de mars et plus dure que d’habitude avec le risque de manquer de semences pour la prochaine campagne agricole.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

            ANOMALIES PROJETÉES

    National

     

     

    • Dégradation de la situation sécuritaire entrainant une augmentation du nombre des personnes en déplacement
    • Diminution de la production agricole et vivrière suite au conflit qui empêche l’accès aux terres de cultures
    • Des revenus inférieurs à la moyenne de la plupart des sources de revenus
    • Perturbation des circuits commerciaux traditionnels
    • Baisse atypique des stocks malgré les récoltes
    • Confinement des bétails dans des zones localisées à cause de la persistance du conflit
    • Restriction des opérations humanitaires dues à l’insécurité
    • Persistance du conflit civil et poursuite des déplacements pour une population importante
    • Faible demande locale et difficultés d’accès aux aliments à cause du faible pouvoir d’achat
    • Poursuite des sources de revenus inférieurs à la moyenne
    • Poursuite de la baisse des flux de céréales par rapport à la moyenne
    • Réduction des superficies de contre saison (maraîchage) et baisse de la production irriguée 2016/2017 ainsi que les revenues de main d’œuvre
    • Poursuite des contraintes des programmes humanitaires avec l'insécurité civile

    Les déplacés, retournés, et familles hôtes du Nord-Ouest, du Centre, du Sud-Ouest et Sud-Est

    • Présence de nouvelles personnes déplacées
    • Perte des moyens d’existence et du pouvoir d’achat de produits de consommation
    • Forte baisse de la disponibilité et accès alimentaire
    • Diminution d’approvisionnements des marchés situés dans les zones de conflits
    • Pauvre consommation alimentaire

    Perspective Projetée à Mai 2017

    Malgré la mise en place d’un gouvernement légitime en mars 2016, la violence et l'insécurité civile par les différents groupes antagonistes continuent à provoquer le déplacement des populations, particulièrement dans les régions nord-ouest, sud-ouest, sud-est et centre-nord (Ouham, Ouham Pende, Nana Gribizi, Vakaga) (Figure 1). Selon les estimations d’OCHA du 31 octobre 2016, 420 681 personnes sont déplacées dans le pays dont plus de 45 434 à Bangui, soit une augmentation de 9 pourcent par rapport à septembre 2016. D’après le rapport de l’Aperçu des Besoins Humanitaires en 2017 par OCHA, cette situation s’explique par le regain de violence favorisé par l’activité des bandes armées criminelles et l’absence de relations sociales entre les groupes intercommunautaires. La plupart des personnes déplacées comptent sur les aides humanitaires pour couvrir leurs besoins essentiaux.

    L’insécurité a engendré aussi des récoltes 2016/17 en dessous de la moyenne avant la crise malgré une pluviométrie normale, car la saison agricole a été perturbée en général par des déplacements, l'accès difficile aux champs, et le manque d'intrants agricoles. Cette production inférieure à la moyenne des années pré-crise, combinée à la faible capacité des ménages à s’approvisionner sur les marchés à cause de faibles pouvoirs d’achat atypiques va amener les ménages pauvres résidents à épuiser leurs stocks alimentaires plus tôt que la normale. Par conséquent, la période de soudure en 2017 est prévue d’être un à deux mois précoce à partir de mars et plus dure que d’habitude. Il en résulte également une réduction des opportunités (telles que le commerce de produits agricoles, forestiers et d’élevage) et des revenus de main d’œuvre agricole pour les ménages pauvres dans les régions rurales. Aussi, la relance de la prochaine campagne agricole pourrait être marquée par des difficultés d’accès aux champs et une limitation des semences, qui pourraient impacter les récoltes 2017/18.

    Face à l'insécurité permanente, l'accès humanitaire reste limité et l’état et ses partenaires peinent à répondre efficacement aux besoins des ménages vulnérables. D’après l’aperçu des besoins humanitaires de OCHA, cette situation s’explique par l’absence de sécurité sur les axes, les contraintes logistiques, le dysfonctionnement des structures sociales de base et la baisse des financements. Cela pourrait se traduire par la suspension temporaire des interventions humanitaires par certains partenaires qui ont été victimes, au cours des neuf premiers mois de 2016, de 73 attaques visant les acteurs humanitaires, dont deux pertes en vie humaine.

    Pour les personnes déplacées, les ménages pauvres résidents et les ménages hôtes à Bangui et dans les régions du nord-ouest, sud-ouest, sud-est, et centre, les stocks sont à des niveaux très bas par rapport à la moyenne et les pouvoirs d’achats sont, de façon atypique, réduits par la persistance du conflit. Les résultats de l’insécurité alimentaire aigue à des niveaux de Crise (Phase 3 de l’IPC), y compris les déficits de consommation, sont attendus d'ici jusqu’au moins mai 2017.  

    Figures Figure 1: Les zones touchées par l’insécurité depuis septembre 2016

    Figure 1

    Figure 1: Les zones touchées par l’insécurité depuis septembre 2016

    Source: OCHA Bulletin humanitaire République centrafricaine No 17

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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