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Situation sécuritaire encore instable avec des impacts négatifs sur la sécurité alimentaire

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Décembre 2014
Situation sécuritaire encore instable avec des impacts négatifs sur la sécurité alimentaire

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  • Messages clé
  • Perspective projetée jusqu’en mars 2015
  • Messages clé
    • Suite aux déficits des productions de céréales et tubercules, les disponibilités alimentaires des ménages pauvres ne sont suffisantes que pour 2 à 7 mois de consommation contre 4 à 11 mois avant la crise politico-militaire.

    • Actuellement, entre 500 000 à 1 000 000 de personnes sont en situation de « Crise » (Phase 3 de l’IPC) alimentaire, y compris les déficits alimentaires légers. Ces personnes, sont entre 50 à 80 pour cent des déplacées et sont pour la plupart localisées dans les préfectures du Nord-Ouest, du Centre et du Sud du pays.

    • En janvier-mars, suite à l’épuisement précoce des stocks céréaliers et la dégradation du pouvoir d’achat, la période de soudure va s’installer précocement avec pour corollaire une augmentation de l’étendue et du niveau de l’insécurité alimentaire. L’insécurité alimentaire de « Crise » (Phase 3 de l’IPC) va affecter les ménages résidents déficitaires et les ménages des personnes déplacées.

    ZONEANOMALIES ACTUELLESANOMALIES PROJETÉES
    National
    • Baisse significative de la production agricole par rapport aux besoins de consommation et par rapport aux années avant la crise
    • Persistance de l’insécurité civile
    • Des personnes déplacées dans le pays
    • Baisse des revenus des ménages suite à une forte réduction des animaux, des revenus de la pêche et des autres sources de revenus
    • Fermeture de la frontière avec le Tchad
    • Baisse de flux de céréales par rapport à la moyenne
    • Epuisement des stocks céréaliers 2 à 4 mois plus tôt qu’avant la crise, soit en décembre 2014/janvier 2015
    • Hausse des prix des produits de consommation par rapport aux années avant la crise suite à la baisse significative de la production propre et à une amélioration progressive de la demande
    • Poursuite de la baisse des flux de céréales par rapport à la moyenne
    • Réduction du pouvoir d’achat de vivres par les ménages
    Populations déplacées de Ouham, Ouham Pendé, Kémo
    • Difficultés d’accès aux assistances humanitaires suite à la persistance des mauvaises conditions routières et aux problèmes sécuritaires
    • Déficits de consommation alimentaire
    • Déficit de consommation alimentaire

     


    Perspective projetée jusqu’en mars 2015

    La crise sécuritaire ne connaît pas de nouveaux développements significatifs pendant le dernier mois, mais le niveau de dégradation déjà atteint et le climat de psychose provoqué dans le pays engendrent une situation préoccupante sur le plan alimentaire.

    Selon les résultats de la mission conjointe FAO/PAM d’évaluation de la situation alimentaire de septembre/octobre 2014, les baisses des superficies cultivées consécutives aux abandons des terres conjuguées aux faibles moyens de productions des producteurs sont à la base d’une chute importante de la production agricole en 2014 par rapport à la moyenne de 2008 à 2012 (-58 percent). La contribution estimée de la production agricole de cette année à la consommation alimentaire des ménages pauvres ne dépasse pas 2 à 7 mois de consommation contre 4 à 11 mois en moyenne avant le déclenchement des hostilités dans le pays.

    Bien que les prix alimentaires soient relativement faibles pendant une grande partie de l'année de consommation de 2013/14 due à un faible pouvoir d'achat, les données de prix de juillet et août 2014 suggèrent les récentes hausses de prix pour certains produits. Plus précisément, les résultats de la CFSAM indiquent pour le maïs une augmentation de 70 pour cent des prix entre mars et août 2014, soit une hausse de 24 pour cent par rapport au niveau de l’année passée, pour le mil une augmentation de 36 pour cent en juillet 2014 par rapport à l’année passe à la même période et pour les arachides, les prix sont supérieurs de 28 pour cent comparés à leurs niveaux de l’année passée. Cependant, les prix du manioc en aout 2014 ont baissé de 14 pour cent par rapport à l’année dernière. Le rapport de CFSAM a attribué les augmentations de prix de certains produits à la reprise du payement des salaires et le retour de certaines personnes déplacées ayant permis l’amélioration de la demande de consommation. Une continuation d’une demande accrue dans un contexte d’une production insuffisante pourrait conduire à une augmentation atypique des prix et un accès alimentaire réduit pour les ménages pauvres dans les prochains mois.

    La situation relative à la sécurité nutritionnelle est évaluée avec une enquête SMART conduite en juillet-aout-septembre 2014 dans les ménages résidents des villages et villes de tout le pays. Selon les résultats de cette enquête, le taux de malnutrition aigüe globale en Centrafrique en 2014 est inférieur au seuil d’urgence (10 pour cent) mais se situe dans le seuil d’alerte (5 pour cent) dans toutes les préfectures à l’exception de celles de la Mambere Kadei, la Haute Kotto et la Nana Gribizi. Le taux de malnutrition aigüe sévère a atteint le seuil d’urgence (2 pour cent) dans les préfectures de Ombella Mpoko, Kemo, et Bamingi Bangoram). Le taux de mortalité brute et celui des moins de 5 ans restent élevés (supérieur au seuil d’urgence de 2/10000/jour) dans dix préfectures sur douze. Les assassinats sont les causes de la mortalité pour la population adulte alors les maladies (paludisme, diarrhées, l’anémie les infections respiratoires aigües) sont à la base des décès des enfants de moins de 5 ans.

    Actuellement, suite aux déficits de production dans le pays, les ménages pauvres résidents dans tout le pays n’arrivent pas à assurer leur consommation alimentaire qu’en développant des stratégies atypiques de moyens d’existence consistant à vendre plus que d’habitude le bois et le charbon de bois. Toutefois, ces revenus ne sont pas suffisants pour couvrir les dépenses non alimentaires et ils sont alors affectés en décembre 2014 par une insécurité alimentaire en Phase 2 de l’IPC « Stress » qui pourrait évoluer en Phase 3 de l’IPC «Crise » dans les deux mois à venir quand les faibles stocks vont s’épuiser et les revenus seront insuffisants pour faire face aux dépenses alimentaires.

    Bien qu'un certain nombre de personnes hôtes et des retournées sont actuellement confrontés à des résultats de sécurité alimentaire plus grave, la majorité des ménages en situation de « Crise » alimentaire (Phase 3 de l’IPC) en décembre 2014, est constituée des personnes déplacées internes qui dépendent totalement des aides humanitaires pour couvrir les besoins alimentaires. La solidarité communautaire sous forme de dons d’aliments n’est pas fonctionnelle normalement suite à la baisse généralisée de la production agricole. Selon les résultats de l’évaluation conjointe FAO/PAM des productions et de la sécurité alimentaire, ces personnes déplacées ont une consommation alimentaire pauvre et sont soumises à un double déficit alimentaire et de protection des moyens d’existence. Selon l’UNHCR, il y a 437,395 personnes déplacées dans le pays.

    Au fur et à mesure que l’on s’approche de la période de soudure qui sera précoce, ces personnes déplacées bénéficieront moins d’assistances communautaires par rapport aux niveaux atteints durant cette période de récoltes. Les aides des partenaires seront faibles à cause non seulement du climat de psychose, de la dégradation des infrastructures routières mais aussi du manque de financement pour les volets sécurité alimentaire et nutritionnels. La situation alimentaire des personnes déplacées va alors se dégrader et pourrait atteindre une phase plus élevée, celle du niveau de « Urgence » (Phase 4 de l’IPC) durant la précoce et longue période de soudure de cette année, soit de mars à juillet 2015.

    Figures

    Figure 2

    Source:

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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