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La tension sécuritaire persiste amplifiant les mouvements et l’insécurité alimentaire

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Décembre 2015
La tension sécuritaire persiste amplifiant les mouvements et l’insécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Perspective Projetée Jusqu’en Mars 2016
  • Messages clé
    • Malgré des conditions pluviométriques globalement favorables à la production agricole selon le bulletin d’Alerte du cluster Sécurité Alimentaire de novembre 2015, des baisses de productions agricoles sont estimée à cause de la réduction des travaux agricoles consécutive à l’insécurité dans les zones de production. Ces baisses se sont attendues à conduire une diminution précoce des stocks de ménages, augmenter la dépendance sur le marché, et restreindre l’accès alimentaire. Les déplacés et les personnes qui ont abandonné leurs champs seront plus touchés.

    • La persistance des tensions sécuritaires se manifeste par les attaques ciblant les civils avec déplacements continuels observés dans les préfectures du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et du Centre du pays. Les élections générales prévues en fin décembre 2015 pourraient occasionner de nouvelles tensions sécuritaires et de nouveaux déplacements. La persistance du conflit détériore l’accès alimentaire, surtout pour les déplacées, les retournées, les personnes résidentes pauvres, et les ménages d’accueil dans le Nord-Ouest, du Sud-Ouest et le Centre du pays qui resteront dans une situation d’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’au moins en mars 2016.

    • Selon les résultats des évaluations rapides récents (RRMs), les prix ont plus que doublé en décembre sur les zones évaluées dans la préfecture de Sangha Mbaéré suite à une forte diminution des approvisionnements consécutifs à l’insécurité et aux inondations enregistrées en novembre 2015 qui a détruit les cultures et entravé les flux. Ces prix pourraient flamber suite à une recrudescence des tensions liées aux échéances électorales de cette fin d’année et engendrer des difficultés d’accès aux aliments pour les ménages vulnérables.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

    • Forte dégradation de la situation sécuritaire entrainant une augmentation du nombre des personnes en déplacement
    • Diminution de la production agricole et vivrière suite au conflit qui empêche l’accès aux terres de cultures
    • Détérioration des moyens d’existence et des revenus des ménages
    • Baisse de l’accès alimentaire
    • Augmentation significative des besoins de consommation alimentaire et des besoins humanitaires
    • Diminution des approvisionnements des marches
    • Baisse de flux de céréales
    • Persistance du conflit qui pourrait être amplifié par les élections générales
    • Poursuite des déplacements pour une population plus importante
    • Poursuite de la baisse des flux de céréales par rapport à la moyenne
    • Augmentation des prix des produits vivriers suite à une baisse des approvisionnements entravés par l’insécurité
    • Difficultés d’accès aux aliments suite à des prix élevés

     

    Populations déplacées, retournées et familles d’accueil du Nord-Ouest, du Centre, et Sud-Ouest du pays

    • Augmentation du nombre des personnes déplacées dans les familles d’accueil et dans des sites
    • Perte des moyens d’existence et du pouvoir d’achat de produits de consommation
    • Baisse significative de la consommation alimentaire
    • Augmentation du nombre des déplacés
    • Diminution d’approvisionnements des marchés situés dans les zones de conflits
    • Augmentation continuelle des prix
    • Pauvre consommation alimentaire

     


    Perspective Projetée Jusqu’en Mars 2016

    Le nombre de personnes déplacées continue d’augmenter suite à la persistance de la dégradation de la situation sécuritaire au fur et à mesure de la tenue des rencontres électorale. Le référendum tenu au début de ce mois de décembre 2015 a occasionné des attaques et des déplacements internes de personnes dont le nombre passe d’environ 350 000 personnes avant la recrudescence de la crise sécuritaire à environ 450 000 personnes actuellement.

    L’insécurité touche les principales sources de revenu des ménages pauvres, y compris la vente de produits agricoles, le petit commerce, la chasse/pêche, le travail journalier, l’artisanat, et le travail d’employé salarié selon les différentes évaluations de la sécurité alimentaire des ménages. En effet, suite à la diminution de la production agricole engendrée par le conflit, la vente, le commerce et les échanges de produits agricoles ont été négativement impactes entrainant une baisse significative des revenus des populations et de leur pouvoir d’achat de produits de consommation.

    L’impact de la crise sécuritaire sur les marchés se traduit par une faible disponibilité de produits vivriers et une hausse des prix. Selon les informations collectées sur les marchés lors des évaluations rapides, comme celle conduite en novembre 2015 par PU-AMI, dans la localité de Nola (Sangha Mbaéré), les prix ont augmenté suite à un problème d’approvisionnement consécutif aux problèmes sécuritaires et aux fortes inondations enregistrées dans la préfecture de Sangha Mbaéré. Ainsi, les prix d’une cuvette de manioc, l’aliment de base, qui se vendait à 1000 FCFA en novembre 2015 à Nola, coûte actuellement à 2000 FCFA en décembre. Sur les autres marchés de la zone, le prix du manioc entre novembre et décembre est aussi passé de 1500 FCFA à 2000 FCFA à Bayanga et a flambé à Bomandjoko, passant de 1500 FCFA à 4000 FCFA.

    Les évaluations rapides faites selon l’approche RRM conduites dans les sites des déplacés et chez certaines personnes résidentes dans les préfectures de Sangha Mbaéré, de Bamingui-Bangoran, Nana-Gribizi et de Ouaka au cours des mois de novembre et décembre 2015 montrent globalement une situation des moyens d’existence extrêmement préoccupante pour les personnes déplacées en termes d’accès aux aliments et aux moyens d’existence. En effet, dans les zones étudiées,  la grande majorité des ménages enquêtés ont des scores de consommation alimentaire pauvre parce que la consommation alimentaire de la majorité des adultes et des enfants n’est pas diversifiée et se réduit à un repas par jour ainsi que leurs réserves alimentaires sont inférieures à une semaine de consommation. 

    Dans les ménages enquêtés, aucun ménage déplacé n’a accès à une terre cultivable et dépend par conséquent majoritairement de travaux journaliers pour s’approvisionner en nourriture au marché et du coup la forte offre de main d’œuvre agricole entraine une baisse de son prix par rapport aux prix des produits de consommation et en comparaison avec les prix en situation sécuritaire normale. Dans ce contexte, la plus grande majorité des déplacés se trouve dans une situation de précarité inquiétante dans la mesure où ses revenus ne sont pas garantis à moyen terme et qu’elle est dépendante des prix du marché qui est la principale source de nourriture.

    Ainsi, une insécurité alimentaire en Crise (Phase 3 de l’IPC) qui prévaut actuellement dans les ménages des personnes déplacées/retournées et chez les ménages résidents pauvres dépendantes des productions agricoles et des travaux journaliers agricoles comme principale source de revenus continuait jusqu’en mars 2016 compte tenu de la persistance du conflit qui s’amplifie davantage avec de tensions sécuritaires qui pourraient éclater avec les élections générales. 

    Figures

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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